[Test] Bioshock Infinite


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Chose promise, chose due voici mon avis sur Bioshock Infinite (PS3, Xbox 360 et PC). Il faut dire que nous attendions ce titre avec impatience et malheureusement il n’est pas rare d’être déçu quand on place la barre trop haut (c’est souvent le cas dans le jeu vidéo et le cinéma).

Après plusieurs années d’attentes (le jeu a été annoncé en 2010), on peut considérer que l’équipe de Ken Levine (Irrational Games) a accompli quelque chose d’exceptionnelle en réalisant l’exploit de tout simplement tenir toutes ses promesses (bon on passera sur l’abandon du mode multi dont on se fiche royalement).

Bioshock Infinite cover

Une des 6 jaquettes alternatives du jeu. A retrouver sur le site officiel de Bioshock Infinite.

 

Columbia, la ville par delà les nuages

Les amateurs de Bioshock premier du nom remarqueront les similitudes dès les premières minutes de jeu. En effet le protagoniste, Booker DeWitt, se retrouve en mer et fait face à un phare. Sauf que cette fois-ci il n’est pas question de batysphère, loin des eaux profondes de Rapture, c’est vers le ciel qu’est propulsé Booker en direction d’une cité flottante : Columbia.

Comme je vous l’avais dit dans la preview, la cité est baignée de lumière. On a affaire ici à une ville pleine de vie qui marque un anachronisme certain puisque nous sommes en 1912. L’architecture est donc d’époque (et vraiment très jolie) mais la ville dispose d’une technologie avancée qui permet entre autre de la faire voler et de se déplacer rapidement via l’Aéro-tram.

Bioshock Infinite statue prophete

L’arrivée sur Columbia et la découverte de la cité dans les nuages.

Bioshock Infinite carte postale

Peu importe la direction dans laquelle vous regardez, chaque paysage est un décor de carte postale.

Bioshock Infinite pauvreté

Néanmoins tout n’est pas rose sur Columbia, loin de là…

L’équipe gagnante

Booker est un ex-militaire aux mains sales alors qu’Elizabeth est une jeune fille pure qui n’a connu que sa tour d’ivoire. Nos deux protagonistes viennent d’univers complètement différents ce qui crée une synergie sans précèdent. Contrairement au postulat de départ, Booker se livre peu à peu alors qu’Elizabeth doit faire face à la réalité du monde qui l’entoure, aussi dur que cela puisse l’être.

Des liens forts se tissent entre les deux personnages alors que leur objectifs (de départ) sont radicalement opposés. Booker cherche à éponger ses dettes en ramenant la fille à New York alors que de son côté, Elizabeth rêve d’une vie de liberté dans la plus belle ville du monde : Paris.

Bioshock Infinite rencontre Elizabeth

La première rencontre n’est pas de tout repos. Difficile de ne pas faire le parallèle avec la rencontre entre Raiponce et Flynn Rider.

Bioshock Infinite Elizabeth dialogue

Certaines scènes sont vraiment touchantes. Attention aux émotifs, sortez les kleenex !

Columbia, raconte-moi une histoire

Bioshock Infinite nous raconte une histoire et il faut l’avouer, il le fait très bien. L’intrigue principale se centre sur Booker et Elizabeth, néanmoins on retrouve de nombreuses autres destinées qui se greffent à l’aventure. Il y a bien sûr les autres personnages (amis ou ennemis) : Comstock, Fink, Fitzroy, Slate… Tous disposent d’un caractère fort et jouent un rôle important, marquant à jamais nos deux héros.

Mais au-delà de ça on découvre avec joie des informations sur la ville en elle-même : sa conception par le duo de génies Rosalind et Robert Lutece, son évolution et aussi son folklore. Pour le coup, le jeu reprend des évènements historiques réels comme la Révolte des Boxers ou le massacre de Wounded Knee en les intégrant à l’histoire du jeu. Concept que j’adore et qu’on retrouve dans de nombreux jeux comme Metal Gear Solid ou Assassin’s Creed.

Bioshock Infinite revolte des boxers

Le Hall des Héros, un de mes passages favoris du jeu. Un musée dans lequel s’est retranché Slate qui vous permettra d’en savoir plus sur Wounded Knee et la révolte des Boxers.

Bioshock Infinite la cage ou l'oiseau

La cage ou l’oiseau ? D’une question si anodine en apparence, découlera le reste de l’histoire (si si c’est vrai je vous jure !)

 

Un équilibre entre action et narration

Bien qu’on puisse lui attribuer d’innombrables qualificatifs flatteurs, on pourrait tout résumer en disant que Bioshock Infinite est un jeu équilibré. Le dosage est parfait entre les phases d’explorations (on en devient même spécialiste de la fouille de poubelles), d’actions et de narration. Elizabeth jouant à chaque fois un rôle plus ou moins important : elle peut ramasser de l’argent lorsque vous manquez de cash, vous redonner de la vie ou des munitions dans les moments difficiles et vous faire la causette en même temps afin d’apaiser votre âme entre deux batailles.

Ce mélange est d’autant plus réussi qu’il n’y a pas de temps mort dans Bioshock Infinite : le couple est en cavale et le moindre moment passé hors des combats est propice à la discussion entre nos deux héros (certaines scènes sont franchement poignantes). Narration renforcée par la présence des Voxophones qui ajouteront aussi de la profondeur à l’histoire : ce sont des messages enregistrés (dictaphone) qui permettent d’en savoir plus sur les différents personnages et organisations.

Bioshock Infinite combat

Certaines rencontres sont assez flippante. Ici on quitte la lumière pour se tourner vers les ténèbres.

Bioshock Infinite Vox Populis engagez vous

Marre de récurer les toilettes parce que vous êtes noir ? Rejoignez la Vox Pupili !

Bioshock Infinite Vox Populis organigramme

L’organigramme de la Menace Vox. Vu dans un prison de haute sécurité !

Des pouvoirs dévastateurs

Pour pouvoir faire face aux nombreux ennemis qui vous barrent la route, Booker dispose d’un arsenal assez bien fourni (pistolet, mitraillette, fusil, sniper, bazooka…) mais il va aussi faire l’acquisition d’incroyables pouvoirs appelés « toniques ». Des pouvoirs qu’il ne faut surtout pas hésiter à utiliser si vous voulez vous sortir vivant des nombreux affrontements qui vous attendent.

Chaque pouvoir se révèle efficace contre un type particulier d’ennemi : vous ferez des ravages en prenant le contrôle d’une tour de défense face aux soldats classiques. Si vous souhaitez temporiser, il suffit de lâcher une nuée de corbeaux tueurs qui attaqueront sans relâche les adversaires devant vous . Une mare d’essence ? Un claquement de doigt et vous ferez tout péter grâce à votre pouvoir de flamme. Mon préféré reste sans conteste la foudre, elle bloque la plupart des ennemis (même les Patriotes) et en leur tirant dessus elle fera exploser la tête des soldats classiques !

Bioshock Infinite toniques foudre

Vraiment mon sort préféré. Une fois amélioré, l’éclair se répand sur plusieurs ennemis après un premier choc.

Bioshock Infinite Toniques

La roue des toniques. Pensez aussi aux combinaisons : les corbeaux enflammés ou électrifiés font encore plus de dégâts aux ennemis.

Bioshock Infinite infusion

Même si vos jauges (vie, magie, bouclier) sont plutôt petites au départ, vous trouverez des infusions permettant d’améliorer l’un de ces trois attribut au fil de l’aventure. A mon sens la jauge bleu est celle à booster en priorité !

Une aventure inoubliable

Certainement la plus grosse claque de ce début d’année et de ces derniers mois sur console et PC. J’ai adoré faire le jeu du début à la fin, impossible de lâcher la manette tant l’histoire est prenante et les personnages attachants. Le jeu titille aussi le joueur à certains moments avec des choix à faire qui mettent en avant la morale du joueur mais malheureusement ces décisions n’ont que peu d’incidence sur le dénouement.

Bioshock Infinite est à inscrire au rang des classiques du genre et on prend un tel pied en le faisant qu’il est difficile de ne pas en parler à tout le monde pour partager son bonheur de gamer. Ken Levine signe ici un chef d’œuvre videoludique prouvant qu’on peut avoir une direction artistique de folie, apporter de l’émotion, raconter une histoire et être quand même un FPS.

5a

Un petit bijou, du bonheur à l’état pur pour tout gamer qui se respecte : Bioshock Infinite est à placer au panthéon des jeux vidéo.

Bioshock Infinite Trailer

L’info en plus : J’ai aussi particulièrement aimé le côté vivant d’Elizabeth. Elle ne se contente pas de vous suivre comme un robot mais fait des actions par elle même. Observez là, elle s’assoit quand vous fouillez les environs, elle regarde le ciel par la fenêtre et râle quand vous passez trop de temps aux toilettes etc… Quel plaisir de ne pas avoir à supporter une mule ou un boulet comme dans les autres jeux mettant en scène plusieurs personnages en même temps.




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