[Test] Danganronpa : Trigger Happy Havoc (PS Vita)


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J’avais commencé à vous parler de Danganronpa un peu avant la Saint Valentin et depuis je l’ai acheté et dévoré. En manque constant de jeu sur Vita c’est sans hésiter une seconde que je me suis plongé dans cette aventure interactive des plus…. glauque. Comme je vous le disais dans l’article précédent, au delà de l’aspect lycée/mignon du design, on a clairement affaire à un psychopathe en puissance dans le jeu, mais nous verrons ça un peu plus bas.

Déjà sorti au Japon sur plusieurs plateformes différentes (PSP, puis iOS) c’est le genre de jeu qu’on aurait pas cru atterrir en France. D’ailleurs nombreuses sont les team qui ont proposés des patchs (à la manière du fansub) afin de satisfaire les fans occidentaux. Koch Media répare donc cette erreur en permettant au jeu de sortir dans nos contrées et en version boite en plus !

danganronpa jaquette vita

Un effort qu’il est bon de saluer. Et j’espère sincèrement que les fans le leur rendent bien.

Rentrée des classes à la Hope’s Peak Academy

Le jeu commence lors de la rentrée des classes dans la plus prestigieuse école du Japon. Celle-ci forme l’élite de la nation et seuls les meilleurs élèves du pays peuvent prétendre y aller. On se retrouve donc dans la peau de Makoto Naegi, le protagoniste de l’histoire et celui-ci ne dispose (forcément) d’aucun trait particulier.

Tout autour de lui se dresse le top du top (ainsi que de nombreux clichés) : programmeuse de génie, loubard sans pitié, joueur vedette de l’équipe de baseball, idole japonaise, gros geek-otaku, mannequin…  A côté de ça Makoto Naegi fait pâle figure, mais ayant été tiré au sort lors d’une loterie (ce qui explique sa présence), son pouvoir serait intimement lié à sa chance !

Personnages Danganronpa

Le casting complet de Danganronpa…

Un ours en peluche tueur.

Pas le temps de faire connaissance, le joueur est assommé alors qu’il fait ses premiers pas dans l’école. A son réveil Makoto découvre que lui et ses 14 camarades sont enfermés dans l’école et qu’il est impossible de s’enfuir. Toutes les issues sont fermées et même si le décor est celui d’une école, on a plus l’impression  d’être dans un bunker qu’autre chose.

C’est là que Monokuma fait son entrée, cet ours en peluche télécommandé annonce à la classe que le jeu démarre et qu’il n’y a qu’une façon de quitter l’école en vie. Il faut réussir à tuer un camarade sans se faire prendre. En effet à chaque meurtre, les élèves restant participent à un procès et doivent désigner un coupable. Si celui-ci est découvert, il est condamné à mort et le jeu se poursuit, dans le cas contraire, le coupable s’en sort et c’est le reste de la classe qui est condamné à mort.

Monokuma

Malgré son apparence de peluche, Monokuma fait froid dans le dos. Il surveille et contrôle toute l’école et fera tout pour que les élèves s’entretuent. 

Danganronpa procès

Contrairement à la série des Ace Attorney, lors des procès il n’y a pas de suspects. Le coupable se dévoile à travers les contradictions.

La vie lycéenne.

Le jeu est un visual-novel (*livre multimedia), il fait donc la part belle aux dialogues et donc aux interactions entre les élèves. Le jeu oscille entre phases tranquilles où l’on profite pour en apprendre plus sur les autres, ce côté social est récompensé par le gain de nouveaux pouvoirs qui serviront à améliorer votre personnage lors des procès. Si au début tout le monde semble d’accord sur le fait qu’il ne faut pas se tuer les uns les autres, le jeu basculera très vite à la mort du premier élève.

A Makoto donc de mener l’enquête et il faudra se montrer des plus malins pour percer à jour les camarades de ce dernier. Derrière les sourires se cachent parfois des monstres d’ingéniosité (ou monstres tout court) qu’il faudra défaire en accumulant des preuves et témoignages. Heureusement Monokuma vous laisse le temps qu’il faut pour pouvoir résoudre ces énigmes. Une fois tous les éléments en poche, le jeu passe automatiquement au procès.

Danganronpa art

Le réfectoire deviendra rapidement la base d’opérations de nos élèves.

Danganronpa interface

Les déplacements et la phase d’enquête se déroulent à la première personne. A vous de cliquer partout comme dans un Myst ou autres jeux d’énigmes.

Confiance mal placée ?

C’est lors des procès que le jeu prend tout son sens. Les personnalités se dévoilent et le joueur devient plus actif que dans la partie visual novel. Chaque participant expose son point de vue sur les faits et Makoto peut intervenir en « tirant » une de ses preuves sur les phrases suspectes (comme dans Ace Attorney on parle de contradiction). C’est d’ailleurs de là que vient le nom du jeu, « Dangan » signifiant la balle en japonais et « Trigger » signifiant la gâchette en anglais.

J’espère que vous ne faites pas confiance aux premiers venus car vous risquez d’être déçu (en tout cas moi je l’ai été, bande de $@#&), Monokuma vous met une pression supplémentaire : le temps. Contrairement aux autres jeux du genre, le temps vous est compté si vous souhaitez découvrir la vérité et si au début les contradictions sont évidentes, les mensonges s’affineront au fil du jeu et certains apprendront à se méfier de vous.

Class trial Danganronpa

Même si le concept reste assez simple, les phrases passent à une vitesse folle. Il faudra choisir la bonne preuve et de nombreuses phrases et pensées perturbatrices viendront vous barrer la route dans les difficultés les plus élevées.

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Lorsque Makoto décide de faire craquer quelqu’un il s’y prend à la manière d’un jeu de rythme. Il faudra appuyer sur les touches de façon répété avec la régularité d’un métronome (tout en gardant à l’esprit que le rythme peut changer à tout moment) pour « détruire » complètement votre adversaire.

Sauvé par le gong !

Difficile de parler technique lorsque l’on a à faire avec un visual novel. Certes ce n’est pas une prouesse visuelle pour la console mais j’ai particulièrement aimé la patte graphique qui colle parfaitement avec l’ambiance assez bizarre (voir complètement barrée) du jeu. Plus l’histoire avance et plus on se rend compte de l’horreur de la situation dans laquelle on se trouve et même si la question principale reste « pourquoi ? », il est impossible de s’arrêter car on est sans cesse poussé vers la suite par les évènements qu’il s’agisse des meurtres ou des interventions de Monokuma.

Danganronpa Trigger Happy Havoc est clairement un pari réussi en ce qui me concerne. Je n’aime pas particulièrement lire mais il faut avouer que l’histoire est particulièrement bien ficelée. On a toujours envie de savoir ce qu’il va se passer, connaître la vérité sur certains personnages et les éléments mystérieux qui composent l’histoire : Où sont les forces de l’ordre ? Le personnel de l’établissement ? Qui est derrière tout ça ? A qui faire confiance ? Le jeu nous tient en haleine du début à la fin sans faillir et ça c’est déjà la plus belle des victoires pour un jeu.

Kyoko Kirigiri

Kyoko est d’une beauté glaciale mais a un comportement étrange. Elle est aussi forte que l’équipe de NCIS réunie, de quoi troubler les lycéens que nous sommes…

5a5/5 Dans sa catégorie Danganronpa est clairement un succès. Ingénieux, mystérieux, sanglant, ce visual novel se dévore pour peu qu’on aime le genre. A conseiller en priorité à ceux qui ont aimé Virtue Last Reward ou la série des Ace Attorney.

Dangan Ronpa : Trigger Happy Havoc sur PS VITA est disponible sur Amazon à environ 30€. Attention le jeu n’est pas traduit, anglophobe s’abstenir.

L’info en plus : J’ai essayé de spoiler le moins possible et dieu sait que c’est pas facile lorsque l’on parle de ce genre de jeu. Même si Danganronpa est un jeu basé sur la mort, la confiance et la tragédie (non pas le groupe français hein !), il sait placer ici ou là un peu d’humour. En témoigne cette scène très interessante où Monokuma propose aux garçons d’aller épier les filles dans leur bain… une façon de mourir bêtement ou quelques minutes de paradis dans cet enfer… à vous de choisir !

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Je pense que le choix est évident… pour ma part en tout cas :p




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