[Test] Dante’s Inferno, une divine comédie


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Toujours à contre courant (et surtout par choix et manque de temps) je vous propose aujourd’hui mon avis sur Dante’s Inferno. Après en avoir discuté avec quelques collègues blogueurs je tiens à préciser qu’en ce qui me concerne, ce sont des avis que je donne et non pas un test complet détaillé fait par des pros, faire semblant de le faire ne rime à rien (comme certains) et puis pour ça vous avez d’autre sites. Oui vous le saviez déjà, mais une piqure de rappel de temps en temps ça ne fait jamais de mal :)

Dante_inferno_jaquette

En route pour l’enfer donc, et comme dirait le roi Léonidas (chocolat ?) « Tonight we dine in Hell !!!« 


L’équipe de Visceral Games, après l’énorme Dead Space (viendez lire mon test d’il y a 1 an et demi !), reviennent sur le devant de la scène avec Dante’s Inferno (l’enfer de Danté, oui c’est italien faut pas chercher à comprendre) sorti au début du mois de février.

Basé sur la première partie de la Divine Comédie, un poème écrit par Dante Alighieri au XIVème siècle. Je ne m’attarderais pas sur le sujet vu le pirouettes scénaristiques qui ont été utilisé par les développeurs (forcément pour faire un beat them all), mais si jamais vous souhaitez en savoir plus sur le périple de Dante et Virgile à travers les enfers puis le purgatoire pour enfin atteindre le paradis, je vous invite à lire le bouquin : La Divine Comédie Coffret en 3 volumes (moins de 30€ sur Amazon) qui je vous le rappelle est considérée comme l’une des plus belles œuvres italiennes (après les pizzas !).

dantesinferno_beatrice« Oh no ! », Béatrice/Jessica/Marion/Peach/Zelda/Madonna se fait enlever… (je vous laisse retrouver les références plus ou moins dures)


Comme tout bon beat them all (un jeu où on avance et on casse la gueule à tout le monde en les rouant de coups, à la main ou avec des armes accessoirement) de base, on commence par la copine qui se fait enlever. Enfin techniquement non, c’est une histoire bien plus sordide que ça, après avoir vaincu la Mort, Dante rentre de croisades où il a pu piller, tuer, massacrer et gouter aux plaisir de l’adultère. Et là première chose qui me choque personnellement, une incohérence scénaristique de poids : Pourquoi aller coucher avec une esclave toute sale alors qu’il a une princesse (blonde en plus) à la maison ? Ah oui j’oubliais c’est un homme :D

Bref, malheureusement pour lui il subit le courroux d’un homme dont il a souillé la femme, et c’est avec horreur qu’il retrouve les cadavres de son père et sa femme.  Cette dernière ayant apprit la tromperie part dans les enfers en compagnie de Lucifer. Prenant son courage à deux main il plonge armé de sa faux pour aller chercher sa bien aimée…

Dantes-Inferno_screen_1« Passe moi ça, j’en aurais besoin en rentrant à la maison ! »


Niveau gameplay, beaucoup de comparaisons ont été faites par rapport à God of War, mais les développeurs avaient joué cartes sur tables en avouant s’en être énormément inspiré. C’est donc sans surprise qu’on retrouve, pad en main, les mêmes sensations que l’on avait pu ressentir sur GoW I et II (et maintenant III). On dispose ainsi de combos via différentes combinaisons de touches et on achève les monstres de l’Enfer à travers une séquence de QTE.

Je pars du principe que dans la création, on est toujours inspiré par quelque chose, il faudrait vivre dans un trou paumé pour ne pas l’être. Alors peut on blâmer les développeurs d’avoir aimé/adoré God of War ? Après ce qui est plus préjudiciable, c’est cette impression de copier/coller qui devient très vite très dérangeante. Malgré tout Dante possède ses propres subtilités, déjà par la possibilité de faire le « bien » ou le « mal », en choisissant d’absoudre ou de punir ses cibles. Tout comme dans inFAMOUS cela jouera sur les techniques que pourra acquérir votre héros.

dantes-inferno_screen2Le combat contre Cléopâtre, des bébés mutants qui sortent de ses tétons… appétissant !


Là où Dante’s Inferno tire vraiment son épingle du jeu est son univers. Glauque, malsain, morbide, horrible, chaque cercle de l’Enfer y est parfaitement dépeint. C’est donc sans aucune retenu que l’on découvre avec stupeur d’énormes objets phalliques dans le niveau de la luxure avec des vagins jonchant tous les murs. Et c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouvera les figures emblématiques de l’enfer : Cerbère, Les juges, la traversée de l’Acheron.

Malheureusement après une première partie assez sympathique je dois dire, l’euphorie retombe comme un soufflet tant on ressent qu ça a été bâclé. Surtout sur vers la fin, lors de la partie « malébolge » qui est clairement un mode arène même pas planqué, dans le jeu afin de rallonger la durée de vie.

Dantes_inferno_comicsMagnifique illustration de la future BD.


En conclusion, Dante’s Inferno est un bon « petit » beat them all. Malgré les maigres efforts fournis il n’apporte simplement rien de nouveau, là ou Bayonetta au moins jouait l’exageration et la décadence par rapport à Devil May Cry. De plus une fois l’aventure terminée (largement moins de 10H), il y aura très peu de chance que vous vous replongiez de si tôt dans l’enfer de Dante si ce n’est pour débloquer les trophées ou suivre un autre chemin moral (qui n’influe pas sur l’histoire), surtout que God of War III est maintenant dispo. Dante’s Inferno possède du bon c’est indéniable, ainsi que des bonnes idées mais Visceral Games n’a pas su les exploiter ou les mettre assez en avant, c’est dommage…

3aAurait pu être tellement mieux, dommage !


L’info en plus : Je me suis aussi testé la version PSP, je vous en reparlerais peut être, peut être pas :) Par contre le Blu-ray lui va y passer c’est sûr !





6 commentaires sur “[Test] Dante’s Inferno, une divine comédie”

  1. IcingSugar 29 mars 2010 at 12:28 #

    Pour le livre, tu peux aussi trouver cette version (http://www.amazon.fr/Oeuvres-compl%C3%A8tes-Dante/dp/2253132683/ref=sr_1_8?ie=UTF8&s=books&qid=1269858363&sr=1-8) car ici, tu as l’intégralité des textes de Dante. De plus, d’après les commentaires, la traduction a été revu, ce qui fait que le texte semble plus accessible que dans les autres versions.

    En lisant ton article, je retrouve un peu ce que disaient les gars de chez Vie de Geek. Un début appétissant et une fin bâclée. J’avais vraiment envie de le faire, j’ai fait la démo et je ne sais plus trop. Peut être quand il sera à « pas cher ». :)

  2. David 29 mars 2010 at 13:26 #

    Je suis d’accord avec toi. Dommage que la fin est était bâclé à ce point (des délais à respecter je suppose…) car ça aurait vraiment été un très bon jeu sinon. Puis, bon, maintenant qu’il y a GoW 3, ça lui fait encore plus mal…

  3. Seiken 30 mars 2010 at 14:07 #

    Il n’empêche que c’est ce jeu qui m’a fait reprendre gout à ma PS3, tellement j’ai aimé ! C’est un jeu coup de coeur !

    D’ailleurs, Je ne sais pas pour vous, mais dans les GOW, on ne sent pas l’impact du coup porté, par rapport à Dante’s et ça me perturbe, car je n’ai pas l’impression de toucher l’ennemi alors que les combos s’affichent. C’est très gênant.

    Bref, Dante’s mérite 4comètes mais évidemment, c’est un avis très personnel !

    Qu’est-ce que j’ai pu détester les « malébolges »….

  4. Uriel 30 mars 2010 at 17:34 #

    @IcingSugar : Je prend note la version complete me parait mieux en effet !
    Oui il y aura toujours moyen de le trouver moins cher, ne serait-ce qu’en Angleterre ou sinon ici dans quelques mois :)

    @David : Oui, malheureusement pour lui. Pourtant y a pas mal de bonnes idées :(

    @Seiken : Ca dépend contre qui tu te tapes, c’est sûr contre les squelettes on ressent rien :D Et surtout de la manière dont tu les tapes :D

    J’ai hésité à lui en mettre que 2 :p mais pareil c’est un avis perso, car j’arrive pas à lui trouver plus de bon points que de mauvais :s

  5. Kazuki 1 avril 2010 at 21:15 #

    J’avoue que la démo m’a sacrément rebutée ! J’ai pas pu m’empêcher de le comparer à GoW sur le gameplay (ayant rejoué au 2 peu de temps avant, ça aide pas), et bien que l’univers est plutôt réussi, c’est les graphismes qui me faisaient mal aux yeux. Dommage donc, bien que ce dernier point n’est pas le plus important dans un jeu, ça aide parfois à faire passer la pilule…

  6. Uriel 3 avril 2010 at 01:55 #

    @Kazuki : Difficile de s’en empêcher en même temps, c’est fait sciemment !
    Oui pas grand chose à quoi se raccrocher dans DI, si ce n’est l’univers et la prise en main qui est plutôt pas mal !


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