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[Test] Le prince s’est-il envolé ?

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Autant le dire tout de suite, je n’ai jamais été grand fan de la série des Prince of Persia. J’y ai peut être joué sur ordinateur étant beaucoup plus jeune, mais je suis complètement passer à côté des épisodes sortis sur PS2 à l’époque.

Alors que notre cher Prince (c’est son nom) revient d’une expédition (pillage de tombe) les poches remplient d’or, il se retrouve malgré lui embringué dans une histoire de lutte de pouvoir entre le dieu de la lumière et des ténèbres. Afin d’enfermer Arhiman (le méchant dieu qui rêve de conquête) il accompagne Elika, la dernière des Ahura (peuple protégeant le sanctuaire et vénérant le dieu de la lumière) dans le but de purifier les terres fertiles.

Autant commencer par le point fort du jeu : sa réalisation. C’est beau… et c’est beau, Ubisoft voulait qu’on ait l’impression d’évoluer dans des fresques, tableaux ou BDs, et bien ils ont réussi. Un cell-shading de toute beauté, un univers magnifique digne des contes des milles et une nuit et deux personnages plus qu’attachant.
Le gameplay est assez bien rodé aussi, le personnage répond bien et même si il arrive qu’on ait envie de balancer la manette par la fenêtre je crois que c’est la marque de fabrique Prince of Persia.

Au niveau du jeu en lui même c’est là que ça coince, il est comme Assassin’s Creed, très répétitif. Le déroulement du jeux en gros : choisir une destination, phase de plateforme, boss, collecte des sphères de lumière et ainsi de suite jusque la fin. Je précise que pour ce cas précis, que ce n’est qu’un défaut pour les gens ne sachant pas apprécier ce type de jeu, car répétitif ne veut pas obligatoirement dire chiant.
J’avoue m’éclater à chercher ces petites billes blanches dans tout les recoins des niveaux par exemple.
Par contre le gros gros défaut, c’est les combats. Ils sont peu nombreux, mous, et ça relève plus du quick time event (en gros faut appuyer sur la touche indiquée au bon moment) mixé avec un jeu de rythme car on enchaine les boutons sans vraiment de précision. Même si c’est très artistique, n’empêche que c’est la chose qui m’a le plus déçu dans ce jeu. Le fait qu’on ne puisse pas mourir n’arrangeant rien à cette affaire.

Et oui vous avez bien entendu vous ne pourrez en aucun cas mourir, Elika vous rattrapera lors des chutes, des trop grosses baffes venant des boss etc… Bien sûr en théorie vous allez me dire : « c’est nul » mais finalement après une petite réflexion de 2 mins il faut penser au côté pratique : pas de chargement, ni de sauvegarde ni de donnée. Et oui au lieu de mourir et devoir passer par un quelconque menu vous recommencez directement, bien sûr avec des contrepartie. Si cela se passe pendant une phase de plateforme, elle vous ramènera à la dernière plateforme stable (faudra vous retaper les piliers, les plateformes glissantes, lianes ou autres joyeusetés…) et en combat, ben l’adversaire récupérera une quantité de vie non négligeable.

En conclusion je trouve que PoP fait partie de ces jeux qui sont beaux de par ses graphismes somptueux, de son univers magnifique et de la poésie qui se dégage de l’ensemble. Certes c’est répétitif, oui on ne peut pas mourir mais si vous arrivez à passer outre ces détails je suis certain que vous y trouverez de quoi passer un très bon moment (comptez une quinzaine d’heure pour arriver juste au bout, sans le faire à 100%).
A essayer et à acheter si le Prince et la belle Elika ont réussi à vous ensorceler !!!

L’info en plus : A noter que le doublage en français est de très bonne qualité, et que celui qui double le héros n’est autre que la voix de Nathan Drake (d’Uncharted oui !). On retrouve un peu son côté héros malgré lui et ses petites vannes sur sa propre malchance, un régal. J’oubliais aussi qu’au fil de l’histoire il faudra discuter avec Elika, pour en apprendre plus sur elle, son peuple et son dieu. Une petite histoire d’amour qui avance aussi vite qu’un escargot le temps de vous préparer au niveau suivant. C’est sympa même si certains dialogues sont complètement décousus, sachant en plus qu’il faut appuyer sur un bouton pour lancer une réplique (ça casse le rythme de la discussion). Et pour finir il est possible d’avoir le costume d’Altair via le site d’Ubisoft.

[Test] Dead Space ou le renouveau du survival horror…

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L’ambassadeur du genre j’ai nommé Resident Evil (Bio Hazard pour les chipoteurs) a retourné sa veste au profit de l’action. Que nous reste t-il comme survival horror alors ? En attendant le prochain Silent hill (qui ne s’annonce pas terrible) ou le prochain Project Zero sur Wii (qui ne verra jamais le jour en Europe)…

Et bien cela va vous surprendre mais c’est un nouveau venu qui va vous (amateurs du genre) satisfaire, vous allez être aux anges, ou plutôt tomber en enfer peu importe. Bien sûr Dead Space est sorti il y a un petit moment déjà (sur Xbox360 et PS3) mais n’ayant eu le temps d’y jouer que récemment, je me permet de vous en parler un peu.

Vous y  incarnez Isaak Clark simple ingénieur à bord d’un petit vaisseau de secours en route vers l’énorme vaisseau USG Ishimura qui ne donne plus de signe de vie depuis un moment avec ses 1000 habitants. L’amour de votre vie vous à envoyé un message plutôt troublant et c’est dans l’espoir de la retrouver que vous y allez.

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Première bonne nouvelle : pas d’installation, c’est pas que c’est gênant non plus mais ça fait plaisir des fois de pas en avoir. Graphiquement c’est nickel, c’est beau, détaillé, les textures sont de très bonnes qualité et les personnages/monstres sont bien modélisés. Évidemment c’est sombre donc forcément ça aide, mais ça contribue à rendre cette ambiance encore plus flippante à bord de ce gigantesque vaisseau fantôme.

La vue est empruntée à celle de Resident Evil 4 ou même Gears of war, donc on joue à la troisième personne caméra calé sur l’épaule, mais le rapport s’arrête là. L’écran de jeu est quand à lui épuré, pas d’indications à l’écran, la jauge de vie étant symbolisée sur la combinaison du héros, laissant donc place uniquement à votre héros ainsi que l’horreur du vaisseau.

Niveau gameplay on est pas trop perdu, les contrôles sont simples avec quelques subtilités néanmoins. Les armes ont toutes deux tirs alternatifs (à la manière d’un Unreal Tournament), et bizarrement il ne faut pas tirer sur la tête des ennemis comme se dirait tout gamer. Il faut les démembrer, jambes, bras etc…Dead_Space_HUD

Le menu est (c’est une mode) en temps réel, un joli hologramme apparait devant vous et donc pas de pause pour chercher dans votre inventaire ou consulter la carte, ça devient une chose incontournable pour rendre l’atmosphère encore plus oppressante. Le héros dispose aussi de quelques pouvoirs, comme la télékinésie pour résoudre certaines énigmes, la stase pour ralentir les objets/ennemis ou même un genre de ligne au sol indiquant le chemin à suivre (oui c’est le même principe que dans Prince of Persia).

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Le scénario lui n’a rien d’exceptionnel, je dirais un mélange d’Alien, Doom le tout à la sauce survival horror. Vous trouverez cependant tout au long de l’aventure des vidéos (un peu comme dans Bioshock) permettant d’en savoir plus sur l’histoire.

Je crois que j’ai à peu près fait le tour de ce qui m’a marqué dans ce jeu, ça à été un grande surprise pour moi. Je le savais bon, voir très bon mais là après y avoir jouer on ne peut que le trouver excellent. EA nous livre ici une nouvelle licence, qui n’a rien à envier aux ténors du genre. Finalement j’ai beau chercher je ne lui trouve pas de défaut, certes on fait pas mal d’aller retour mais chaque passage est unique dans le sens où on ne sait jamais quand on va se faire attaquer -_-…

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A acheter les yeux fermés !!!

5a« Un must-have, une référence, un incontournable du survival-horror ! »


PS : J’ai fait exprès de pas trop parler du côté flippant plus en détail, car je suis un trouillard de nature. Mais avec ce jeu j’ai eu la même boule au ventre que lors des premiers Silent hill ou Resident Evil voir même Project Zero. Le maitre mot du survival n’est pas l’armement ou l’action mais l’ambiance et ça EA (Visceral Games) l’a bien compris avec ce jeu.

L’info en plus : Il y a du contenu téléchargeable payant sur le PSN ou le marketplace. Tenues (ya même une combinaison spéciale PS3), armes etc… Dead Space est en fait une trilogie. La première partie existe en comics (pas sorti en France), la seconde est un OAV (film d’animation) sorti en France en DVD et Blu-ray.

[Mini Test] Resident Evil 5 la démo…

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J’avais sérieusement la flemme d’aller télécharger cette démo qui fait controverse. Mais bon j’ai été obligé de la tester, vu qu’elle se trouvait en libre essai sur mon lieu de travail.
Cette démo est donc disponible sur le Market japonais (accès gold) ainsi que sur divers sites sur internet, de façon plus ou moins légale combiné à une méthode afin de pouvoir la lire dont je ne parlerai pas ici (google est ton ami).

Pad 360 à la main je lance la démo et ho surprise, ilétoutenfrançais. Si si parole de scout, les voix sont en anglais et les sous-titres/menus sont en japonais, français, anglais, espagnol…
L’on nous jette dans deux courtes missions au choix, avec possibilité de jouer seul ou à deux en coop sur le même écran (même système que sur Call of Duty WaW).
Faut pas se leurrer le jeu est beau, même très beau, j’ai pu quand même noter quelques défauts d’affichage mais je soupçonne plus la TV d’en être la principale cause.
Bon scénaristiquement je peux rien dire, on arrive on se fait attaquer, faut survivre… On verra ça dans quelques mois plutôt.
Par contre le gameplay je peux vous en parler, prenez Resident Evil 4, ben malheureusement vous avez le 5. Je dirais combiné avec le 0 pour le système avec deux personnages. Je vais quand même énumérer les nouveautés, l’inventaire en temps réel (et oui fini le « vite menu comme ça je me soigne tranquilou »), la possibilité de s’entraider quand on se fait attraper, inventaire des deux persos dissocié avec possibilité de réclamer ou donner des objets. On peut faire faire des actions à l’autre comme pousser un meuble pour bloquer la porte pendant que nous on shoot les récalcitrants ou le contraire. Et je crois que c’est tout, du moins pour le moment.
Edit : J’oubliais que maintenant lorsque vous êtes sérieusement touché (en danger) vous passez en mode mourant, vous serez dans l’incapacité de vous soigner et vous vous trainerez comme une limace, tout cela s’arrange quand votre partenaire vous tapote dans le dos évidemment ^^!

Honnêtement j’étais emballé par ce jeu (le jeu hein pas la démo car je suis pas trop démo) et cet essai m’a permis de confirmer ce que je pensais du jeu : une tuerie.
J’avais adoré le 4, ainsi que les précédents, certes on s’éloigne de la série originale mais ça apporte un souffle nouveau à la série, la mode étant aux jeux d’actions nerveux. Néanmoins dire de RE5 que c’est un « Survival Horror » est erroné chers messieurs de chez Capcom, prenez plutôt exemple sur Dead Space !
En attendant la sortie définitive cet avant goût est plus que prometteur. A essayer les yeux fermés !

L’info en plus : Finalement la démo ne sortira pas sur le Playstation store japonais, mais sera distribué sous forme de blu-ray disc tout simplement. J’ai bien peur qu’il risque d’en apparaitre sur le marché parallèle comme Ebay, et honnêtement je vous déconseille de payer peu importe la somme pour une simple démo. On aura peut être droit à un pack avec la sortie du Blu-ray de Resident Evil Degeneration, non aucun rapport avec Milla Jovovich…


Resident Evil: Degeneration Trailer

[Test] Le héros de la guitare…

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Nouvelle semaine nous rapprochant de Noël, je vais tâcher de vous faire part de quelques idées de cadeaux. On est loin du monde des rpgs, mais faudra s’y faire car à moins de passer Noël au Japon on aura pas de rpg cet hiver (je parle pour White knight ^^).
J’annonce tout de suite, je suis néophyte dans le domaine de la guitare (aussi bien en vrai que dans le jeu) donc ne comptez pas sur moi pour comparer avec les situations de la vie réelle ou avec les précédents volet ni même Rockband. Sachant tout cela lançons nous dans ce Guitar Hero World Tour.

Déjà une info pratique, n’allez pas acheter ce super bundle seul. Car oui il est lourd, il est encombrant et à moins d’être en voiture c’est super chiant à transporter. A savoir que dans ce gros carton qui vous aura délesté de 200€, il y a une guitare, un micro, la batterie ainsi que le jeu.
Concernant le jeu en lui même rien de vraiment spécial, les notes défilent du haut vers le bas et vous devez les jouer en rythme. A la guitare/basse il suffit d’appuyer sur la frette (le bouton de couleur) et gratter le médiator (la longue touche qui fait clic) au bon moment. Pour la batterie encore plus simple, il faut taper sur la couleur correspondante. Quant au chant on a droit à un Singstar-like (une barre d’intonation à respecter avec les paroles qui défilent).
Je vais pas rentrer dans les détails, mais à savoir que le jeu prend toute sa valeur en mode multijoueur, que vous soyez tous dans le même salon ou sur le net. L’interface est bien fichue, quelques détails sont sympas comme le mode coopératif pour la carrière, la customisation des personnages et des instruments etc…
Je n’ai testé le réseau qu’avec des potes, mais pour ce que j’ai pu voir, aucun lag, ralentissement à signaler et on se surprend très vite à enchainer les morceaux aussi bien en équipe qu’en duel.

Autre point important la bande-son, qui est quand même l’élément principal des jeux musicaux. Et bien ici les gens seront partagés car les néophytes comme moi seront aux anges de voir des titres accessibles pour tous (même quand on écoute que de la musique japonaise ou des OSTs) en allant de Beat it jusque Eye of the tiger en passant par du Lenny Kravitz. Bref vous l’aurez compris la bande son se veut un peu plus populaire, facile d’accès, c’est d’ailleurs illustré par un mode « novice » encore plus simple que le mode facile destiné aux gens n’ayant aucun sens du rythme et de la coordination.
Il est bien sûr possible, moyennant finance, de télécharger des chansons supplémentaires sur le PSN, dont « Another Way to die » d’ Alicia Keys qui sert de générique à 007 Quantum of Solace (je vous en reparle dans la semaine).

J’oubliais ! Les jours précédant l’achat j’avais lu quelques articles effarant sur la qualité du matériel fourni dans le pack, batterie/guitare défectueuse ou très fragiles. Après l’avoir testé deux semaines régulièrement je n’ai rien vu de tel, bien sûr faut éviter de foutre de l’eau dessus ou de les jeter par la fenêtre ou autres idées farfelues (comme imiter une rock star et fracasser sa guitare sur le sol…)
Mais c’est vrai que dans le doute évitez si possible l’achat par internet qui compliquera les histoires de SAV si besoin est (ce que je ne vous souhaite pas).

Pour conclure ce GHWT est une valeur sûre pour faire plaisir à Noël, exit la Wii. Vous dépenserez moins d’argent et autant de calories. Et vous vous éclaterez bien plus même si à la base vous n’êtes pas trop jeux musicaux. Si vous ne saviez pas quoi offrir, ou vous offrir (et que vous avez les moyens) n’hésitez plus car c’est un très beau cadeau : A acheter si vous avez l’âme d’une rockstar (après si vous êtes allergique au rock ou la musique en général allez plutôt sur autre chose du moment que c’est pas la Wii.)

L’info en plus : Je me posais la question du problème du nombre de port USB sur les nouveaux modèles de PS3. En effet il faut un port par instruments, donc 4 (Guitare, basse, micro et batterie), soit 3 petits dongle (sorte de clé wi-fi si vous préférez) pour le Wifi et un câble pour le micro. Et j’ai remarqué que le dongle pour la guitare disposait de 2 ports usb supplémentaire, donc pas d’inquiétude même si vous n’avez pas de 60 Go. Il est aussi à déplorer la présence d’une chanson du groupe enfin du truc Tokio H%*µel, mais là c’est un autre débat.

[Test] Lost Odyssey

Pour fêter mon dixième article, je vous en gratifie d’un 11ème pas plus tard que maintenant.
Pour être franc j’ai eu un peu de remord de vous laisser en compagnie d’Enchanted arms seulement (et pendant la nuit j’ai reçu des mails de pro-Microsoft me menaçant de mort car pas assez de jeux Xbox360 sur le site, je blague bien sûr… ou pas…).

Je vais être direct, c’est le meilleur RPG next gen à l’heure actuelle (Valkyria n’étant pas un RPG à proprement parlé). Sous la supervision d’Hironobu Sakaguchi (papa de Final Fantasy), le chara-design de Takehiko Inoue (papa de Slam dunk, Vagabond) et la plume inspiré de Kiyoshi Shigematsu au scénario, Mistwalker nous offre ici un, je veux dire le RPG old school par excellence. Donc si le tour par tour n’est pas votre tasse de thé, que l’idée de tourner pendant trois heures dans une zone rien que pour faire de l’XP ne vous enchante pas ou que vous préférez être un mec avec un casque de moto vert tirant des lasers plutôt que de lire/vivre une belle histoire : passez votre chemin.

Petite mise en bouche, vous incarnez Kaïm Argonar, un « jeune » homme (du moins en apparence) souffrant du syndrome de « je suis blasé par la vie » (un peu comme Squall –> FFVIII). Et il y a de quoi, le bougre est immortel, cela fait plus de 1000 ans que Kaïm côtoie les hommes voyant ainsi les bons et mauvais côtés du genre humain. Cependant lorsqu’on en prend le contrôle, Kaïm est devenu amnésique, il n’a aucun souvenir et se contente d’obéir à son maitre : Gongora. Il sera accompagné par Seth, une pirate immortelle amnésique (apparemment on perd souvent la mémoire quand on est immortel ^^ enfin l’explication c’est qu’en fait… euh non je vais pas vous le dévoiler quand même). Et Jansen, simple mortel, coureur de jupon et accessoirement espion à la solde de Gongora.
Au fil de l’aventure Kaïm et sa troupe récupèrerons peu à peu leurs souvenirs, donnant place à des cut-scenes ne comprenant que des images fixes et du texte. Ces scènes sont les souvenirs de Kaïm, intitulé : un millénaire de rêves. En voici un modeste exemple, je trouve que c’est magnifiquement mis en scène, simple, efficace et surtout poétique.


Lost Odyssey – Hannah’s departure.

Les membres de la famille ont les larmes aux yeux lorsqu’ils accueillent Kaïm, de retour à l’auberge après son long voyage.

« Merci infiniment d’être venu. »

Il comprend immédiatement la situation.

L’heure du départ approche.

C’est trop tôt, bien trop tôt. Cependant, il le sait, ce jour devait finir par arriver, et dans un futur proche.

« Je risque de ne jamais te revoir », lui avait-elle dit avec un sourire triste lorsqu’il était parti en voyage, son visage souriant presque transparent tant il était blanc, si fragile, et par conséquent incroyablement beau, alors qu’elle était couchée dans son lit.

« Puis-je voir Hanna maintenant ? », demande-t-il.

L’aubergiste fait un tout petit signe de tête et répond : « Je ne pense pas qu’elle vous reconnaîtra cependant. »

Il avertit Kaïm qu’elle n’a pas ouvert les yeux depuis la nuit dernière. À en juger par les faibles mouvements de sa poitrine, on peut en conclure que sa vie ne tient plus qu’à un fil qui pourrait se rompre à tout moment.

« Quelle honte ! Je sais que vous avez mis un point d’honneur à venir ici pour elle… »

Une autre larme coule le long de la joue de la femme.

« Cela ne fait rien », dit Kaïm.

Il a assisté à d’innombrables décès, et son expérience lui a appris beaucoup de choses. Tout d’abord, la mort ôte le pouvoir de parler, puis la capacité de voir. Cependant, l’ouïe fonctionne jusqu’à la fin. Même si la personne a perdu connaissance, il arrive fréquemment que les voix de la famille lui arrachent un sourire ou des larmes.

Kaïm pose son bras autour de l’épaule de la femme et dit : « J’ai beaucoup d’histoires à lui raconter sur mes voyages. J’ai attendu ce moment avec impatience quand j’étais sur la route. »

Au lieu de sourire, la femme laisse couler une autre grosse larme et fait un signe de tête à Kaïm : « Et Hanna était si impatiente d’écouter vos histoires. »

Ses sanglots étouffèrent presque ses mots.

L’aubergiste dit : « J’aimerais vous proposer de vous reposer de vos voyages avant de la voir, mais… »

Kaïm interrompt ses excuses : « Bien sûr. Je vais la voir tout de suite. »

Il reste très peu de temps.

Hanna, la fille unique de l’aubergiste et de sa femme s’éteindra probablement avant le lever du soleil.

Kaïm pose son sac sur le sol et ouvre doucement la porte de la chambre de Hanna.

Depuis sa naissance, Hanna était frêle. N’ayant pas eu la possibilité de voyager, elle avait rarement quitté la ville ou même le quartier dans lequel elle était née et avait grandi.

Cette enfant ne vivra probablement pas jusqu’à l’âge adulte, avait dit le médecin à ses parents.

À cette petite fille aux traits extraordinairement beaux, dignes d’une poupée, les dieux avaient réservé un destin des plus tristes.

Le fait qu’elle soit née fille unique de propriétaires d’une petite auberge le long de la grande route était peut-être un petit acte de rédemption pour une telle injustice.

Hanna ne pouvait aller nulle part, mais les clients qui restaient dans l’auberge de ses parents lui racontaient des histoires sur les pays, les villes, les paysages et les gens qu’elle ne connaîtrait jamais.

Chaque fois que de nouveaux clients arrivaient à l’auberge, elle leur demandait : « D’où venez-vous ? », « Où allez-vous ? », « Pouvez-vous me raconter une histoire ? ».

Elle s’asseyait et écoutait leurs histoires, les yeux brillants, les poussant toujours à lui en raconter plus avec ses « Et alors ? Et ensuite ? ». Lorsqu’ils quittaient l’auberge, elle les suppliait : « S’il vous plaît, revenez me raconter des tas d’histoires sur des pays lointains ! »

Elle se tenait là, faisant des signes de la main, jusqu’à ce que la personne disparaisse au loin, en bas de la grande route. Elle poussait alors un soupir, et retournait dans son lit.

Hanna dort à poings fermés.

Il n’y a personne d’autre dans la chambre, signe probable qu’elle a depuis longtemps franchi le stade où les médecins ne pouvaient plus rien pour elle.

Assis sur la chaise à côté de son lit, Kaïm dit en souriant : « Bonjour Hanna, je suis revenu. »

Elle ne répond pas. Sa petite poitrine d’enfant se soulève et s’abaisse de manière à peine perceptible.

Il lui raconte : « J’ai vogué sur les mers cette fois. Sur l’océan, du côté où le soleil se lève. J’ai pris un bateau depuis un port très, très, très loin, de l’autre côté de la montagne que tu peux voir par cette fenêtre, et je me suis retrouvé en mer depuis le moment où la lune était pleine jusqu’à ce qu’elle rétrécisse de plus en plus, avant de redevenir de plus en plus grosse jusqu’à être pleine à nouveau. Il y avait l’océan à perte de vue, et rien d’autre. Rien que la mer et le ciel. Tu imagines Hanna ? Tu n’as jamais vu l’océan, mais je suis certain que les gens t’en ont parlé. C’est comme une énorme flaque incommensurable. »

Kaïm rit sous cape, et il a l’impression que la joue pâle de Hanna bouge légèrement. Elle peut l’entendre. Même si elle ne peut pas parler ou voir, son ouïe est toujours en vie.

Croyant et espérant que cette théorie est vraie, Kaïm poursuit le récit de ses voyages.

Il ne parle pas d’adieux.

Comme toujours avec Hanna, Kaïm sourit avec une douceur particulière qu’il n’avait jamais montrée à quiconque, et il continue de raconter ses histoires avec fougue, accompagnant parfois son récit de gestes exagérés.

Il lui parle de l’océan bleu.

Il évoque aussi le ciel bleu.

Il ne dit rien à propos de la violente bataille qui teinta l’océan de rouge.

Il ne lui raconte jamais ces choses-là.

Hanna était encore une petite fille lorsque Kaïm vint à l’auberge pour la première fois.

Lorsqu’avec son ton enfantin et son sourire innocent elle lui demanda d’où il venait et s’il pouvait lui raconter des histoires, Kaïm ressentit une douce chaleur l’envahir.

À cette époque, il revenait d’une bataille.

Plus précisément, il en avait terminé une et était en route pour la suivante.

Sa vie consistait à voyager d’un champ de bataille à un autre, et rien de tout ça n’a changé à ce jour.

Il a ôté la vie d’innombrables troupes ennemies, et assisté à la mort de nombreux compagnons sur le champ de bataille. De plus, la distinction entre les ennemis et ses compagnons ne tenait qu’à un minuscule coup du sort. Si le destin avait pris une tournure légèrement différente, ses ennemis auraient été ses compagnons, et ses compagnons ses ennemis. C’est le sort du mercenaire.

Épuisé spirituellement, il se sentait incroyablement seul. Étant immortel, Kaïm ne craignait pas la mort, qui était précisément la cause du visage distordu de chaque soldat effrayé, et la raison pour laquelle le visage de chaque homme qui mourait dans d’atroces souffrances était gravé à jamais dans son esprit.

D’ordinaire, il passait ses nuits sur les routes à boire. Abruti par l’alcool, ou faisant semblant de l’être, il essayait d’oublier l’inoubliable.

Cependant, lorsqu’il vit le sourire de Hanna qui le suppliait de lui raconter des histoires sur son long voyage, il se sentit bien plus apaisé qu’il ne l’aurait été grâce à l’alcool.

Il lui raconta beaucoup de choses…

À propos d’une jolie fleur qu’il avait découverte sur le champ de bataille.

À propos de la beauté ensorcelante de la brume qui envahit la forêt la veille de la bataille finale.

À propos du goût merveilleux de l’eau de source dans un ravin où ses hommes et lui s’étaient réfugiés après avoir perdu une bataille.

À propos d’un immense ciel bleu, sans fin qu’il avait vu après une bataille.

Il ne lui raconta jamais rien de triste, il se tut quant à la noirceur et la bêtise humaines dont il avait continuellement été témoin sur le champ de bataille. Il lui cacha son métier de mercenaire, ne lui donna jamais les raisons de ses voyages perpétuels, et parla uniquement de belles choses.

Il s’aperçoit maintenant qu’il n’a raconté à Hanna que des jolies choses pas tant par égard pour sa pureté, mais pour son propre salut.

Rester dans l’auberge où Hanna l’attendait devint l’un des petits plaisirs de la vie de Kaïm. En lui racontant les souvenirs qu’il rapportait de ses voyages, il ressentait un certain salut, aussi mince soit-il.

Cinq ans, dix ans, son amitié avec la fillette se poursuivit. Petit à petit, elle avançait vers l’âge adulte, ce qui signifiait que, comme l’avaient prédit les médecins, chaque jour la rapprochait un peu plus de la mort.

Et maintenant, Kaïm achève la dernière histoire de son voyage qu’il partegera avec elle.

Il ne la reverra plus et ne pourra plus lui raconter d’autres histoires.

Avant l’aube, tandis que la nuit est au plus sombre, le souffle de Hanna s’interrompt par de longues pauses.

Le fil très fragile auquel tient sa vie est sur le point de se rompre tandis que Kaïm et ses parents la veillent.

La petite lueur qui a réchauffé la poitrine de Kaïm va s’éteindre.

Ses voyages solitaires, ses longs, longs voyages sans fin, reprendront demain.

« Tu vas bientôt voyager toi aussi, Hanna », lui dit Kaïm avec douceur.

« Tu vas partir pour un monde que personne ne connaît, un monde qui n’a jamais fait partie des histoires que tu as entendues jusqu’à présent. Tu vas enfin pouvoir quitter ton lit et aller où tu veux. Tu seras libre. »

Il veut qu’elle sache que la mort n’est pas quelque chose de triste, mais quelque chose de joyeux mêlé à des larmes.

« C’est ton tour maintenant. N’aie pas peur et raconte à tout le monde les souvenirs de ton voyage. »

Ses parents feront le même voyage un jour. Et un jour, Hanna pourra rencontrer tous les clients qu’elle a connus à l’auberge, bien au-delà des cieux.

Moi, cependant, je ne pourrai jamais y aller.

Je ne pourrai jamais échapper à ce monde.

Je ne pourrai jamais te revoir.

« Ce n’est pas un au revoir, mais seulement le début de ton voyage. »

Il lui dit ces derniers mots.

« Nous nous reverrons. »

Voilà le dernier mensonge qu’il lui raconte.

Hanna part.

Son visage affiche un sourire tranquille comme si elle lui avait répondu :

« À bientôt. »

Ses yeux ne se rouvriront jamais. Une unique larme coule lentement le long de sa joue.

C’est une des choses qui m’ont le plus plu dans ce Lost Odyssey. Car finalement on se rend compte que c’est lorsqu’on est immortel que l’on est le plus victime de la mort. Voir tous ces êtres cher mourir sans rien pouvoir y faire, tout cela à rendu Kaïm « insensible » mais en retrouvant ses souvenirs, ses émotions lui reviennent et il ne sera pas rare de se voir pleurer de concert avec lui tout au long de l’aventure.

Au niveau du gameplay, rien à signaler, c’est du tour par tour tout ce qu’il y a de plus classique. La seule subtilité réside dans le fait qu’on doive maintenir la gâchette et la relâcher au bon moment pour faire un coup plus puissant. Le jeu est dur, si vous n’êtes pas préparé avec l’équipement adéquat (anti poison, paralysie etc…) au bon moment, c’est le GAME OVER assuré (et vous allez en avoir). J’allais oublié, vos immortels une fois KO pourront se relever au bout de quelques tours d’eux même ce qui n’est pas le cas des mortels. Cependant si tous vos joueurs sont KO : fin de partie.
Graphiquement le jeu s’en sort bien, ça casse pas des briques non plus, mais c’est ce qu’on attend d’un RPG next gen (des personnages bien modélisés, des paysages diversifiés etc…) surtout que finalement c’est un petit studio qui fait ce jeu (vous devriez en prendre de la graine Sq-E).

Bref je vais conclure car en parler finalement ça ne sert à rien, il faut le faire, le vivre. A acheter les yeux fermés car ce serait dommage (si vous avez la 360) de passer à côté de ce titre qui est à mon goût sous noté. Amoureux du RPG à l’ancienne, partez en quêtes de ces 4 DVDs entièrement en français et prenez votre pied avec ce merveilleux jeu !

L’info en plus : Au japon existe un recueil contenant l’ensemble des rêves de Kaïm, faudrait réveiller les éditeurs français pour qu’ils publient ce livre de poche >_< !

[Test] Enchanted arms, tu parles…

EA_jaquette.jpg Voilà à quoi j’en suis réduit pour trouver un RPG à tester pour vous sur notre malheureuse PS3. Cela va bientôt faire plus d’un an que ce titre est en train de moisir dans la ludothèque de notre chère console. Et finalement devinez quoi, il est pas si nul que ça, sisi je vous assure.
Bon comme ma mémoire n’était plus toute fraiche j’ai pris la peine de ressortir le blu-ray et de le réinsérer dans ma console histoire de me remettre dans le bain et pour vous dire la vérité j’ai été agréablement surpris.
Le jeu vous met dans la peau d’Atsuma un jeune écervelé qui cache en son bras un pouvoir mystérieux (transcendant comme scénar…) accompagné de ses amis Toya (le beau gosse, intelligent qui fait craquer toutes les filles) et Makoto le… euh la… enfin le messieurs/dame. Bref et faut dire le pauvre Atsuma n’est vraiment pas doué, car par mégarde il libère la Reine des glaces (du jamais vu non ?).

Commençons par descendre ce jeu, car même si j’ai été agréablement surpris, il est loin d’être exempt de défaut, c’est même plutôt le contraire. Et donc, graphiquement le jeux date et ça se sent (sorti courant 2006 sur 360 et aucun lifting de fait sur le portage PS3 qui n’arrivera qu’un an plus tard). C’est pas moche non plus, mais ça ressemble étrangement à du FFX un peu lissé. Certains décors sont pas trop mal fait, de même que les textures mais le character design (le style des persos, des monstres) est à chier (pour rester poli). De plus le rythme déjà lent du jeu se voit octroyé de temps de chargements que j’ai trouvé assez long (trop même). Si après ça vous êtes encore là alors Enchanted Arms a peut être de quoi vous séduire.
Car oui il y a quand même des bon points dans ce jeu, à commencer par son système de combat, un peu plus dynamique où il vous faudra en plus de gérer l’action du personnage, gérer ses déplacements sur un genre d’échiquier. De façon à ce que les unités plus faibles soient en retrait, les corps à corps plutôt en première ligne. C’est assez sympa car ça donne un côté tactique à ce RPG au tour par tour, avec pas mal de possibilité, dont des Over break (repompé sur l’overkill de FFX) et des combos. Un autre truc sympa est la gestion de la fatigue, en effet à la fin de chaque combat vous récupérez HP et PM (ça s’appelle pas comme ça dans le jeu) mais attention car vous avez des VP (vigor point?) qui eux baissent après chaque combat. Et si ces VP atteignent 0, vous vous retrouverez avec 1 HP et 1 MP -_- la joie dans un RPG quoi. Pour récupérer il suffira d’un point de sauvegarde, ou tout simplement de les écarter du combat un certain temps en les enlevant de votre équipe.
Le dernier point et non des moindres, on connait la tendance des japonais à adorer collectionner monstres, objets, cartes etc… Ici ce sont des golems, vous pourrez en fabriquer, les utiliser en combat comme dans SMT, Persona, Pokemon (ok je sors…^^) C’est le genre d’attention qui rallonge la durée de vie et dont je suis un inconditionnel.

Bref malgré une histoire qui inflige l’altération d’état sommeil au joueur ainsi que la copine ou la famille s’ils trainent dans le coin, un chara design à la ramasse et un jeu techniquement (complètement) dépassé, ce jeu dispose de quelques attraits qui vous feront passer quelques heures « divertissantes » en attendant les mastodontes du genre (je dis ça sans conviction, merci Square). Car oui faut pas l’oublier, c’est un jeu de From Software que je qualifierai de seconde zone, donc on peut lui pardonner certaines lacunes. Verdict : A essayer/emprunter voir si vous êtes trop en manque de RPG japonais, que vous avez fini Valkyria et tout ce qui vous restait de jeux PS2 achetez-le en occaz. .

L’info en plus : La version PS3 dispose de quelques mini-jeux utilisant la SIXAXIS et quelques golems en plus (chouette…)

Une découverte non fini ? Infinite Undiscovery.

jaquette_IU

Depuis un moment déjà la Xbox 360 peut se vanter d’avoir les faveurs des développeurs japonais concernant les RPGs nippon (on ne parle pas ici de Oblivion/Fallout-like). D’ailleurs le géant américain a réussi à rallier à sa cause, de part son budget et son parc de console, la prestigieuse firme Square-Enix.
Alors que vaut cette nouvelle franchise tout droit sorti des équipes de Valkyrie Profile et Star Ocean, c’est ce que nous allons voir dans ces quelques paragraphes.

Commençons par le début, on met le DVD et oh surprise, une magnifique cinématique nous explose à la figure, c’est beau, c’est lisse, on sait pas pourquoi ça se bat mais on s’en fout. Mais bon on se dit c’est du S-E alors c’est normal une scène d’intro qui en jette.

Je suis Faith et vous êtes moi… ah non je me goure, on est simplement un jeune homme nommé Capell musicien vagabond à ses heures perdu. La particularité de celui-ci c’est qu’il ressemble trait pour trait au leader des rebelles souhaitant sauver le monde (rien que ça). Ainsi il se retrouve embarqué dans la quête principale : Détacher les chaines qui relient le monde à la lune. Je sais pas vous mais moi à ce moment là j’étais déjà un peu refroidi, mais bon fan de RPG j’ai déjà vu pire donc je poursuis.

Et là enfin un peu de joie, les combats, il ne s’agit donc pas d’un tour par tour, mais bien en temps réel. Un bouton pour slasher, un pour les technique etc… Ça ressemble un peu aux combos que l’on retrouve dans les Dynasty Warriors, on frappe plusieurs fois et on fini par le coup puissant pour sortir une technique. Contrairement au tour par tour (j’adore ce genre aussi hein) ça réveille, c’est dynamique, le pied quoi. Et si seulement ça pouvait être vrai. Le jeu vous propose une multitude de personnages qui vous accompagneront dans l’aventure et ceux-ci seront… non jouable…

Oui tout à fait ils vous suivront, lanceront des sorts et utiliseront des potions de leur propre chef. Bien entendu vous pourrez leur ordonner d’effectuer certaines actions spéciales, Aya peut tirer des flèches sur les barils pour les faire exploser ou Rico lui pourra dompter des monstres. C’est quand même un peu un système d’assisté, ils vous balancent des potions sous peine de penser à en racheter une tonne à chaque halte. A noter que par exemple il faudra 5 secondes à Aya pour se positionner devant vous avant de pouvoir viser et tirer, sachant que si elle se fait toucher on recommence le processus. Toujours concernant les combats, je n’ai pu le tester que sur ma console mais j’ai eu pas mal de baisse de framerate lorsqu’il y avait pas mal d’effet à l’écran.

Aya Infinite

Concernant la réalisation, elle est vraiment inégale. Certains décors sont magnifiques, et les personnages sont bien modélisés. Les vêtements bougent au gré du vent et dans l’ensemble c’est beau. Pourtant les animations faciales, certaines textures font PS2, on se retrouve parfois dans des lieux presque vide. Et la cerise sur le gâteau, certaines cinématiques sont parlées et d’autres non tel un film de Charlie Chaplin. Les lèvres sont en mouvement mais seul le texte s’affiche. Déjà à l’époque de la PS2 je trouvais ça limite mais là j’ai cru que mon jeu ou ma console déconnait, mais non c’est jusque que certaines scènes importantes en temps réel sont muettes.
Je reviens un peu sur le fait de comment aimer ce jeu, car malgré le fait qu’il me soit passé à côté si vous aimez le genre faux MMORPG (ces rpg multi-joueurs en ligne, où le but est de tuer du monstre à répétition pour avoir l’objet ultra rare) ce jeu est fait pour vous. Car oui il vous faudra farmer (tuer des monstres bêtement en chaine) pour pouvoir crafter (fabriquer) de bonnes armes ou simplement la délicieuse tarte de mamie qui rend beaucoup de HP. Et oui car s’il vous faut une aile de chauve-souris pour fabriquer votre nouvelle épée, il faut savoir qu’en tuant une chauve-souris on attrape que son oeil, ou ses poils, et que seulement après une vingtaine (avec de la chance) on arrive à choper une aile… magique me direz-vous.

Je pense que j’ai fait un peu le tour de la question, vous vous en seriez douté je n’ai pas du tout aimé voir accroché. Je ne l’ai pas poussé jusque la fin (honte à moi diront les protecteurs de ce jeu) mais un rpg qui me captive pas après 10/15 heures de jeu, ça passe à la trappe. De plus le jeu essaye parfois de faire un peu rire avec des situations propices aux quiproquos ou calembours de mauvais gout, prenez un carambar à la place il aura plus de chance de réussir. Au final avec de bonnes idées de départ, le système de combat, les connexions avec les persos secondaires IU aurait pu réussir si il avait été un peu plus fini et si je devais résumer en un mot ce serait : déçu.

Infinite Undiscovery Art

Donc : A jeter (si vous l’avez acheté comme moi), A ne pas acheter (si vous comptiez le faire).

L’info en plus : Ce que j’ai bien aimé c’est que Capell peut jouer de la flûte ce qui provoque divers bonus, voir dévoile des passages secrets. Mais j’aimerais que ceux qui me lisent, me disent ce qu’ils ont aimé dans IU car perso même en cherchant je trouve pas.

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