[Test] No More Heroes: Heroes’ Paradise sur PS3


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Ça y est No More Heroes est enfin disponible sur PS3 (exclusivement), depuis le 13 mai dans une version revue, améliorée et non censurée renommée pour l’occasion, No More Heroes: Heroes’ Paradise. Travis Touchdown le plus cool et otaku des assassins nous revient en haute définition après son passage remarqué sur Wii. Annoncé il y a un peu moins d’un an lors de la GamesCom, je faisais bien entendu parti des fanboys qui attendaient le jeu avec impatience.

Tout d’abord sorti au Japon sur Xbox360 et PS3, notre portage amélioré est la version ultime de No More Heroes du grand Suda51 (à lire Goichi Suda), à savoir que le jeu (édité par Konami) dispose déjà de tous les bonus que même les japonais n’ont pas encore (et ai-je précisé qu’on est les premiers au monde à avoir cette version même en comptant les américains). J’entends par bonus, la compatibilité avec le Playstation Move (et son Navigation Controller) ainsi que la possibilité de se fritter avec les boss de No More Heroes 2.

Un sabre laser (Beam Katana) et des nanas plus que sexy, si le Paradis existe, ça doit sacrément y ressembler.

Petit rappel pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de jouer au jeu original sur Wii, Travis Touchdown est un otaku comme les autres, passionné d’anime, de figurines et de pro-wresling (du catch quoi !). On s’en aperçoit dès le début quand on se retrouve dans sa chambre. Et comme tout bon otaku il achète tout et n’importe quoi sur internet, c’est comme ça qu’il acquiert son beam katana aux enchères : Bloody Berry. Sa vie bascule le jour où il rencontre la sublime Sylvia Christel qui lui propose de devenir assassin. Travis accepte à condition qu’il puisse coucher avec elle si il devient le numéro 1.

La particularité de No More Heroes est de proposé un gameplay avec des manettes de détections de mouvement de façon intelligente. On retrouve donc la manière de jouer qu’on avait connu sur la Wii, transposée sur PS3 avec son Move. Nul besoin de secouer la manette dans tous les sens comme un demeuré, on se contente d’enchainer avec le bouton d’action et c’est uniquement pour finir l’adversaire (finish) qu’on va trancher l’ennemi, d’un geste fluide et stylé, dans le sens indiqué par l’écran. Attention néanmoins car votre beam utilise de la batterie, il faudra prendre le temps de le recharger en secouant le Move de haut en bas tout en étant complétement à la merci des adversaires, moralité : surveillez bien votre jauge !

Moeeeeeeé~ Seul les otaku peuvent comprendre !

Sylvia Christel en mode incandescente dans les cartes qui servaient de bonus de précommande sur la version japonaise du jeu (set de cartes différent sur Xbox360 et PS3)

Un des combats les plus ardus pas loin du début du jeu.

Le déroulement du jeu est simple et sera le même jusque la fin. Il vous faudra gagner de l’argent pour pouvoir affronter l’assassin suivant, vous aurez donc la possibilité de vous balader librement dans la ville de Santa Destroy (le petit côté GTA-like) pour faire des petits boulots précaires (qui vont de ramasser des noix de coco à faire tourner un panneau publicitaire via votre beam katana…) pour ensuite débloquer des missions d’assassinat qui rapportent bien plus (il y en a une marrante qui revient souvent, tuer le pdg de Pizza But). Dans la ville vous pourrez aussi acheter de nouveaux beam katana et des améliorations chez le Dr. Naomi, apprendre de nouveau coups et renforcer votre corps (en baissant votre pantalon) avec Thunder Ryu et acheter tout plein de t-shirts….

Une fois que vous aurez assez d’argent vous pourrez participer au ranking match, c’est à dire le combat de boss suivant. Pareil, on reste dans le classicisme absolu, il faudra donc décapiter une horde de larbins avant de pouvoir sabrer l’assassin suivant qui permettra votre ascension dans le classement et vous rapprochera de votre nuit d’amour avec Sylvia. Étant devenu 11ème, vous aurez donc 10 cibles à battre et chacun d’entre eux ont une histoire, un background et un style de combat bien différent : je me suis régalé sur la difficulté de certains boss (je pense notamment à Shinobu et Bad Girl).

C’est un plaisir que de faire un petit tour chez elle histoire de vérifier s’il n’y rien de nouveau :)

Attention à Bad Girl, elle est aussi belle que dangereuse…


Les nouveautés dans cette version ultime sont nombreuses, comme je l’ai mentionné en préambule le jeu peut se jouer au Move, c’est d’ailleurs de cette manière que j’ai fais le jeu (je trouvais ça dommage de le faire à la manette classique, surtout que le jeu en perdrait son charme). D’autant plus que les jeux destinés aux gamers avec la reconnaissance de mouvement (Wii, Kinect, Move) ne sont pas légions. Graphiquement le jeu est largement plus beau que sa version Wii même si on est très loin des possibilités qu’offre la PS3, mais ça ne pique pas les yeux et c’est l’essentiel ! Techniquement on pourra lui reprocher des bug de collisions plutôt douteux (surtout dans la ville) mais pour le reste c’est du tout bon.

Quel plaisir de retrouver des interfaces faites de pixels digne des consoles 8-bits, c’est d’ailleurs toute l’ambiance du jeu qui veut ça : entre les références à la japanimation, le côté retro-gaming, le côté « je me prends pas la tête », on passe vraiment un super moment à jouer à No More Heroes: Heroes’ Paradise. La musique n’est pas en reste, même si on ne trouve pas la chanson des Genki Rockets (produit par Tetsuya Mizuguchi) – Heavenly Star, qui est présente sur la version Wii, elle n’en souffre aucunement et ne perd pas de son charme. Dixit Elhyel, entre le Rock et Rétro, la musique est une valeur ajoutée non négligeable qui colle parfaitement avec l’esprit du jeu.

Graphiquement inutile de vous dire que c’est du Call of ou Uncharted, néanmoins le jeu est indéniablement plus beau et plus détaillé que son ancêtre sur Wii.

Et bien heureusement, ce n’est pas le Docteur Peace qui s’occupe de la bande son… Même si vous aurez l’occasion de l’entendre chanter…

Le côté retro clairement mis en avant tout au long du jeu. Au travers des interfaces par exemple.

En plus de cela, vous aurez la possibilité d’affronter en bonus, 5 des boss que Travis rencontre uniquement dans No More Heroes 2: Desperate Struggle. Pour cela, il suffira de piquer un petit somme dans les toilettes (qui servent à sauvegarder tout au long du jeu, un trophée consiste d’ailleurs à utiliser chacune des chiottes du jeu :p). Et la cerise sur le gâteau, le mode Very Sweet (très sucrée) débloqué une fois l’histoire terminée, qui vous permettra de refaire le jeu de façon bien plus douce (c’est le cas de le dire). Sylvia et ses copines seront dans des tenues bien plus agréables pour nos yeux même si ces dernières risquent d’attraper froid (tant pis pour elles). D’autant plus que le chara-design est ultra soigné, on remercie d’ailleurs Yusuke Kozaki qui a fait un travail de folie sur ce jeu, que demander de plus ?

En conclusion No More Heroes: Heroes’ Paradise c’est quoi ? Pour ceux qui ne connaissaient pas, c’est une occasion unique de jouer à un jeu atypique, à l’ancienne et complètement délirant. Le jeu dispose de plusieurs niveau de difficulté et on se surprend à vouloir le faire plusieurs fois (qui a parlé du mode Very Sweet ?!). Pour les vétérans, c’est l’occasion de le redécouvrir dans une version complète (superior version comme on dit dans le jargon), vous pourrez profiter du nouveau mode « Score Attack » qui vous permettra de comparer vos prouesses en ligne. Alors oui le jeu possède de nombreux défauts (surtout d’ordre technique et un poil scénaristique vers la fin), mais une fois plongé dedans on en fait très vite abstraction. Alors je vous préviens, je lui colle un 5/5 et tant pis pour ceux qui sont pas contents, maintenant arrêtez de couiner et comme dirait Dante : Let’s Rock Baby !

Parce qu’un jeu n’a pas besoin d’être parfait pour obtenir la note maximale, au contraire…

L’info en plus : Dans le jeu on retrouve de nombreuses références culturelles, bon déjà Star Wars (mais ça vous vous en seriez douté) mais d’autres clins d’œils sont bien mieux cachés… Dragon Ball, Apple ou Retour vers le Futur…

Voilà ce que vous promet le mode Very Sweet…. Very Sweet n’est-ce pas ?

Et même quand on a perdu, les trois magical girl trop « moe » sont là pour vous donner un conseil !

 




Vous en voulez encore ?


2 commentaires sur “[Test] No More Heroes: Heroes’ Paradise sur PS3”

  1. Kazuki 2 juin 2011 at 17:48 #

    Ce jeu me faisait déjà envie avant (d’autant plus qu’il est jouable au Move, et que les bons jeux compatible sont pas nombreux), mais après avoir essayé la démo … je suis convaincu =D

    J’émettais une certaine crainte en voyant les vidéos mais finalement, une fois le Move en main, c’est plutôt fun et prenant. Un jeu que je qualifierai de bonne surprise pour ma part, donc.

  2. elhyel 3 juin 2011 at 12:55 #

    « rock & rétro » comme je disais, j’ai adoré l’ambiance, la bande son et l’interface =)

    je n’ai pas tenu la manette mais j’ai trop aimé regarder Uriel y jouer XD


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