[Test] Inazuma Eleven Strikers


Dans la catégorie : J'ai testé pour vous

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Statistiquement parlant, vous avez tous forcément au moins une Wii. Qu’elle soit dans le placard ou non, il est temps de la ressortir ! Depuis quelques semaines un jeu typiquement japonais a fait son arrivée en France, j’ai nommé : Inazuma Eleven Strikers. Derrière ce nom japonisant se cache en fait un jeu de foot à la sauce RPG fabriqué de toute pièce par Level 5 (Dragon Quest VIII, Professeur Layton, Ni no Kuni). A l’origine les différents jeux n’étaient disponibles que sur DS mais aujourd’hui le succès est tel que la série s’est développée et on retrouve Inazuma Eleven sur Wii, 3DS, en manga papier mais aussi en anime (diffusé d’ailleurs en France aussi, si ma mémoire ne me trompe pas).

J’ai toujours été un grand fan de la vision du sport par les japonais, surtout dans les jeux et les mangas. Que l’on soit dans le réaliste (Slam Dunk) ou dans la fantaisie complète (Captain Tsubasa, Prince of Tennis), les valeurs soulevées sont souvent les même : l’esprit d’équipe, l’amitié, la passion du sport. Ce qui donne toujours des personnages très attachants et des moments d’émotions intenses. Malgré son design plutôt enfantin, Inazuma Eleven ne déroge pas à cette règles avec ses techniques secrètes et ses personnages hauts en couleurs. Bon, aujourd’hui je vais vous parler de la version sortie sur la Wii (fin septembre) mais ne désespérez pas, un de ces jours je vous parlerais de la série dans son intégralité.

Franchement Nintendo m’épate, quand on voit à quel point on lutte pour avoir des jeux japonais en occident (pensez aux nombreuses pétitions lancés par les américains pour avoir Last Story, Xenoblade et Pandora Tower), je me dis que franchement ils assurent grave !

C’est l’histoire d’une équipe de foot.

Un peu d’histoire pour commencer, les protagonistes sont issus du collège de Raimon (à prononcer Raïmonne, parce que Raymond c’est encore autre chose et c’est pas forcément flatteur) et autrefois le collège possédait une équipe de légende appelé Inazuma Eleven. Le jeune Mark Evans (Mamoru Endou en japonais) rêve de foot tous les jours et décide de remotiver le club de foot du collège pour participer au tournoi ultime : le Football Frontier. La leçon s’arrête là car je ne vais pas vous raconter tout le background, il existe de nombreuses saisons et je ne peux que vous inviter à regarder l’anime ou à jouer aux jeux sur DS si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire.

Vous l’aurez compris, ne comptez pas sur cette version Wii pour en apprendre plus sur l’histoire de la saga. A l’instar de Pokemon Stadium à l’époque sur Nintendo 64, Inazuma Eleven Strikers ne se concentre que sur les matchs. Proposant différents modes de jeux : exhibition, entrainement, tournois et fabriquer votre propre équipe, cette version Wii met l’accent sur la partie football/conviviale du jeu plutôt que son pendant RPG (qu’on retrouve sur les épisodes DS). Du coup si l’on omet le design très manga/anime et les techniques secrètes, le jeu se joue comme un jeu de foot classique.

Axel Blaze (Gouenji Shuuya) est le buteur vedette de Raimon. Ici avec son maillot de la sélection nationale.

Le tir de l’aigle version Next-Gen !

Je ne sais pas si vous vous souvenez des tirs spéciaux devant lesquels nous restions la bouche grande ouverte étant plus jeune, comme le tir de l’aigle (Drive Shoot) de Tsubasa, sachez aujourd’hui que c’est complètement dépassé. En jouant à Inazuma Eleven Strikers, vous enchainerez des dizaines de tirs tous plus impressionnant les uns que les autres. A vous les joies de la Tempête de feu, du tir Astral, du choc du Dragon et même de l’Epée d’Odin (et bien d’autres…)

Au niveau du gameplay vous aurez le choix, le jeu se joue aussi bien à la Wii-mote qu’à la manette classique. Pour réaliser les tirs spéciaux il vous suffira de dribler et de maintenir le bouton de tir appuyé tout en gardant le ballon au pied. Une fois que vous aurez suffisamment chargé votre tir (plusieurs niveaux sont disponibles) il suffira de relâcher le bouton pour lancer un tir dévastateur. Une manière simple mais vraiment efficace de dynamiser un jeu de foot et de le rendre plus accessible, surtout pour ceux qui ne jouent pas à ce genre de jeu d’habitude (les allergique à PES ou Fifa par exemple).

Certains tirs nécessiteront plusieurs joueurs, inutile de préciser que ce sont les plus dévastateurs.

Ici le « Eternal Blizzard » de Shawn Frost (Fubuki) que l’on retrouvera dans le second volet des aventures de Mark. Image tirée de l’anime mais vous remarquerez que graphiquement, le titre Wii est très très fidèle à la série.

3 à 0 ? Mais tu rêves éveillé là !

Malgré la pléthore de tirs incroyables, le côté défense est loin d’être en retrait dans le jeu : inutile donc d’espérer vaincre vos adversaire avec 15 buts d’avance. J’avais d’ailleurs pu tâter de la version japonaise grâce à l’ami R. et je peux vous dire que les matchs sont plutôt équilibrés quand on connait le jeu et ses mécaniques. D’une part sachez qu’en une pression de touche, les joueurs disposant de capacités défensives sont capable de récupérer instantanément la balle et ces même techniques, employées au bon moment, permettent d’amortir le choc causé par les tirs spéciaux.

Les gardiens de but ne sont pas en reste, gardez à l’esprit que Mark Evans (le héros de la série) joue gardien de but. Il a donc développé à l’aide du carnet de son grand-père des techniques imparables pour bloquer tous les tirs. Du coup on rencontre dans la série de nombreux gardiens, tous plus fort les uns que les autres et il faudra s’entrainer dur pour espérer les battre. Je pense particulièrement à Hector Helio (Rococo en japonais) qui est quasiment imbattable avec sa main de l’âme (Tamashii the Hand).

Il sera difficile de battre ce gardien d’exception.

La sélection internationale comprend des joueurs de talent venu du monde entier. Une des équipe les plus puissantes du jeu !

Et à part les matchs, on fait quoi ?

Le semblant de mode histoire se bouclera très vite puisqu’il s’agit, à l’image d’un mode arcade, d’enchainer les matchs important de la série sans se soucier une seule seconde du scénario. Au fur et à mesure vous débloquerez des points ainsi que des équipes, où vous pourrez aller piocher des nouveaux joueurs pour créer la dream team. A côté de cela si vous voulez améliorer certaines caractéristiques de vos sportifs et aussi renforcer leur liens d’amitié, il conviendra de vous entrainer via des mini-jeux qui sont des clin d’yeux direct à la série (tirer le bus de l’école, arrêter un pneu à main nue etc..)

En dehors de ça et bien… vous ferez des matchs. Même avec la meilleure volonté du monde, Inazuma Eleven Strikers reste un jeu de foot et ça vous n’allez pas pouvoir y changer grand chose. Par contre il prend alors tout son sens lorsqu’il est joué en multijoueur directement à la maison entre potes. Et oui une fois dans les bonnes mains, on se fend la poire dessus ! Vous vous surprendrez à lâcher des tirs ultra puissant en croisant les doigts pour que ça passe et que le gardien ne puisse pas arrêter ces boulets de canon. Et puis avec de la bouteille on hurlera comme un homme des cavernes pour ne pas avoir su/pu arrêter un tir bidon par manque d’énergie pour réaliser un arrêt spécial… que d’émotions :)

Les mini-jeux sont nombreux mais assez répétitifs et pas forcément hyper fun. Il faudra suer sang et eau pour pouvoir améliorer vos personnages !

Coup de sifflet final !

Car oui il faut conclure, même si je regrette l’absence d’un vrai mode histoire, Inazuma Eleven se pose pour moi en tout cas comme l’un des meilleurs jeux de foot à la sauce japonaise de la console. Bon ok c’est pas dur quand on sait qu’il n’y a pas vraiment de concurrent à ce jeu sur le marché, si ce n’est Mario Strikers mais que je ne classerais pas forcément dans la même catégorie. Ce manque de scénario est très rapidement gommé si vous possédez Inazuma Eleven, puis Inazuma Eleven Tempête de Feu/Glace sur DS (qui sont au passage tout aussi merveilleux). Au pire il vous reste la solution de facilité, regarder les épisodes qui passent à la TV si jamais vous pouvez supporter le doublage français.

Techniquement réussi : les graphismes rendent honneur à la Wii et les couleurs sont éclatantes. Les techniques sont respectées et le chara-design particulier d’Inazuma Eleven rendent les personnages vraiment attachants même si on ne connait pas la saga. Le seul point noir serait éventuellement son mode solo, vraiment trop court et surtout l’impossibilité de jouer en version originale. Inutile donc de chercher une option pour chercher à changer les voix et les typo et je peux comprendre que ça puisse frustrer les puristes.

Je ne m’attendais pas à donner une si bonne note au jeu, mais pour un jeu Wii c’est vraiment une claque (surtout quand on est fan). Le jeu est clairement une extension de l’univers d’Inazuma Eleven et il faut avoir fait les jeux déjà sorti sur DS (ou regarder la série animé) pour pouvoir en profiter pleinement. Le fan service est au rendez-vous puisque certains personnages cachés viennent tout droit de la nouvelle série Inazuma Eleven Go. Pour quelqu’un qui ne connait pas et ne s’intéresse pas à la licence, baissez la note à 2/5.

L’info en plus : Un test un peu plus long que d’habitude, mais pour un jeu et une série qui me tiennent à cœur alors je me lâche un peu. Pour ceux qui voudraient embarquer dans l’aventure Inazuma Eleven : Strikers sur Wii, ce dernier est disponible à partir de 36€ sur Amazon ce qui reste raisonnable.




Vous en voulez encore ?


2 commentaires sur “[Test] Inazuma Eleven Strikers”

  1. Seiken 17 novembre 2012 at 10:06 #

    I love you, man !

  2. Tchii-chan 20 novembre 2012 at 04:59 #

    C’est rare de voir des articles sur ce genre de jeu, très intéressant même si je ne suis pas fan des jeux de sports en général , je comprend parfaitement l’engouement pour les valeurs d’amitié et d’entraide, il faut dire que les Japonais sont fort sur ce point, merci pour cet article qui m’a remis en mémoire des séries comme Major.
    C’est amusant de passer d’une note subjective de 5 à une note objective de 2, ce qui démontre bien le public du visé.


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