[Test] Resident Evil 6 (Xbox360, PS3)


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Et voilà j’ai enfin bouclé toutes les campagnes de Resident Evil 6 et plutôt que d’attendre la Saint-Glinglin, je préfère intervenir tout de suite pour donner mon ressenti et avis sur le jeu. Cela fait un moment déjà que ça couine de tous les côtés, aussi bien des joueurs que des journalistes, si on se fiait à eux, le nouveau jeu de Capcom serait un ratage complet et ça c’est inacceptable. Je pense notamment au test de Gamekult qui attribue la note de 5/10.

Pour être honnête avec vous je ne lis jamais ce genre de site, en ce qui me concerne je préfère largement lire les sites/magazines anglophones (Game Informer, Kotaku, Joystiq) qui apportent beaucoup plus. D’ailleurs quand j’étais chez Micromania, ça me faisait toujours rire d’entendre un client demander « Il est bien ce jeu ? Il a eu une sale note sur JV.com »… J’attaque donc ce test sans préjugés ni mauvais à priori, après une preview qui m’avait plutôt séduit.

Depuis le temps que je l’attendais, je peux vous confirmer que je ne suis pas déçu du voyage !

Des tests bien trop pro.

Bien sûr je n’ai rien contre GK, mais en tant que consommateur si je dois lire un avis, je veux quelque chose qui me corresponde et après en avoir lu certains, je trouve vraiment qu’on perd de vue l’essentiel : le plaisir de jouer. A force de se considérer comme journaliste, ces gens se prennent pour ce qu’ils ne sont pas. Avez-vous réellement besoin d’un critique gastronomique pour savoir si vous allez manger chez Hippo ou Pizza Hut ? C’est pas du tout ce qu’on attend d’un testeur de jeu vidéo, on veut plutôt savoir s’il s’est éclaté avec le jeu ou pas.

Comment considérer sérieusement ces gens qui au final, préfèrent montrer leur connaissances du jargon plutôt que donner réellement leur ressenti. Quand je vois 6/10 pour Army of Two, 7/10 pour Army of Two 2 et 6 pour Apprend avec Pokemon : à la conquête du clavier, je me pose sérieusement des questions quand à la justification du 5 pour Resident Evil 6. Tout ça pour dire qu’il faut faire table rase de leur prose qui à la limite peut être un tout petit peu informatif pour les plus pointilleux d’entre vous.

Fais gaffe à ce que tu écris si tu tiens à ta tête !

Un renouveau nécessaire.

S’il est tout à fait légitime de se plaindre de l’orientation action que prend le jeu, il était aussi nécessaire à la licence Resident Evil de se renouveler. Ce qui n’est pas chose facile, surtout si on se remémore ce qu’était Resident Evil premier du nom. Le gameplay a fait du chemin et aujourd’hui Capcom répond aux attentes des joueurs avec un gameplay remis au goût du jour : beaucoup moins figé et plus dynamique avec les esquives et les roulades, la possibilité de viser et bouger en même temps. (note : Reprenez le 1 sur PSone ou Gamecube, même si je les ai adoré à l’époque, aujourd’hui on ne pourrait plus jouer de cette façon, soyez franc !)

Alors oui, il est aujourd’hui possible de se mettre en cover derrière des objets, mais faire le rapprochement avec Gears of War est un peu trop facile à mon gout. Faut vraiment être de mauvaise foi pour sortir un argument pareil (surtout dans un test pro), comparer avec un jeu qui est reconnu pour être un des meilleurs TPS… mais passons. Mais si je devais trouver à redire au système de cover, je parlerais plutôt de son manque d’intérêt tout au long du jeu. Il est tout a fait possible de s’en sortir sans se mettre à couvert, entre autre grâce aux coups au corps à corps qui sont vraiment « craqué » (heureusement il y a une jauge d’énergie pour éviter d’en abuser).

Qui a parlé de problème de caméra ? Sachez d’ailleurs qu’avec Ada, vous aurez souvent à ramper dans les conduits, fan service ?

Réunion des anciens combattants de Racoon City.

Capcom a choisi de nous dévoiler l’intrigue du jeu à travers de nombreux points de vue différents. On commence par trois campagnes distinctes (entièrement jouable en co-op en écran splité ou online) qu’il est possible de faire dans l’ordre que l’on souhaite (si vous voulez suivre l’ordre chronologique de l’histoire, faites un tour dans la partie galerie du jeu !). Le premier tandem n’est qu’autre que celui de Léon S. Kennedy, simple flic dans Resident Evil 2 puis agent secret au service du Président dans Resident Evil 4. Il est accompagné d’Helena Harper, un mystérieux agent dont les motivations restent pour le moment inconnues. Cette campagne correspond à la partie survival horror du jeu, vos principaux ennemis seront les zombies et le petit couple d’agent s’aventurera dans des environnements hostiles et sombres : campus infecté, grotte, cimetière, église (les amateurs du 4 ne seront pas dépaysés)…

Chris Redfield (Resident Evil, Code Veronica et Resident Evil 5) est aujourd’hui capitaine d’escouade du BSAA (organisation luttant contre le bioterrorisme), il est accompagné par son second Piers Nivans (un tireur d’élite hors pair) dans une campagne bien plus orientée action (ça mitraille de partout, il faudra un as de la gachette). Chris sera d’ailleurs mis à mal durant sa campagne et j’ai beaucoup aimé le fait qu’il subisse une décente aux enfers, ce qui le rend bien plus humain et l’éloigne de son image de Superman. La dernière campagne concerne celle de Sherry Birkin (la petite fille de William Birkin dans Resident Evil 2) qui a bien grandi depuis et est devenue agent spécial pour suivre les pas de Léon et de Claire. Elle fait équipe avec Jake Muller qui n’est autre que le fils d’Albert Wesker (un des principaux antagoniste jusqu’à sa mort dans Resident Evil 5), ce dernier possède le même don que son père : une immunité aux différents virus et représente donc le dernier espoir de l’humanité.

Le serpent géant, une référence au premier Resident Evil. Sauf que cette fois-ci il peut se rendre invisible (clin d’œil à Snake et à sa combi Stealth ?)

Mieux vaut garder votre partenaire près de vous en cas de pépin.

Destins croisés et ange gardien.

Au travers de votre périple qui vous conduira dans de nombreux décors : de la campagne américaine jusqu’à la Chine en passant par un labo caché au fin fond d’une base sous marine, le destin de nos héros se croiseront à plusieurs reprises. A certains moment ces rencontres vireront au clash alors que d’autre fois il faudra agir de concert pour vous sortir d’une situation compliquée. Lors de ces phases, il sera possible de jouer jusqu’à 4 pour défaire des boss plus méchants les uns que les autres.

Une fois les 3 premiers scénarios terminés (environ une dizaine d’heure par duo), vous débloquerez la campagne d’Ada Wong. La sexy espionne qui travaillait jusque là pour Umbrella (Albert Wesker), est maintenant auto-entrepreneuse et mène sa vie comme elle l’entend. Au delà du fait qu’elle soit un personnage emblématique et très populaire de la série, sa campagne fait la lumière sur de nombreuses questions restée en suspens (il faut jouer pour comprendre, on va éviter le spoil).

Ada jouera à plusieurs reprises le rôle d’ange gardien, rôle qu’elle avait déjà endossé lorsque Léon était mis à mal dans RE4.

Et en détail ça donne quoi ?

Niveau technique, Resident Evil 6 n’a pas à rougir ! Le jeu se révèle être impressionnant sur bien des domaines. Commençons par la partie graphique qui est vraiment réussie, à tout point de vue. Les personnages sont vraiment bien fait et sont bien plus expressif que dans l’épisode précédent (surprise lors de la fin de la campagne de Chris et Piers). Le dépaysement est total avec la quantité énorme d’environnements différents : il y a clairement eu du boulot du côté de Capcom (qui aurait mobilisé environ 600 personnes sur le projet). Le bestiaire n’est pas en reste, entre les nombreux zombies, J’avo (nouvelle espère intelligente et bien plus forte que les zombies, équipés d’armes) et gros boss récurrents : il y a de quoi faire.

Je pense à Jake et Sherry qui seront sans cesse pourchassé par un monstre énorme (à la manière de Némésis dans Resident Evil 3) aussi invincible qu’un tank et je ne parle même pas du mec à la tronçonneuse qu’il faudra tuer une dizaine de fois. J’ai vraiment pris mon pied du début à la fin et je ne comprends pas le pourquoi des notes négatives de tous les joueurs à travers le monde (ça sent le troll sur metacritic ?). Les phases de jeu sont variés et Capcom a même poussé le vice à faire des mini-phases de conduite : moto, voiture, avion de chasse, hélicoptère, il y en a pour tous les goûts !

Ustanak, le monstre invincible qui poursuivra Jake et Sherry jusqu’à la fin !

Bienvenue en Chine ! ;)

En conclusion

Resident Evil 6 est loin d’être le jeu raté dont tout le monde parle. En tant que joueur et amateur de la série, on ne peut que saluer le changement nécessaire dans lequel s’est engagé Capcom. Même si c’est déroutant, il était obligatoire de s’adapter à un gameplay plus attractif aux joueurs d’aujourd’hui. Le jeu propose une aventure haletante doté d’une grande durée de vie et ça c’est quelque chose qui devient de plus en plus rare : il vous faudra sans doute entre 30 et 40 heures pour boucler toute l’aventure.

Et même si une info de dernière minute fait étale de DLC caché dans le cd du jeu, Resident Evil 6 n’est clairement pas avare dans son contenu. Au delà de ses 4 longues campagnes, vous avez aussi droit au mode Mercenaire, un genre de mode arcade où il faut dézinguer une série d’ennemis au plus vite avec votre personnage préféré. Mais un autre mode fait son apparition après avoir fini un des scénario proposés, le mode Chasse à l’homme, qui vous permettra d’incarner un zombie directement dans la partie d’un autre joueur lambda où votre mission sera justement de le tuer : diaboliquement efficace !


J’ai accroché sur le jeu de A à Z. Et n’oubliez pas, qui dit s’adapter dit temps d’adaptation et perfectible, on peut donc s’attendre au meilleur dans l’avenir !

 L’info en plus : M’enfin tout ça pour dire que tout bon fan de Resident Evil devrait donner sa chance à ce sixième épisode qui est vraiment loin d’être un mauvais jeu. Ne vous fiez pas aux « on dit » et prenez votre plaisir avec ce Resident Evil qui en vaut quand même le détour (bien plus que les Fifa ou autres Call of Duty). D’ailleurs pour ceux qui n’ont pas encore craqué, le jeu est disponible sur PS3 à 54€ et à 109€ en édition collector sur Amazon.




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2 commentaires sur “[Test] Resident Evil 6 (Xbox360, PS3)”

  1. Kazuki 9 octobre 2012 at 15:57 #

    Je suis pas d’accord avec toi Uriel, mais comprends ton point de vue. Pour moi ce RE6 ne pourra que diviser, comme l’a fait à l’époque RE4 mais de manière encore plus poussée. Le jeu, à trop vouloir prendre ses inspirations à droite à gauche, je l’ai trouvé raté, frustrant et je dirais même « nanardesque ». Et pourtant j’en attendais beaucoup, j’étais le premier à remercier Capcom du boulot effectué sur le gameplay et l’ambiance vu dans les premiers trailers mais malheureusement, manette en main ça ne passe pas. Très grosse déception pour moi, qui tourne définitivement la page Resident Evil. (je précise quand même que j’ai surkiffé RE4, apprécié RE5 EN COOP, donc le changement n’est pas nécessairement ce qui me dérange).

    • Uriel 9 octobre 2012 at 23:28 #

      Tu sais que j’adore ce genre de commentaire, je suis toujours amateur de commentaire, surtout quand on partage le même avis :) (ce serait chiant de penser tous pareil).

      Je comprends tout à fait qu’on puisse être déçu car il n’est pas exempt de défaut. Après on est plus ou moins tolèrent.

      J’ai tourné le test dans le bon côté (j’ai pas été payé et j’ai acheté le jeu quand même) pour vraiment rassurer les gens et ne pas leur faire peur. On peut s’amuser avec, j’en reste persuadé. Mais en se laissant aller et en lui donnant sa chance, on arrive quand même à apercevoir ce qui reste de Resident Evil (la licence) même si comme tu le dis ils ont pris leur inspiration un peu partout.

      J’espère qu’ils se concentreront sur deux ou trois aspects du jeu plutôt que de chercher la quantité à gauche à droite, je te rejoins sur ce point là !

      Merci pour ton comm'(je le fais façon Skyblog lol)


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