Et non je ne suis pas mort, simplement une grosse flemme : un pseudo traumatisme dû au retour des vacances sans doute ? Ou simplement le fait de dériver sur internet au lieu d’écrire. Bref peu importe, après 3 ou 4 semaines de retard voici enfin la semaine consacrée à cette merveilleuse saga qu’est : Suikoden.
幻想水滸伝, Gensou Suikoden ou « Au bord de l’eau » fait parti des 4 grandes légendes chinoise au même titre que « Les Trois Royaumes« …

Remontons loin vers les débuts de la PSone… 1997 en France. Suikoden est un des premiers RPG sorti sur la console, si ce n’est le premier. Ce sera d’ailleurs mon premier jeu PSone (larmichette quand tu nous tiens, merci Konami). Tout en anglais (ça ne m’a jamais dérangé, je préfère justement quand à la qualité de la trad) j’ai tout de suite accroché les graphismes, sobres en 2D. En effet nous sortions de la Super Nintendo et un RPG se devait d’être en 2D (deux dimensions), Final Fantasy VII n’avait pas encore pointé le bout de son nez. La particularité du jeu est de proposé 108 personnages (pas tous jouables) selon la légende chinoise, sous formes de 108 étoiles qui se réunissent afin de mettre un terme à la tyrannie de l’empire.
Vous êtes Teel McDohl (de base le héros n’a pas de prénom, Konami ne l’a révélé que plus tard, comme d’habitude) fils du grand général Theo McDohl (un des six grand généraux de l’empire). Pendant que votre père est envoyé au front à la frontière nord, sous les ordres direct de l’Empereur Barbarossa vous faites vos début comme membre de l’empire (en fait on vous fait faire le coursier). Au fil de vos aventure vous découvrez que le peuple souffre, en effet l’empire est corrompu et la nouvelle conseillère de l’empereur dame Windy n’a pas l’air étrangère à ce problème.
Attention SPOIL !!!!
Il se trouve que cette sorcière convoite la rune que porte Ted votre ami d’enfance, en tentant de l’aider et en exauçant ses dernières volonté, vous serez considérés comme des traitres et serez obligé de fuir la ville.
Vous serez ensuite amené à rejoindre l’armée de la libération dirigée par Odessa Silverberg. Ce n’est qu’un début de mouvement anti impérial mais il est déjà assez bien organisé, cependant lors d’une attaque surprise Odessa sera tuée. Elle vous demandera de trouver son frère Mathiu Silverberg qui n’est autre qu’un strategiste de légende (ayant participé dans une ancienne grande guerre). Ce dernier vous nommera chef, décelant vos qualités de leader, c’est à ce moment là que l’histoire commence vraiment, il vous faudra trouver un quartier général et recruter un maximum de gens pour lutter contre l’empire de la lune écarlate.
Techniquement, bien que vieux, le jeu reste très joli et encore largement jouable de nos jours (il est d’ailleurs disponible en téléchargement sur le Playstation Store américain). Les personnages ont de jolis sprites (pixels) et les animations sont correctes, rien à redire à ce niveau là. Les dessins sont de bonne qualité bien que le style choisi soit vieillot, mais bon Konami rectifiera le tir lors du deuxième épisode dont je vous parlerai très bientôt. Mention particulière à la musique qui m’a fait vibrer, autant dans les moments épiques (comme la première bataille de l’armée de la libération sous votre commandement) que dramatiques (la mort de….).
Mais Suikoden ce n’est pas qu’un RPG au tour par tour classique, les combats se font à 6, sur deux rangées. Mais en dehors de ça il existe les duels en un contre un, et aussi les grandes batailles entre armées qui sont un genre de pierre, feuille, ciseaux géant. J’ai personnellement adoré ces batailles, avec plein de mini soldat qui font des bruits tout mignons et la musique épique, il n’y a pas de mot pour décrire cela. Les duels quand à eux, sont plutôt un exercice de lecture, votre adversaire dira une phrase avant d’attaquer, à vous d’anticiper et de faire le bon choix pour lui infliger un maximum de dégât et à en subir un minimum.
En conclusion, Suikoden même s’il n’a pas conquit le publique, du moins pas autant que les grosses licences type FF ou DQ, a su conquérir mon cœur de gamer. Cette saga bien que plus modeste (techniquement parlant) n’a pas à rougir faces aux autres RPG. Il a ses propres qualités, concept et particularités : les 108 personnages à recruter, la guerre, les mini jeux et le scénario toujours passionnant (préparez vous à être secouer emotionnellement parlant, entre trahison, tragédie et joie)… Suikoden reste à ce jour un de mes RPG favori dont je ne me lasse pas de refaire. Ce premier épisode pose donc les bases, les personnages (certains personnages seront récurrents dans la série) , le monde (les continents ainsi que les races : Elfes, Nains, Kobolds..) de cette saga qui en est à son cinquième volet aujourd’hui (sans compter les épisodes annexes : SuikoGaiden 1&2, Suikoden le jeu de carte sur Gameboy Advance, Suikoden Tactics et Suikoden Tierkris).
Suikoden sur PSone : C’est validé !!!! Classique, à ne pas louper, sous aucun prétexte.
L’info en plus : Suikoden 1&2 est ressorti sur PSP, uniquement au Japon hélas. A savoir aussi que la version américaine a eu un traitement spécialement hideux au niveau de la jaquette, je vous laisse découvrir et apprécier. (le but du jeu des fans, est de retrouver qui correspond à qui mdr)

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