[Test] Resident Evil 5


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Ou plutôt Bio Hazard 5 (puisque c’est sur la version japonaise que je m’y suis fait les crocs). Sortie le 13 mars sur nos vieilles terres d’Europe, c’était un des jeux les plus attendu de chez Capcom. Très médiatisé et surtout très controversé (certains trouvent ça étrange qu’il y ait des noirs en Afrique, ça les regarde), cette saga vieille de plus de dix ans fait ses premiers pas sur console next-gen.


Resident Evil 5 Opening HD

Chris Redfield, ancien membre des STARS (unité d’élite de Racoon City) ayant survécu à l’incident du manoir (Resident Evil 1), est aujourd’hui membre du BSAA (une agence de lutte contre le bio-terrorisme). Il est envoyé en Afrique pour sa prochaine mission, son agent de liaison sur place est Sheva Alomar. Très vite nos deux agents vont se rendre compte que la population est plus qu’hostile et qu’un genre de parasite a pris possession de leur corps (comme les « plagas » de Resident Evil 4). Chris a choisi cette mission en particulier car il est à la recherche de sa partenaire présumée morte : Jill Valentine (Resident Evil 1, 3). Sheva quand à elle, voue une haine aux armes bio-chimique, qui ont causé le décès de ses parents.

Et non vous n’y échapperez pas, avant toute chose il vous faudra installer le jeu : allez regarder un anime, lire un manga ou autre histoire de passer les 20 minutes nécessaire. L’attente en vaut néanmoins la peine, une fois installé le jeu bénéficie de temps de chargement très court (voir trop, puisqu’on a pas le temps de lire le mini texte de résumé de l’histoire de Resident Evil). Graphiquement le jeu est dans les normes des bons jeux du moment, ce n’est certes pas une claque graphique mais ça reste tout de même très beau. Que ce soit les personnages (même si Chris a fait trop de muscu), les ennemis ou les environnements, tout est très bien fait. De plus le fait d’avoir certains niveaux en journée permet de bien apprécier le paysage même s’il ne s’agit que d’un petit village. Techniquement parlant c’est une réussite, le jeu reste fluide même avec plusieurs adversaires à l’écran ou même face à des ennemis gigantesques. D’ailleurs le bestiaire est bien fourni, les majinis (la population infecté) sont nombreux et variés et disposent de mutations, on retrouve les Lickers et de nouvelles créatures font leur apparition comme les Reapers (genre de cafard/mante religieuse géante). A souligner aussi la présence de sous-boss (Majini à la tronçonneuse par exemple), plus coriaces que les ennemis basiques, ils se manifesteront en fin de chapitre.

Au niveau de la jouabilité on est en pleine continuité de Resident Evil 4. La camera est située à l’épaule du joueur, et on a plus affaire à un jeu d’action qu’un survival-horror. Une des grosses critiques sur le jeu était le fait que l’on ne puisse pas bouger en tirant (comme dans Dead Space), cependant c’est une des dernières choses qui font que ce jeu puisse encore s’appeler Resident Evil. Le fait de devoir s’arrêter de tirer pour fuir ou simplement éviter un coup, ajoute une part de stress dans l’action, même si c’est au détriment du confort de jeu, je trouve que ça reste une bonne chose. Ce n’est pas une question de technique mais simplement un choix, contrairement à ce que certains peuvent croire. Ensuite il est clair que RE5 n’apporte pas grand chose de nouveau, on se retrouve avec un énième jeu d’action, sans réel atout, si ce n’est sa licence. Contrairement aux anciens épisodes, il est possible de refaire plusieurs fois de suite le même chapitre afin d’engranger des sous qui permettent d’acheter des armes et de les améliorer (comme dans Devil May Cry). Aussi le système de gestion de l’inventaire en temps réels, fini les rechargement d’armes tranquillement pendant que le jeu est sur pause : du stress en plus.

La grosse nouveauté de ce volet est le fait d’avoir deux personnages en coopération, ce qui a ouvert la porte à un jeu en co-op à 2 (online ou en écran splitté (coupé en deux)). Commençons par le mode solo, le second personnage est donc contrôlé par l’IA (intelligence artificielle) qui est… euh…. en fait je suis très partagé. Vous avez le choix entre deux modes, Soutien ou Attaque, il aurait mieux, à mon goût valu, trouver des paliers intermédiaires. En soutien l’ordinateur se contentera de l’arme la plus faible et vous soignera au moindre bobo, alors qu’en mode attaque, les gros calibres verront leur munitions fondre et à vous de vous débrouiller pour les soins. La faiblesse de l’IA est son manque de flexibilité, Sheva mixera les herbes, ramassera des objets et vous sauvera à de nombreuses occasions certes mais elle reste pour la plupart du temps un sac à dos ambulant (l’inventaire de chaque personnage est de neuf case, n’hésitez pas à lui faire porter des trucs moyennement utile ^^). Elle se montre aussi très précise même au pistolet elle arrivera à sniper un ennemi au loin. Une IA reste une IA cependant, ses déplacement ne sont pas très fluides/naturels, elle ne s’adapte pas au combat (changement d’armes selon la situation), elle utilisera la moitié de ses balles sur vous (elle a tendance à se placer derrière le joueur).

Défauts qui sont gommés par le mode co-op. Pour l’avoir testé, il est très fluide, on peut parler avec la personne (même pendant les temps de chargement ou les cinématiques). La difficulté du jeu s’adapte automatiquement (la barre de vie descend beaucoup plus vite) et comme on a souvent tendance à partir chacun de son côté, le jeu devient nettement plus difficile. Mais quel bonheur de jouer à deux à Resident Evil, allier le plaisir du jeu partagé à l’efficacité de jouer à deux : c’est du tout bon. A noter que vous pouvez rejoindre un partie « ouverte » ou sur invitation.

Quelques petits trucs qui m’ont chiffonné :
Le jeu est trop linéaire, aucun retour en arrière, on se contente de déglinguer les ennemis et de fouiller partout pour chopper des munitions. Les boss sont vraiment trop simple, une fois qu’on a repéré leur point faible. De plus la plupart de leurs attaques sont esquivable (ça se dit pas je crois) via des QTE (quick time event, appuyer sur tel touche au bon moment).

En conclusion Resident Evil 5 est dans la continuité du 4. Il s’agit d’un bon jeu d’action, avec des nouveautés certes, mais rien de révolutionnaire. Le co-op est franchement réussi, l’histoire est bien ficelé (pour les fans uniquement). Le jeu se bouclera en une quinzaine d’heure (de jeu effectif, pas l’accumulation du meilleur temps, car sinon il est faisable en moins de 5 heures en étant bien équipé). En résumé ce n’est pas une bombe atomique, mais un très bon jeu qui saura vous faire passer un bon moment, un de ces jeux qui vous scotch à la manette pendant plusieurs heures de plaisir.
Resident Evil 5 sur PS3 et XBOX360 : C’est validé !

L’info en plus : Il y a pas mal de choses à débloquer, de nouveaux costumes, mais surtout en finissant une fois le jeu vous aurez la possibilité de jouer Sheva en solo (Chris sera contrôlé par l’IA). Plus petite et rapide, le fait qu’elle soit gauchère change un peu la donne. De plus quelques dialogues sont changés, le jeu reste cohérent et ça c’est drôlement bien foutu. Vous débloquerez aussi le mode mercenaire, un mini-jeu où il faudra dégommer le plus d’ennemi possible en un temps donné, qui vous permettra de jouer Chris, Sheva ainsi que deux autres personnages (spoil) J.V. et A.W. Un mode Versus à été annoncé en DLC, à 5€ apparement, il vous permettra d’affronter à travers différent modes de jeux, d’autres joueurs sur le net.





3 commentaires sur “[Test] Resident Evil 5”

  1. larouchesky 18 mars 2009 at 07:21 #

    jai vraiment aimé se jeux il est tres beau jaime bien le coté coop . super le blog : )

  2. David 18 mars 2009 at 09:23 #

    « Défauts (de l’IA) qui sont gommés par le mode co-op. ». Ça dépend avec qui tu joues^^.

    Le fait de pouvoir joué en coop (même si j’aime pas trop la manière dont l’écran est coupé en offline) m’intéresse mais moins le gameplay. Je comprends qu’ils aient voulu conservé un aspect des anciens RE mais c’était peut-être pas le meilleur.
    Sinon, je reste persuadé que même de jour, il y avait moyen de faire un trés bon survival-horror au vu du décor de la démo. Dommage qu’ils aient choisit de faire un jeu d’action. Mais bon, je verrais bien ce que ça donne quand j’aurais trouvé le jeu à un prix un peu plus bas^^.

  3. Lylibellule 18 mars 2009 at 09:56 #

    Je me souviens encore du jeu sur PS one… ça date (ça me rajeunit pas tout ça :X) J’adorais tué tous les zombies… un jeu qui défoulait.
    Depuis, ça a vraiment évolué (faudrait que je me remette à niveau…)
    Cette version a l’air tip top! (trouvé le temps de jouer entre le travail, les photos et le blog, il me faudrait….)


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