[Test] The Last of Us (PS3)


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Disclaimer : Malgré tous mes efforts, certains élément spoilant ont pu se cacher dans mes tournures de phrases. Si vous souhaitez profiter à 100% du jeu (et pas à 99.9%), je vous invite à insérer la galette et à profiter du jeu. Ensuite revenez en parler ici ou sur Facebook, ce sera avec plaisir !

S’il y a bien un studio qui s’est démarqué sur cette génération du côté de chez Sony, c’est sans aucun doute Naughty Dog. Après avoir sorti une trilogie qui met clairement tout le monde d’accord, on attendait avec impatience leur nouveau titre exclusif à la PS3 : The Last of Us.

A sa sortie, nous n’avons pu voir que des critiques positives, qu’il s’agisse de la presse internationale ou de la presse française, le constat final fût clair : The Last of Us (TLOU pour les intime) = une tuerie. Je me suis donc lancé dans TLOU et me suis laissé absorber par cette aventure inoubliable en bien des aspects.

The Last of Us Promo

The Last of Us, plus qu’un jeu, une vitrine pour la fin de cette génération de console.

Il était une fois : The Walking Dead

Impossible de vous parler du prologue, c’est un passage trop important pour être spoilé ici. Sachez juste qu’il est là pour mettre en place le jeu, son intrigue et l’un de ses personnages principaux : Joel. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les gars de chez Naughty Dog ont accompli l’exploit de réaliser un jeu riche en émotions.

Après un démarrage en trombe, le rythme se calme un peu pour poser le décor actuel (20 ans après le prologue), dans un monde post-apocalyptique où l’espèce humaine est frappée par une maladie/mutation semblable à une épidémie de type « attaque de zombies ». Les survivants sont confinés dans des « camps de concentration » (le gouvernement étant totalement dépassé par la situation, comme d’habitude) où tous les moyens sont bons pour obtenir de précieuses cartes de rationnement.

The Last of Us paysage 2

Le monde tel qu’il est aujourd’hui.

Joel : Le survivant

Après des années à lutter pour survivre dans ce monde chaotique, Joel vit aujourd’hui en marge de ce qu’il reste de la loi. Toujours premier sur les bons plans avec son équipière Tess, ils sont de toutes les magouilles. Vous l’aurez compris, dans TLOU, ne cherchez plus les jugements de valeurs, la notion du bien et du mal, il faut juste survivre et atteindre le lendemain.

A première vue Joel est l’archétype de l’homme mûr un peu bougon, têtu, froid en extérieur. Néanmoins, l’expérience qu’il a accumulé durant ces années de survie lui permet de faire face à n’importe quelle situation : qu’il faille s’occuper d’infectés, de bandits ou même d’une jeune fille qu’il doit protéger.

The Last of Us Joel et Tess

Joel et Tess. Leur passif commun semble assez lourd mais ils ont survécu toutes ces années ensemble.

Ellie : Le paquet

L’autre protagoniste du jeu, arrive peu après le prologue. Ellie rentre dans la vie de Joel dans le cadre d’un simple contrat, banal même j’ai envie de dire. Afin de récupérer des armes volées, Joel et Tess doivent l’escorter d’un point A à un point B. Protégée par les Lucioles (un groupe de militants/mercenaires) jusqu’à aujourd’hui, elle cache un lourd secret qui pourrait bouleverser le cours de l’histoire.

Ellie est une jeune fille intrépide, très en avance par rapport à son âge. Volontaire, elle a toujours envie de bien faire et vous sera très utile tout au long de l’aventure à travers certaines mécaniques qu’on connait déjà depuis Uncharted : « je te fais la courte échelle et tu me balance l’escabeau ». En revanche l’incapacité d’Ellie à nager ajoutera un peu de défi sur certains passages où il faudra trouver un moyen de la faire avancer sans se mouiller (et accessoirement se noyer).

The Last of Us Ellie

On a tous noté la ressemblance avec l’actrice Ellen Page (actuellement tête d’affiche de Beyond), néanmoins après avoir fait le jeu, je ne trouve plus la ressemblance aussi frappante.

Un univers post-apocalyptique à en couper le souffle

Côté graphisme on reconnait la « patte » de Naughty Dog, les différents paysages proposés sont plus beaux les uns que les autres (un registre dans lequel ils excellent). Le côté « ville déserte » et « retour à la nature » ajoute un cachet indéniable au jeu (pour ceux qui ont vu « Je suis une légende »  avec Will Smith comprendront de quoi je parle). Malgré le danger qui y règne, on passerait bien des heures à profiter de certaines vues.

La diversité est aussi au rendez-vous, que cela soit au niveau des types d’environnements rencontrés (ville, forêt, campus, égouts etc…) mais aussi au niveau de l’influence météorologique : vous serez amenés à jouer de nuit, les pieds dans l’eau, sous une tempête de neige et j’en passe. Le jeu se découpe en saisons (j’aime particulièrement l’hiver…) ce qui permet à TLOU de proposer des situations et un feeling différents tout au long de l’aventure.

The Last of Us paysage

Les environnements fourmillent de détails et offres des panoramas à en couper le souffle. Notez les effets de lumières : saisissant !

The Last of Us Note

De même il faudra fouiller avec attention les moindres recoins du jeu. De nombreuses notes, photos, magnétophones vous permettront d’en savoir un peu plus sur ce qu’il s’est passé.

Ellie et Joel : le duo magique

Les deux protagonistes forment une équipe de choc, c’est indéniable. Joel est clairement la tête pensante et l’homme fort de l’aventure mais Ellie s’impose rapidement comme une équipière sur laquelle on peut compter. Contrairement à Elizabeth (Bioshock Infinite) qui est un atout majeur dans la partie exploration, Ellie est ici une partenaire efficace lors des affrontements (clin d’œil à ceux qui ont joué à Resident Evil 5). Elle n’hésitera pas à attirer l’attention des ennemis (petit warning : elle peut se faire tuer) en jetant briques et bouteilles sur eux et une fois armée, elle couvrira vos arrière ce qui vous permettra d’économiser quelques balles !

Au-delà de l’aspect combat, Ellie et Joel se complètent parfaitement au niveau psychologique. Ellie progresse énormément au fil de l’aventure grâce à Joel. Ce dernier lui apprend les ficelles du métier de survivant (ne compter que sur les siens, être sans pitié) et un peu plus tard dans le jeu à manier les armes à feu. De son côté Joel se laisse attendrir et reprend malgré lui un rôle de père qu’il avait abandonné depuis des années. Il s’ouvre petit à petit, rendant le bougre bien plus attachant et surtout plus humain.

The Last of Us danger humain

La menace ne vient pas uniquement des infectés. Les survivants sont prêts à tout pour survivre un peu plus longtemps : ne soyez pas trop naïfs !

The Last of Us ellie fusil

Malgré son jeune âge, Ellie se montre bien plus mature et adroite que la moyenne !

The Last of Us ellie aide

Même si elle n’est pas armée, Ellie se débrouillera toujours pour vous porter secours en cas de besoin.

Gameplay : une mécanique qui roule

Manette en main (il est bon de rappeler que c’est un jeu), on peut être un peu surpris au départ. Même s’il s’agit du studio Naughty Dog, vous pouvez oublier ce que vous avez connu dans Uncharted. Ce n’est pas le même genre de jeu donc il est logique que ça ne se joue pas de la même manière. On emprunte  donc un gameplay et une vue plus adaptée au genre à la « Resident Evil  4/5/6 » remanié à la sauce Naughty Dog (comprendre bien plus fluide).

La survie nécessitant des sens très aiguisés, l’ouïe sera une de vos meilleures alliées. Tel un sonar, Joel possède la faculté de « tendre l’oreille » pour repérer plus facilement ses ennemis en mouvement. Une mécanique de jeu qu’il faudra absolument maitriser car il vous permettra d’éviter le combat frontal à de maintes reprises (et du coup vous fera économiser de nombreuses ressources). Attention tout de même aux ennemis immobiles, s’ils ne font pas de bruits, ils seront impossibles à localiser.

Tutoriel

A de nombreuses reprises, vous aurez droit à un mini tutoriel pour vous expliquer les mécaniques de bases du jeu.

The Last of Us ouie

Pensez à régulièrement jeter un coup d’oreille, ça ne coute rien et ça peut vous sauver la vie !

Le kit du survivant

Bien que la furtivité soit une des approches principales du jeu, certains combats sont inévitables. Malheureusement pour vous, Joel et Ellie seront toujours désavantagés : attaqués pas des troupes d’élites, un groupe de mercenaires, des infectés… En dernier recours vous disposez d’armes plus ou moins létales : pistolets, fusils, batte de baseball (entre autres) que vous pourrez améliorer grâce à des pièces qu’il est possible de ramasser un peu partout dans le jeu.

De la même façon il est nécessaire de ramasser tout ce qui traine : ciseaux, alcool, bandages, consommables en tout genre pour fabriquer des objets indispensables à votre survie (trousse de soin, bombe artisanale, cocktail molotov…). Certains objets comme le surin (espèce de couteau) sont à triples usages : ouvrir les portes verrouillées, tuer silencieusement les claqueurs et améliorer vos armes de mêlée.

The Last of Us Amelioration arme

Vous trouverez de nombreux établis où vous pourrez améliorer vos armes.

The Last of Us Claqueur Silencieux

Le surin, une arme essentielle pour tuer silencieusement les claqueurs !

The Last of Us La brique

Les briques et les bouteilles sont des armes redoutables pour assommer vos ennemis et les tuer en un coup au corps à corps (valable uniquement sur les ennemis de base).

The Last of Us Molotov

Le cocktail Molotov est l’une de mes armes favorites. Efficace en toute circonstance, j’en garde toujours 2 ou 3 sur moi !

The Last of Us

Au final je n’aurais que très peu parlé du jeu en lui-même, ce qui est à mon sens assez normal vu que ce n’est pas le point le plus fort du jeu. TLOU est une expérience à vivre avant tout, exploitant les capacités de la console et puisant dans le talent indéniable du studio Naughty Dog à nous raconter une histoire.

Je me suis plongé dedans, j’ai pleuré, j’ai souri, j’ai été sous pression, j’ai eu peur, j’ai été émerveillé, certes on ne va pas chercher aussi loin dans l’émotion que David Cage le voudrait, mais en tant que joueur ça m’a pleinement suffit. On reprochera au jeu quelques petits bugs et un temps de chargement long au lancement (comme pour Uncharted, aucun chargement ensuite) mais il s’inscrit pour moi dans la lignée des jeux matures offrant quelque chose de plus aux joueurs qu’un simple triple A peut offrir.

5a

5/5 Un jeu d’exception, une des perles de cette année !

L’info en plus : Je n’ai pas encore touché au multijoueur (ça viendra peut être, plus tard), mais le mode solo en lui même vaut déjà son pesant d’or. Pour moi le multi reste un bonus mais qui ne m’intéresse pas plus que ça, surtout sur ce titre en particulier. The Last of Us est dispo sur Amazon à environ 55€.




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2 commentaires sur “[Test] The Last of Us (PS3)”

  1. Kazuki 27 juin 2013 at 15:24 #

    Super test Uriel, pas trop long, qui explique bien que TLOU, c’est avant tout une aventure à vivre, pad en main. Tu parles de ‘Je suis une Légende’, on est effectivement obligé d’y penser, sur plusieurs points d’ailleurs, mais j’ajouterai également ‘La Route’ auquel j’ai constamment pensé durant ce véritable « Road-game ».

    Bref, TLOU c’est une petite claque, une réussite à tous les niveaux (technique, graphique, gameplay, personnages et émotions), un jeu qui offre des moments marquants et qui offre par dessus tout une excellente durée de vie (22h30 pour moi, en difficile).

    Quant au mode multi, un peu répétitif, mais parfaitement dans la veine du solo. Fort bien pensé et intéressant à jouer, c’est une bonne surprise également.

  2. NeoDandy 6 juillet 2013 at 21:48 #

    En ayant terminé le titre aujourd’hui, conscient du Spoil averti dans le prologue, je reviendrai uniquement sur la conclusion : The Last of us va bien plus loin qu’un Heavy Rain à la David Cage. Le joueur est cette fois-ci acteur, spectateur et, par un long processus, proche de ces personnages si particuliers.

    On va plus loin que ce que prétend ce fameux « David Cage ». Un moment rare dans le jeu-vidéo d’ailleurs.


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