Une découverte non fini ? Infinite Undiscovery.

jaquette_IU

Depuis un moment déjà la Xbox 360 peut se vanter d’avoir les faveurs des développeurs japonais concernant les RPGs nippon (on ne parle pas ici de Oblivion/Fallout-like). D’ailleurs le géant américain a réussi à rallier à sa cause, de part son budget et son parc de console, la prestigieuse firme Square-Enix.
Alors que vaut cette nouvelle franchise tout droit sorti des équipes de Valkyrie Profile et Star Ocean, c’est ce que nous allons voir dans ces quelques paragraphes.

Commençons par le début, on met le DVD et oh surprise, une magnifique cinématique nous explose à la figure, c’est beau, c’est lisse, on sait pas pourquoi ça se bat mais on s’en fout. Mais bon on se dit c’est du S-E alors c’est normal une scène d’intro qui en jette.

Je suis Faith et vous êtes moi… ah non je me goure, on est simplement un jeune homme nommé Capell musicien vagabond à ses heures perdu. La particularité de celui-ci c’est qu’il ressemble trait pour trait au leader des rebelles souhaitant sauver le monde (rien que ça). Ainsi il se retrouve embarqué dans la quête principale : Détacher les chaines qui relient le monde à la lune. Je sais pas vous mais moi à ce moment là j’étais déjà un peu refroidi, mais bon fan de RPG j’ai déjà vu pire donc je poursuis.

Et là enfin un peu de joie, les combats, il ne s’agit donc pas d’un tour par tour, mais bien en temps réel. Un bouton pour slasher, un pour les technique etc… Ça ressemble un peu aux combos que l’on retrouve dans les Dynasty Warriors, on frappe plusieurs fois et on fini par le coup puissant pour sortir une technique. Contrairement au tour par tour (j’adore ce genre aussi hein) ça réveille, c’est dynamique, le pied quoi. Et si seulement ça pouvait être vrai. Le jeu vous propose une multitude de personnages qui vous accompagneront dans l’aventure et ceux-ci seront… non jouable…

Oui tout à fait ils vous suivront, lanceront des sorts et utiliseront des potions de leur propre chef. Bien entendu vous pourrez leur ordonner d’effectuer certaines actions spéciales, Aya peut tirer des flèches sur les barils pour les faire exploser ou Rico lui pourra dompter des monstres. C’est quand même un peu un système d’assisté, ils vous balancent des potions sous peine de penser à en racheter une tonne à chaque halte. A noter que par exemple il faudra 5 secondes à Aya pour se positionner devant vous avant de pouvoir viser et tirer, sachant que si elle se fait toucher on recommence le processus. Toujours concernant les combats, je n’ai pu le tester que sur ma console mais j’ai eu pas mal de baisse de framerate lorsqu’il y avait pas mal d’effet à l’écran.

Aya Infinite

Concernant la réalisation, elle est vraiment inégale. Certains décors sont magnifiques, et les personnages sont bien modélisés. Les vêtements bougent au gré du vent et dans l’ensemble c’est beau. Pourtant les animations faciales, certaines textures font PS2, on se retrouve parfois dans des lieux presque vide. Et la cerise sur le gâteau, certaines cinématiques sont parlées et d’autres non tel un film de Charlie Chaplin. Les lèvres sont en mouvement mais seul le texte s’affiche. Déjà à l’époque de la PS2 je trouvais ça limite mais là j’ai cru que mon jeu ou ma console déconnait, mais non c’est jusque que certaines scènes importantes en temps réel sont muettes.
Je reviens un peu sur le fait de comment aimer ce jeu, car malgré le fait qu’il me soit passé à côté si vous aimez le genre faux MMORPG (ces rpg multi-joueurs en ligne, où le but est de tuer du monstre à répétition pour avoir l’objet ultra rare) ce jeu est fait pour vous. Car oui il vous faudra farmer (tuer des monstres bêtement en chaine) pour pouvoir crafter (fabriquer) de bonnes armes ou simplement la délicieuse tarte de mamie qui rend beaucoup de HP. Et oui car s’il vous faut une aile de chauve-souris pour fabriquer votre nouvelle épée, il faut savoir qu’en tuant une chauve-souris on attrape que son oeil, ou ses poils, et que seulement après une vingtaine (avec de la chance) on arrive à choper une aile… magique me direz-vous.

Je pense que j’ai fait un peu le tour de la question, vous vous en seriez douté je n’ai pas du tout aimé voir accroché. Je ne l’ai pas poussé jusque la fin (honte à moi diront les protecteurs de ce jeu) mais un rpg qui me captive pas après 10/15 heures de jeu, ça passe à la trappe. De plus le jeu essaye parfois de faire un peu rire avec des situations propices aux quiproquos ou calembours de mauvais gout, prenez un carambar à la place il aura plus de chance de réussir. Au final avec de bonnes idées de départ, le système de combat, les connexions avec les persos secondaires IU aurait pu réussir si il avait été un peu plus fini et si je devais résumer en un mot ce serait : déçu.

Infinite Undiscovery Art

Donc : A jeter (si vous l’avez acheté comme moi), A ne pas acheter (si vous comptiez le faire).

L’info en plus : Ce que j’ai bien aimé c’est que Capell peut jouer de la flûte ce qui provoque divers bonus, voir dévoile des passages secrets. Mais j’aimerais que ceux qui me lisent, me disent ce qu’ils ont aimé dans IU car perso même en cherchant je trouve pas.