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[Mythe] Final Fantasy VII : L’ultime fantasy…

Si jamais vous n’aviez pas encore fait le jeu je vous déconseille de lire l’article qui risque de contenir des spoilers.

Novembre 1997, les mains tremblantes devant la caisse de chez Score Games mes économies disparurent sous formes de pièces de 10 francs afin d’acquérir le jeu qui bouleversera une génération de joueurs dont je fais partie. Je vous épargne les détails dont plusieurs aller-retour car il manquait quelques piécettes…


Final Fantasy 7 – Opening FMV

Bien sûr il y a eu d’autres RPGs mythiques avant (Chrono Trigger, Mystic Quest, FF6 etc…) et s’imposer lors du passage à la 3D grâce à la PSone est un pari que Squaresoft de l’époque a réussi haut la main.
Après une sublime séquence d’introduction on est directement lancé dans le jeu, au commande de Cloud Strife, un ex-membre du SOLDAT un corps d’armée d’élite à la solde de la Shinra (qui est une multinationale pompant les ressources de la Terre sans vergogne : l’energie Mako).
Pour gagner sa vie, Cloud est maintenant mercenaire, vendant ses services aux plus offrants, il se bat actuellement au côtés de Barret Wallace et son organisation : Avalanche. Leur but : détruire les réacteurs Mako de la Shinra pour sauver la Terre. Ils sont accompagné de Tifa Lockheart qui se trouve (par hasard qui sait ?) être l’amie d’enfance de Cloud.

Square posera ici les fondations de ce que beaucoup d’entre nous considérerons ensuite comme les éléments faisant de ce jeu une référence en terme de RPG. Des personnages incroyablement charismatiques (Cloud, Sephiroth, Aerith), une histoire plus que complexe (je pense que l’histoire de Metal Gear Solid 4 est facile d’accès par rapport à FF7), le système de combat : ATB (Active time battle, une jauge se remplie au fur et à mesure, une fois pleine vous pouvez faire une action avec ce personnage), le système des magies : les Materias et les invocations sont bien évidemment de la partie (Square introduisant ici le système de mini cinématique lors de l’utilisation d’une invoc’)….

Ils feront ensuite la connaissance d’Aerith, la dernière des Cetras/Anciens ainsi que d’autres et devront au final faire face à un mal bien plus dangereux que la Shinra, mais je ne vais pas tout dévoiler non plus ^_-.

Graphiquement pour l’époque c’était honorable. Une 3D simple/basique pour les personnages, des décors précalculés d’une magnifique beauté et des personnages modélisé de façon plus complexe pour les combats. Square fit grâce à ce jeu, une démonstration de son savoir faire au niveau des cinématiques et qui est aujourd’hui encore une marque de fabrique de la maison.

Je ne vais pas d’avantage revenir sur le scénario, faut juste savoir qu’il est complexe et complet. L’univers de Final Fantasy 7 est l’un des plus travaillé qu’il m’ait été donné de voir. Petite parenthèse sur la musique du jeu, signé Nobuo Uematsu (sans déconner…), elle est énorme ! Que ce soit les thèmes des persos, les musique de combat normaux et/ou de boss, ces musiques sont un régal pour les oreilles.

Edit : J’avais oublié de vous parler de la présence d’une multitude de mini-jeux, la course de chocobo, le snowboard, un pti jeu de baston en 3D et même un jeu de sous-marin sans oublier la course de moto sur l’autoroute. De plus il sera possible d’élever ses Chocobos afin d’obtenir la race ultime permettant d’acquérir la dernière invocation : Les chevaliers de la table ronde.

Pour conclure Final Fantasy 7 représente pour moi la quintessence du RPG japonais. Square réussi à inclure dans ces trois galettes : Graphismes, Scénario, Gameplay… Honnêtement je ne saurais quoi critiquer sur ce titre., qui est aujourd’hui encore une référence, voire LA référence en terme de RPG sur console.
Franchement si ce n’est pas déjà fait, refait et refait etc…. débrouillez-vous mais faites le les yeux fermés, car sinon vous passerez à côté d’un immanquable sur Psone.


Final Fantasy 7 Tech demo

L’info en plus : Il y a déjà un paquet de temps sortait sur internet une vidéo promotionnelle de Square présentant l’introduction de FF7 via les capacités de la PS3 , mais hélas ce n’était qu’une démo technique. Cependant on continue de prier, attendre pour un éventuel remake de FF7 sur PS3 ou au moins sur PSP….

[Test] Persona 3 FES

Me revoilà pour fêter la première semaine de vie de mon blog, quoi de mieux que de présenter un des derniers bijoux de la PS2 ? Persona est un spin off de la saga des Shin Megami Tensei (Shin Megaten pour les intimes) développé par ATLUS. Mais alors qu’est-ce que F.E.S ? Il s’agit tout simplement d’une réedition du 3, en y rajoutant monstres, quêtes, cut-scenes, costumes, ainsi qu’un chapitre supplémentaire inédit faisant directement suite à l’histoire principale. On a donc ici pour une trentaine d’euros ce merveilleux RPG ainsi que son « add-on ».

Vous êtes vous, enfin le héros n’a pas de nom prédéfini. Vous venez d’intégrer le lycée, quoi de plus normal, sauf que vous découvrez l’existence de la « Dark Hour », une heure que seuls ceux qui ont le potentiel peuvent voir. Pendant cette 25ème heure, les gens normaux se retrouvent transformé en cercueils, tandis que certains bâtiments changent de formes et bien sûr une horde de monstres (nommé les shadows) apparaissent. Notre jeune lycéen rencontre ensuite d’autres personnes ayant le potentiel, et les rejoint afin de combattre les shadows.
Cependant ils ne lutteront pas seul, accompagné de leurs Persona (un genre de reflet de la personnalité, matérialisé par une créature) que l’on invoque en se tirant (tout simplement) une balle dans la tête (avec un pistolet spécial hein, avec un Desert Eagle vous êtes cuit…)

Graphiquement le jeux est correct, on est sur PS2, on a déjà vu mieux mais la technique n’est pas le point fort du jeu, c’est son concept. Néanmoins le chara design est très soigné comme d’habitude et les séquences en Anime sont très bien réalisées (Vous me direz ce que vous pensez de Mitsuru ou Yukari…). La journée vous allez en cours, à la manière des Ero-game japonais (à savoir les jeux de dragues, images fixes + questions à choix multiple) vous répondrez aux questions (des fois tordues) des profs, vous vous ferez des amis (nécessaire pour améliorer ses Soul Link permettant d’avoir des persona plus puissant) etc…
L’après midi est libre, vous pourrez augmenter certaines stats, tel le charme, l’intelligence ou le courage. Ou continuer d’améliorer vos lien sociaux, ou même ne rien faire (il est même possible de passer son dimanche à faire du MMORPG).
Le soir venu, à l’approche de la Dark Hour il vous sera possible de prendre votre équipe et partir à la découverte du Tartarus, une tour avec un incalculable nombre d’étages se matérialisant là où se trouve le lycée (non non l’ecole c’est pas le mal… rah je vais avoir les parents d’élèves sur le dos…)
A chaque pleine lune un boss fera son apparition donc il faut vous débrouiller pour être au niveau et pas trop fatigué, tout en ayant fait plaisir à ses potes, sans négliger sa copine et être prêt pour les exams… Tout un programme…

Je ne vais pas trop vous en dévoiler non plus, mais sachez que c’est un jeu super prenant, on récupere des monstres, on les fusionnes, par deux, par trois pour obtenir des Personas encore plus puissant, on monte dans le Tartarus, on meurt, on recommence etc… (Notez que vous ne contrôlerez que le héros et si celui ci meurt c’est direct GAME OVER). Quelques détails sur le gameplay, c’est un RPG assez classique, dès que vous touchez un monstre sur la carte, changement d’écran puis combat. Les 3 autres personnages sont contrôlé par l’ordinateur, cependant vous pouvez indiquer la stratégie générale. Le systeme de combat est un peu basé sur les éléments, en fait si un ennemi est faible au feu, si vous l’attaquez avec une magie de foudre donc… non! j’avais dit feu (on se reveille là dedans !) vous aurez droit à un tour supplémentaire pour bien lui casser la goule comme il faut. Bien évidemment ça s’applique aussi à votre équipe et il ne sera pas rare d’avoir les yeux plus gros que le ventre, monter trop haut dans le Tartarus pour se faire exploser comme une merd… et pleurer car cela faisait trois heures que vous n’aviez pas sauvegardé.

Je pense vous avoir parlé du plus important, le jeu est vraiment très complet, la bande son est géniale (je vous conseille vivement d’aller voir sur Nautiljon), l’histoire tient en haleine et le concept de passer une année de lycée (oui oui vous ferez chaque jour de la rentrée jusqu’à la fin de l’année ^^).
C’est vraiment un bijou à ne pas rater, addictif, fun et dur (possibilité de le mettre en hard pour les fous, sachant que le chapitre bonus n’est dispo qu’en hard), il faut comme j’aime le dire l’ acheter les yeux fermés et bien en profiter.


Persona 3 FES- Opening

L’info en plus : Hélas le jeu n’a pas été localisé, mais bon c’est déjà bien qu’un tel jeu atteigne nos contrées barbares. A savoir qu’il existe plusieurs Anime/mangas de Persona et que Persona 4 va en décembre fouler les terre américaines (si jamais vous faites dans l’import), quand à une sortie française croisons les doigts (sachant que KOEI france, l’éditeur de ce jeu chez nous a fermé ses portes…)

[Test] Lost Odyssey

Pour fêter mon dixième article, je vous en gratifie d’un 11ème pas plus tard que maintenant.
Pour être franc j’ai eu un peu de remord de vous laisser en compagnie d’Enchanted arms seulement (et pendant la nuit j’ai reçu des mails de pro-Microsoft me menaçant de mort car pas assez de jeux Xbox360 sur le site, je blague bien sûr… ou pas…).

Je vais être direct, c’est le meilleur RPG next gen à l’heure actuelle (Valkyria n’étant pas un RPG à proprement parlé). Sous la supervision d’Hironobu Sakaguchi (papa de Final Fantasy), le chara-design de Takehiko Inoue (papa de Slam dunk, Vagabond) et la plume inspiré de Kiyoshi Shigematsu au scénario, Mistwalker nous offre ici un, je veux dire le RPG old school par excellence. Donc si le tour par tour n’est pas votre tasse de thé, que l’idée de tourner pendant trois heures dans une zone rien que pour faire de l’XP ne vous enchante pas ou que vous préférez être un mec avec un casque de moto vert tirant des lasers plutôt que de lire/vivre une belle histoire : passez votre chemin.

Petite mise en bouche, vous incarnez Kaïm Argonar, un « jeune » homme (du moins en apparence) souffrant du syndrome de « je suis blasé par la vie » (un peu comme Squall –> FFVIII). Et il y a de quoi, le bougre est immortel, cela fait plus de 1000 ans que Kaïm côtoie les hommes voyant ainsi les bons et mauvais côtés du genre humain. Cependant lorsqu’on en prend le contrôle, Kaïm est devenu amnésique, il n’a aucun souvenir et se contente d’obéir à son maitre : Gongora. Il sera accompagné par Seth, une pirate immortelle amnésique (apparemment on perd souvent la mémoire quand on est immortel ^^ enfin l’explication c’est qu’en fait… euh non je vais pas vous le dévoiler quand même). Et Jansen, simple mortel, coureur de jupon et accessoirement espion à la solde de Gongora.
Au fil de l’aventure Kaïm et sa troupe récupèrerons peu à peu leurs souvenirs, donnant place à des cut-scenes ne comprenant que des images fixes et du texte. Ces scènes sont les souvenirs de Kaïm, intitulé : un millénaire de rêves. En voici un modeste exemple, je trouve que c’est magnifiquement mis en scène, simple, efficace et surtout poétique.


Lost Odyssey – Hannah’s departure.

Les membres de la famille ont les larmes aux yeux lorsqu’ils accueillent Kaïm, de retour à l’auberge après son long voyage.

« Merci infiniment d’être venu. »

Il comprend immédiatement la situation.

L’heure du départ approche.

C’est trop tôt, bien trop tôt. Cependant, il le sait, ce jour devait finir par arriver, et dans un futur proche.

« Je risque de ne jamais te revoir », lui avait-elle dit avec un sourire triste lorsqu’il était parti en voyage, son visage souriant presque transparent tant il était blanc, si fragile, et par conséquent incroyablement beau, alors qu’elle était couchée dans son lit.

« Puis-je voir Hanna maintenant ? », demande-t-il.

L’aubergiste fait un tout petit signe de tête et répond : « Je ne pense pas qu’elle vous reconnaîtra cependant. »

Il avertit Kaïm qu’elle n’a pas ouvert les yeux depuis la nuit dernière. À en juger par les faibles mouvements de sa poitrine, on peut en conclure que sa vie ne tient plus qu’à un fil qui pourrait se rompre à tout moment.

« Quelle honte ! Je sais que vous avez mis un point d’honneur à venir ici pour elle… »

Une autre larme coule le long de la joue de la femme.

« Cela ne fait rien », dit Kaïm.

Il a assisté à d’innombrables décès, et son expérience lui a appris beaucoup de choses. Tout d’abord, la mort ôte le pouvoir de parler, puis la capacité de voir. Cependant, l’ouïe fonctionne jusqu’à la fin. Même si la personne a perdu connaissance, il arrive fréquemment que les voix de la famille lui arrachent un sourire ou des larmes.

Kaïm pose son bras autour de l’épaule de la femme et dit : « J’ai beaucoup d’histoires à lui raconter sur mes voyages. J’ai attendu ce moment avec impatience quand j’étais sur la route. »

Au lieu de sourire, la femme laisse couler une autre grosse larme et fait un signe de tête à Kaïm : « Et Hanna était si impatiente d’écouter vos histoires. »

Ses sanglots étouffèrent presque ses mots.

L’aubergiste dit : « J’aimerais vous proposer de vous reposer de vos voyages avant de la voir, mais… »

Kaïm interrompt ses excuses : « Bien sûr. Je vais la voir tout de suite. »

Il reste très peu de temps.

Hanna, la fille unique de l’aubergiste et de sa femme s’éteindra probablement avant le lever du soleil.

Kaïm pose son sac sur le sol et ouvre doucement la porte de la chambre de Hanna.

Depuis sa naissance, Hanna était frêle. N’ayant pas eu la possibilité de voyager, elle avait rarement quitté la ville ou même le quartier dans lequel elle était née et avait grandi.

Cette enfant ne vivra probablement pas jusqu’à l’âge adulte, avait dit le médecin à ses parents.

À cette petite fille aux traits extraordinairement beaux, dignes d’une poupée, les dieux avaient réservé un destin des plus tristes.

Le fait qu’elle soit née fille unique de propriétaires d’une petite auberge le long de la grande route était peut-être un petit acte de rédemption pour une telle injustice.

Hanna ne pouvait aller nulle part, mais les clients qui restaient dans l’auberge de ses parents lui racontaient des histoires sur les pays, les villes, les paysages et les gens qu’elle ne connaîtrait jamais.

Chaque fois que de nouveaux clients arrivaient à l’auberge, elle leur demandait : « D’où venez-vous ? », « Où allez-vous ? », « Pouvez-vous me raconter une histoire ? ».

Elle s’asseyait et écoutait leurs histoires, les yeux brillants, les poussant toujours à lui en raconter plus avec ses « Et alors ? Et ensuite ? ». Lorsqu’ils quittaient l’auberge, elle les suppliait : « S’il vous plaît, revenez me raconter des tas d’histoires sur des pays lointains ! »

Elle se tenait là, faisant des signes de la main, jusqu’à ce que la personne disparaisse au loin, en bas de la grande route. Elle poussait alors un soupir, et retournait dans son lit.

Hanna dort à poings fermés.

Il n’y a personne d’autre dans la chambre, signe probable qu’elle a depuis longtemps franchi le stade où les médecins ne pouvaient plus rien pour elle.

Assis sur la chaise à côté de son lit, Kaïm dit en souriant : « Bonjour Hanna, je suis revenu. »

Elle ne répond pas. Sa petite poitrine d’enfant se soulève et s’abaisse de manière à peine perceptible.

Il lui raconte : « J’ai vogué sur les mers cette fois. Sur l’océan, du côté où le soleil se lève. J’ai pris un bateau depuis un port très, très, très loin, de l’autre côté de la montagne que tu peux voir par cette fenêtre, et je me suis retrouvé en mer depuis le moment où la lune était pleine jusqu’à ce qu’elle rétrécisse de plus en plus, avant de redevenir de plus en plus grosse jusqu’à être pleine à nouveau. Il y avait l’océan à perte de vue, et rien d’autre. Rien que la mer et le ciel. Tu imagines Hanna ? Tu n’as jamais vu l’océan, mais je suis certain que les gens t’en ont parlé. C’est comme une énorme flaque incommensurable. »

Kaïm rit sous cape, et il a l’impression que la joue pâle de Hanna bouge légèrement. Elle peut l’entendre. Même si elle ne peut pas parler ou voir, son ouïe est toujours en vie.

Croyant et espérant que cette théorie est vraie, Kaïm poursuit le récit de ses voyages.

Il ne parle pas d’adieux.

Comme toujours avec Hanna, Kaïm sourit avec une douceur particulière qu’il n’avait jamais montrée à quiconque, et il continue de raconter ses histoires avec fougue, accompagnant parfois son récit de gestes exagérés.

Il lui parle de l’océan bleu.

Il évoque aussi le ciel bleu.

Il ne dit rien à propos de la violente bataille qui teinta l’océan de rouge.

Il ne lui raconte jamais ces choses-là.

Hanna était encore une petite fille lorsque Kaïm vint à l’auberge pour la première fois.

Lorsqu’avec son ton enfantin et son sourire innocent elle lui demanda d’où il venait et s’il pouvait lui raconter des histoires, Kaïm ressentit une douce chaleur l’envahir.

À cette époque, il revenait d’une bataille.

Plus précisément, il en avait terminé une et était en route pour la suivante.

Sa vie consistait à voyager d’un champ de bataille à un autre, et rien de tout ça n’a changé à ce jour.

Il a ôté la vie d’innombrables troupes ennemies, et assisté à la mort de nombreux compagnons sur le champ de bataille. De plus, la distinction entre les ennemis et ses compagnons ne tenait qu’à un minuscule coup du sort. Si le destin avait pris une tournure légèrement différente, ses ennemis auraient été ses compagnons, et ses compagnons ses ennemis. C’est le sort du mercenaire.

Épuisé spirituellement, il se sentait incroyablement seul. Étant immortel, Kaïm ne craignait pas la mort, qui était précisément la cause du visage distordu de chaque soldat effrayé, et la raison pour laquelle le visage de chaque homme qui mourait dans d’atroces souffrances était gravé à jamais dans son esprit.

D’ordinaire, il passait ses nuits sur les routes à boire. Abruti par l’alcool, ou faisant semblant de l’être, il essayait d’oublier l’inoubliable.

Cependant, lorsqu’il vit le sourire de Hanna qui le suppliait de lui raconter des histoires sur son long voyage, il se sentit bien plus apaisé qu’il ne l’aurait été grâce à l’alcool.

Il lui raconta beaucoup de choses…

À propos d’une jolie fleur qu’il avait découverte sur le champ de bataille.

À propos de la beauté ensorcelante de la brume qui envahit la forêt la veille de la bataille finale.

À propos du goût merveilleux de l’eau de source dans un ravin où ses hommes et lui s’étaient réfugiés après avoir perdu une bataille.

À propos d’un immense ciel bleu, sans fin qu’il avait vu après une bataille.

Il ne lui raconta jamais rien de triste, il se tut quant à la noirceur et la bêtise humaines dont il avait continuellement été témoin sur le champ de bataille. Il lui cacha son métier de mercenaire, ne lui donna jamais les raisons de ses voyages perpétuels, et parla uniquement de belles choses.

Il s’aperçoit maintenant qu’il n’a raconté à Hanna que des jolies choses pas tant par égard pour sa pureté, mais pour son propre salut.

Rester dans l’auberge où Hanna l’attendait devint l’un des petits plaisirs de la vie de Kaïm. En lui racontant les souvenirs qu’il rapportait de ses voyages, il ressentait un certain salut, aussi mince soit-il.

Cinq ans, dix ans, son amitié avec la fillette se poursuivit. Petit à petit, elle avançait vers l’âge adulte, ce qui signifiait que, comme l’avaient prédit les médecins, chaque jour la rapprochait un peu plus de la mort.

Et maintenant, Kaïm achève la dernière histoire de son voyage qu’il partegera avec elle.

Il ne la reverra plus et ne pourra plus lui raconter d’autres histoires.

Avant l’aube, tandis que la nuit est au plus sombre, le souffle de Hanna s’interrompt par de longues pauses.

Le fil très fragile auquel tient sa vie est sur le point de se rompre tandis que Kaïm et ses parents la veillent.

La petite lueur qui a réchauffé la poitrine de Kaïm va s’éteindre.

Ses voyages solitaires, ses longs, longs voyages sans fin, reprendront demain.

« Tu vas bientôt voyager toi aussi, Hanna », lui dit Kaïm avec douceur.

« Tu vas partir pour un monde que personne ne connaît, un monde qui n’a jamais fait partie des histoires que tu as entendues jusqu’à présent. Tu vas enfin pouvoir quitter ton lit et aller où tu veux. Tu seras libre. »

Il veut qu’elle sache que la mort n’est pas quelque chose de triste, mais quelque chose de joyeux mêlé à des larmes.

« C’est ton tour maintenant. N’aie pas peur et raconte à tout le monde les souvenirs de ton voyage. »

Ses parents feront le même voyage un jour. Et un jour, Hanna pourra rencontrer tous les clients qu’elle a connus à l’auberge, bien au-delà des cieux.

Moi, cependant, je ne pourrai jamais y aller.

Je ne pourrai jamais échapper à ce monde.

Je ne pourrai jamais te revoir.

« Ce n’est pas un au revoir, mais seulement le début de ton voyage. »

Il lui dit ces derniers mots.

« Nous nous reverrons. »

Voilà le dernier mensonge qu’il lui raconte.

Hanna part.

Son visage affiche un sourire tranquille comme si elle lui avait répondu :

« À bientôt. »

Ses yeux ne se rouvriront jamais. Une unique larme coule lentement le long de sa joue.

C’est une des choses qui m’ont le plus plu dans ce Lost Odyssey. Car finalement on se rend compte que c’est lorsqu’on est immortel que l’on est le plus victime de la mort. Voir tous ces êtres cher mourir sans rien pouvoir y faire, tout cela à rendu Kaïm « insensible » mais en retrouvant ses souvenirs, ses émotions lui reviennent et il ne sera pas rare de se voir pleurer de concert avec lui tout au long de l’aventure.

Au niveau du gameplay, rien à signaler, c’est du tour par tour tout ce qu’il y a de plus classique. La seule subtilité réside dans le fait qu’on doive maintenir la gâchette et la relâcher au bon moment pour faire un coup plus puissant. Le jeu est dur, si vous n’êtes pas préparé avec l’équipement adéquat (anti poison, paralysie etc…) au bon moment, c’est le GAME OVER assuré (et vous allez en avoir). J’allais oublié, vos immortels une fois KO pourront se relever au bout de quelques tours d’eux même ce qui n’est pas le cas des mortels. Cependant si tous vos joueurs sont KO : fin de partie.
Graphiquement le jeu s’en sort bien, ça casse pas des briques non plus, mais c’est ce qu’on attend d’un RPG next gen (des personnages bien modélisés, des paysages diversifiés etc…) surtout que finalement c’est un petit studio qui fait ce jeu (vous devriez en prendre de la graine Sq-E).

Bref je vais conclure car en parler finalement ça ne sert à rien, il faut le faire, le vivre. A acheter les yeux fermés car ce serait dommage (si vous avez la 360) de passer à côté de ce titre qui est à mon goût sous noté. Amoureux du RPG à l’ancienne, partez en quêtes de ces 4 DVDs entièrement en français et prenez votre pied avec ce merveilleux jeu !

L’info en plus : Au japon existe un recueil contenant l’ensemble des rêves de Kaïm, faudrait réveiller les éditeurs français pour qu’ils publient ce livre de poche >_< !

[Test] Enchanted arms, tu parles…

EA_jaquette.jpg Voilà à quoi j’en suis réduit pour trouver un RPG à tester pour vous sur notre malheureuse PS3. Cela va bientôt faire plus d’un an que ce titre est en train de moisir dans la ludothèque de notre chère console. Et finalement devinez quoi, il est pas si nul que ça, sisi je vous assure.
Bon comme ma mémoire n’était plus toute fraiche j’ai pris la peine de ressortir le blu-ray et de le réinsérer dans ma console histoire de me remettre dans le bain et pour vous dire la vérité j’ai été agréablement surpris.
Le jeu vous met dans la peau d’Atsuma un jeune écervelé qui cache en son bras un pouvoir mystérieux (transcendant comme scénar…) accompagné de ses amis Toya (le beau gosse, intelligent qui fait craquer toutes les filles) et Makoto le… euh la… enfin le messieurs/dame. Bref et faut dire le pauvre Atsuma n’est vraiment pas doué, car par mégarde il libère la Reine des glaces (du jamais vu non ?).

Commençons par descendre ce jeu, car même si j’ai été agréablement surpris, il est loin d’être exempt de défaut, c’est même plutôt le contraire. Et donc, graphiquement le jeux date et ça se sent (sorti courant 2006 sur 360 et aucun lifting de fait sur le portage PS3 qui n’arrivera qu’un an plus tard). C’est pas moche non plus, mais ça ressemble étrangement à du FFX un peu lissé. Certains décors sont pas trop mal fait, de même que les textures mais le character design (le style des persos, des monstres) est à chier (pour rester poli). De plus le rythme déjà lent du jeu se voit octroyé de temps de chargements que j’ai trouvé assez long (trop même). Si après ça vous êtes encore là alors Enchanted Arms a peut être de quoi vous séduire.
Car oui il y a quand même des bon points dans ce jeu, à commencer par son système de combat, un peu plus dynamique où il vous faudra en plus de gérer l’action du personnage, gérer ses déplacements sur un genre d’échiquier. De façon à ce que les unités plus faibles soient en retrait, les corps à corps plutôt en première ligne. C’est assez sympa car ça donne un côté tactique à ce RPG au tour par tour, avec pas mal de possibilité, dont des Over break (repompé sur l’overkill de FFX) et des combos. Un autre truc sympa est la gestion de la fatigue, en effet à la fin de chaque combat vous récupérez HP et PM (ça s’appelle pas comme ça dans le jeu) mais attention car vous avez des VP (vigor point?) qui eux baissent après chaque combat. Et si ces VP atteignent 0, vous vous retrouverez avec 1 HP et 1 MP -_- la joie dans un RPG quoi. Pour récupérer il suffira d’un point de sauvegarde, ou tout simplement de les écarter du combat un certain temps en les enlevant de votre équipe.
Le dernier point et non des moindres, on connait la tendance des japonais à adorer collectionner monstres, objets, cartes etc… Ici ce sont des golems, vous pourrez en fabriquer, les utiliser en combat comme dans SMT, Persona, Pokemon (ok je sors…^^) C’est le genre d’attention qui rallonge la durée de vie et dont je suis un inconditionnel.

Bref malgré une histoire qui inflige l’altération d’état sommeil au joueur ainsi que la copine ou la famille s’ils trainent dans le coin, un chara design à la ramasse et un jeu techniquement (complètement) dépassé, ce jeu dispose de quelques attraits qui vous feront passer quelques heures « divertissantes » en attendant les mastodontes du genre (je dis ça sans conviction, merci Square). Car oui faut pas l’oublier, c’est un jeu de From Software que je qualifierai de seconde zone, donc on peut lui pardonner certaines lacunes. Verdict : A essayer/emprunter voir si vous êtes trop en manque de RPG japonais, que vous avez fini Valkyria et tout ce qui vous restait de jeux PS2 achetez-le en occaz. .

L’info en plus : La version PS3 dispose de quelques mini-jeux utilisant la SIXAXIS et quelques golems en plus (chouette…)

[Figurine] Jamais cosmos n’a été aussi belle…

Comment ça le cosmos c’est masculin ?
Et voilà via cet article je vais vous initier au monde fermé de la PVC qui est hélas comme tout ce dont je vous parle : méconnue. N’étant pas un expert en la matière, je me contenterais de vous présenter certaines pièces de ma collection, des coups de cœur ou simplement une folie que je me suis accordé.

Pour commencer ce sera la folie, une semaine avant la sortie du superbundle GH à beaucoup d’euros voilà que mes pauvres petits yeux croisent la route, dans un magasin spécialisé parisien, de deux figurines assez dur à trouver aujourd’hui représentant l’héroïne (l’égérie plutôt) de Xenosaga : Kos-Mos. On la retrouve ici dans deux versions différentes édité par ALTER (retenez cette marque, c’est à 99% des cas gage de qualité).

0167-kos-mos-alter-a.jpg

Kos_mos1.jpg

Il s’agit ici de figurine à l’échelle 1/8, à savoir l’un des formats les plus courants : environ 20 cm. Les PVC se différencient des « résines » (dit aussi « garage kit ») du fait qu’elles sont déjà montées et peintes (et surtout moins chers). Elles sont toutes deux de très bonne facture, aussi bien le moulage que la peinture. J’ai quand même une petite préférence pour la deuxième (appelé Kos-Mos V4), gros flingue, armure plus complète et pose plus stylé.
Et voici les belles (techniquement la belle car c’est le même personnage) dans leur habitat naturel.

On me souffle à l’oreille que tout le monde ne connait pas forcément Xenosaga ? On en reparlera un autre jour (peut-être, car c’est pas vraiment un titre prioritaire).
Si vous êtes fan n’hésitez pas prenez-les ! Car ce qu’il ne faut pas oublier lorsqu’on se met aux figurines, c’est que c’est complètement inutile et 100% compulsif ^__^

[Manga] La quête du Dragon…

dragon_quest_05.jpg Bon comme l’on est dans une ambiance bien nippone et bien RPG depuis le début je vais continuer avec le meilleur « shônen » tout public (manga pour garçon) de tout les temps, j’ai nommé Dragon Quest : Dai no Daibouken (ou Fly en version française). Et là vous vous dites : « mais non DQ c’est un rpg fait par Enix » et moi je répond : « oui bien sûr mais ça existe aussi en manga et vous auriez tort de passer à côté ».
Tout d’abord un léger synopsis (vraiment très léger sinon je risque de vous raconter jusque la fin et il me faudra au moins 1000 pages de texte).
Dai est un petit garçon vivant sur une ile remplie de monstre, orphelin suite à un naufrage il est recueilli par Brass un genre de truc mou, un monstre quoi et mage en même temps. Il rêve de devenir un grand héros au détriment de Brass qui lui souhaite qu’il devienne un grand magicien (faut dire que Dai est très mais alors très nul en magie), coulant des jours heureux sur son île. Cependant Hadlar le roi du mal qui mit le monde à feu et à sang fut ressuscité, Dai suivra l’enseignement d’un précepteur (maitre Avan) afin de mettre fin à ses méfaits. Cependant ce dernier sera tué avant de pouvoir transmettre tout son savoir, c’est ainsi que Dai, accompagné de Poppu (Pop ça dépend de l’édition) son frère d’arme et accessoirement apprenti mage (surtout très lâche) partent à l’aventure afin de défaire les armées du mal et ainsi venger leur maitre.

En fait cette oeuvre est directement inspiré du monde de Dragon Quest, avec Riku Sanjo au scénario et Koji Inada au dessin.
C’est un RPG mais au lieu d’être un jeu, c’est un manga. Tout y est, la carte du monde, des fiches de personnages suivant leur évolutions (HP, MP, Force, Inté….), une multitude de sorts avec différent degrés de puissance (Mera, Merami, Merazoma : sorts de feu par exemple). Des alliés qui rejoignent le groupe du héros, d’autres qui s’en vont pour diverses raisons. Une complexité dans l’organisation des vilains, les armées du mal sont divisées en 6 corps d’armée (Armée des fauves, des immortels, des dragon, du feu et de la glace, des sorciers et des ombres).
Le seul truc qui pourrait vous refroidir c’est que graphiquement ça date, c’est pas laid non plus mais plus on avance et plus le dessin s’améliore, les traits sont plus fins et ça n’a ensuite plus rien à envier à des gros titres comme Dragon Ball Z.

Dragon Quest est une œuvre méconnue du public hélas, car honnêtement après avoir lu les 37 volumes que comptent cet œuvre, les standards actuels type Naruto/Bleach vous sembleront bien fade. L’aventure de Dai prend aux tripes, on vit avec eux, on souffre avec eux. Vous vous surprendrez à rire et à pleurer en même temps qu’eux, les personnages sont tous attachant et formidables.
Alors n’attendez plus prenez part à l’aventure, vous ne le regretterez pas je vous le garantie. Jumperfect.jpg

L’info en plus : Dai existe en Anime aussi, mais pour des raisons obscures la production fut arrêté en plein milieu de la série et n’aura jamais été terminé.

[Nostalgie] De retour sur Saturn, la force du dragon…

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Et voilà c’est partie pour la séance nostalgie. Remontons en 1996 quand la Saturn de SEGA était encore de ce monde (oui elle l’est toujours dans nos cœurs mais bon…) Bon on va déjà faire un petit tri parmi les lecteurs, si pour vous Dragon Force est synonyme de Rock, voir Guitar Hero, passez votre chemin. Ici l’on parle d’une petite perle comme on n’en voit plus trop de nos jours.
Encore un jeu inclassable comme VC dont je vous parlais précédemment, entre le RPG et le jeu de stratégie, un Heroes of Might and Magic japonais pour les connaisseurs. L’histoire se déroule dans le continent magique de Légendra, Madruk le dieu du mal avait été enfermé par les 7 chevaliers dragon de la Déesse Astea. Cependant aujourd’hui libéré et à la tête d’une immense armée, il menace de nouveau le continent. Comme par enchantement les descendants de nos 7 chevaliers ne sont autre que les monarques des royaumes composant ce continent.

dragonforce3.jpg Une image vaut mieux que de simple mot, il s’agit ici d’un RPG/jeu de stratégie où les affrontements se déroulent jusqu’à 100 contre 100, sans compter le général. Vous aurez la possibilité de donner différent ordres aux troupes comme la charge, la dispersion, l’attaque par le flanc etc… Notez que le général de chaque camp se trouve au bout et qu’une barre de furie (tel les jeux de baston) lui permettra de lancer des techniques : Boule de feu, Sonic Boom, Météores etc… Comme dans Heroes of M&M (avant le 4) celui ci ne pourra rien faire d’autre à part rester planter comme un piquet, lancer des techniques ou frapper les ennemis qui lui arrivent dessus. En gros les affrontement consistent à annihiler l’armée ennemi, faire un maximum de dégat au général adverse avant l’épuisement du stock des troupes et le finir en 1 contre 1. Personnellement j’adore le style graphique, entre la SD et le réalisme, un style manga que j’adore.
Entrons un peu plus dans le jeu, vous avez le choix du monarque avant de débuter :

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  • Wein et ses chevaliers de Highland.

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  • Junon le chevalier noir du saint empire de Tristan. (Bon léger spoiler, me croiriez-vous si je vous disais que ce chevalier de la mort n’était autre qu’une superbe jeune femme blonde ?).

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  • Teiris du royaume magique de Palemoon.

Bon je fais la liste rapide des autres, Léon et ses moines du royaume de Topaz, Reinhart fils du dieu de la guerre de Tradnor (à débloquer en finissant le jeu), Mikhail et les samouraïs d’Izumo, Gongos et les berzekers de Bozack ainsi que Goldark empereur de Fandaria (à débloquer aussi).
Comme si ça suffisait pas, chaque royaume dispose de 5 généraux uniques ainsi qu’un conseiller. Ensuite dans le monde se trouve des dizaines et des dizaines de généraux lambda (mage, voleur, guerrier, ninja, samouraï, vampire etc…) à recruter , capturer ou bien tuer. Et ça ne s’arrête pas là car il y a aussi les unités d’infanterie, il y en a vraiment de toutes sortes, du soldat basique, à la harpie, en passant par les cavaliers, jusqu’aux zombies ou dragons. Il faudra donc faire attentions aux affinités dans les classes que ce soit le général ou les simple unités. Car 20 archers viendront à bout de 50 harpies, que 10 dragons massacreront 100 soldats. De même que si le général mage pourra causer d’énorme perte dans les rangs ennemis, 2 ou 3 coups du général guerrier suffiront pour le faire plier.

Pour finir parlons de la durée de vie qui est énorme, en effet le but est d’unifier le pays pour faire front au dieu de la destruction, plusieurs évènements ponctueront l’histoire. Trahisons, rebondissements seront de la partie, certains pays s’allieront à vous et d’autres devront être soumis. Le jeu se déroule en phase, matérialisé par un sablier. Pendant cette phase vous pourrez faire bouger vos unités d’une ville à l’autre, attaquer une cité ou bien rapatrier vos troupe en vue d’une invasion sur votre place forte. L’inter-tour lui sert aux affaires internes, récompense des généraux qui ont brillé au combat par des médailles ou pièces d’équipement. Discussion avec les généraux, fortification des villes, recherche de nouveaux généraux, ainsi que la possibilité de recruter les unités capturées.

Dragon Force est vraiment un must have pour tous ceux qui ont la chance d’avoir la Saturn. Le jeu est plutôt beau, fun, un gameplay spécial et agréable. Je vous dirais bien de l’acheter comme dans les tests mais ça va être dur de le trouver. Mais si jamais vous le voyez dans une brocante ou autre, n’hésitez pas et sautez dessus, voir dedans car Légendra saura vous ensorceler et sa quête vous enchantera. A trouver et à acheter les yeux fermés !!!

L’info en plus : Un remake est sorti sur PS2 en japonais uniquement dans la gamme SEGA age. Refonte graphique des illustrations et ajout des voix, le jeu lui reste le même. DF_PS2.jpgIl y a aussi un second épisode plus complet avec un style graphique différent, la grosse nouveauté étant que sur les 100 unités on peut avoir deux types d’unité differents (Archers/soldats etc…).

Une découverte non fini ? Infinite Undiscovery.

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Depuis un moment déjà la Xbox 360 peut se vanter d’avoir les faveurs des développeurs japonais concernant les RPGs nippon (on ne parle pas ici de Oblivion/Fallout-like). D’ailleurs le géant américain a réussi à rallier à sa cause, de part son budget et son parc de console, la prestigieuse firme Square-Enix.
Alors que vaut cette nouvelle franchise tout droit sorti des équipes de Valkyrie Profile et Star Ocean, c’est ce que nous allons voir dans ces quelques paragraphes.

Commençons par le début, on met le DVD et oh surprise, une magnifique cinématique nous explose à la figure, c’est beau, c’est lisse, on sait pas pourquoi ça se bat mais on s’en fout. Mais bon on se dit c’est du S-E alors c’est normal une scène d’intro qui en jette.

Je suis Faith et vous êtes moi… ah non je me goure, on est simplement un jeune homme nommé Capell musicien vagabond à ses heures perdu. La particularité de celui-ci c’est qu’il ressemble trait pour trait au leader des rebelles souhaitant sauver le monde (rien que ça). Ainsi il se retrouve embarqué dans la quête principale : Détacher les chaines qui relient le monde à la lune. Je sais pas vous mais moi à ce moment là j’étais déjà un peu refroidi, mais bon fan de RPG j’ai déjà vu pire donc je poursuis.

Et là enfin un peu de joie, les combats, il ne s’agit donc pas d’un tour par tour, mais bien en temps réel. Un bouton pour slasher, un pour les technique etc… Ça ressemble un peu aux combos que l’on retrouve dans les Dynasty Warriors, on frappe plusieurs fois et on fini par le coup puissant pour sortir une technique. Contrairement au tour par tour (j’adore ce genre aussi hein) ça réveille, c’est dynamique, le pied quoi. Et si seulement ça pouvait être vrai. Le jeu vous propose une multitude de personnages qui vous accompagneront dans l’aventure et ceux-ci seront… non jouable…

Oui tout à fait ils vous suivront, lanceront des sorts et utiliseront des potions de leur propre chef. Bien entendu vous pourrez leur ordonner d’effectuer certaines actions spéciales, Aya peut tirer des flèches sur les barils pour les faire exploser ou Rico lui pourra dompter des monstres. C’est quand même un peu un système d’assisté, ils vous balancent des potions sous peine de penser à en racheter une tonne à chaque halte. A noter que par exemple il faudra 5 secondes à Aya pour se positionner devant vous avant de pouvoir viser et tirer, sachant que si elle se fait toucher on recommence le processus. Toujours concernant les combats, je n’ai pu le tester que sur ma console mais j’ai eu pas mal de baisse de framerate lorsqu’il y avait pas mal d’effet à l’écran.

Aya Infinite

Concernant la réalisation, elle est vraiment inégale. Certains décors sont magnifiques, et les personnages sont bien modélisés. Les vêtements bougent au gré du vent et dans l’ensemble c’est beau. Pourtant les animations faciales, certaines textures font PS2, on se retrouve parfois dans des lieux presque vide. Et la cerise sur le gâteau, certaines cinématiques sont parlées et d’autres non tel un film de Charlie Chaplin. Les lèvres sont en mouvement mais seul le texte s’affiche. Déjà à l’époque de la PS2 je trouvais ça limite mais là j’ai cru que mon jeu ou ma console déconnait, mais non c’est jusque que certaines scènes importantes en temps réel sont muettes.
Je reviens un peu sur le fait de comment aimer ce jeu, car malgré le fait qu’il me soit passé à côté si vous aimez le genre faux MMORPG (ces rpg multi-joueurs en ligne, où le but est de tuer du monstre à répétition pour avoir l’objet ultra rare) ce jeu est fait pour vous. Car oui il vous faudra farmer (tuer des monstres bêtement en chaine) pour pouvoir crafter (fabriquer) de bonnes armes ou simplement la délicieuse tarte de mamie qui rend beaucoup de HP. Et oui car s’il vous faut une aile de chauve-souris pour fabriquer votre nouvelle épée, il faut savoir qu’en tuant une chauve-souris on attrape que son oeil, ou ses poils, et que seulement après une vingtaine (avec de la chance) on arrive à choper une aile… magique me direz-vous.

Je pense que j’ai fait un peu le tour de la question, vous vous en seriez douté je n’ai pas du tout aimé voir accroché. Je ne l’ai pas poussé jusque la fin (honte à moi diront les protecteurs de ce jeu) mais un rpg qui me captive pas après 10/15 heures de jeu, ça passe à la trappe. De plus le jeu essaye parfois de faire un peu rire avec des situations propices aux quiproquos ou calembours de mauvais gout, prenez un carambar à la place il aura plus de chance de réussir. Au final avec de bonnes idées de départ, le système de combat, les connexions avec les persos secondaires IU aurait pu réussir si il avait été un peu plus fini et si je devais résumer en un mot ce serait : déçu.

Infinite Undiscovery Art

Donc : A jeter (si vous l’avez acheté comme moi), A ne pas acheter (si vous comptiez le faire).

L’info en plus : Ce que j’ai bien aimé c’est que Capell peut jouer de la flûte ce qui provoque divers bonus, voir dévoile des passages secrets. Mais j’aimerais que ceux qui me lisent, me disent ce qu’ils ont aimé dans IU car perso même en cherchant je trouve pas.

Test de Valkyria Chronicles

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Pour commencer il fallait frapper fort et donc quoi de mieux qu’une exclue PS3? Si j’ai trouvé mieux ! Une BONNE exclue !
La PS3 manquait cruellement de titres avec la nippon-touch, mais je dois dire qu’avec Valkyria on est servi. Senjou no Valkyria pour les intimes prend place en pleine seconde guerre « mondiale » sur un continent fictif (pas tant que ça mais bon). Welkin un jeune homme passionné par la nature se retrouve par un enchainement d’évènements à la tête d’une escouade, l’équipe 7.

Ce qui choque au début une fois la galette insérée (à part l’installation facultative) c’est bien sûr le style graphique. Un cel shading de toute beauté, c’est un déluge de couleurs pastels. Bon c’est sûr qu’on vise pas le photo réalisme ici, mais mon dieu que c’est beau. Après ce style peut ne pas plaire mais dire que c’est moche est inconcevable.
Le scénario lui est assez classique votre pays natal (Gallia) est ravagé par l’Empire et vous vous engagez pour mettre un terme à la guerre. Classique mais efficace, sans oublier les références aux légendes nordiques, la correspondance avec la vraie seconde guerre mondiale (les tanks). Il est vrai que malgré le sujet soit la guerre, elle est traitée à la manière d’un anime, à la japonaise. C’est à dire que l’amitié, la confiance, l’amour sont les choses mis en avant plutôt que le côté sauvage, destructeur, gore (COD5 ^^). Le menu lui est très joli, vous avancez dans l’histoire comme dans un livre, vous sélectionnez les pages et les cases correspondant à des scènes cinématiques ou des combats.
Côté gameplay on a le droit à une petite révolution, une fusion entre un RPG/tactics et un shoot à la troisième personne. En effet le jeu se déroule en phase, et pendant votre phase vous aurez droit à un certain nombre de tours à jouer. Une fois le personnage sélectionné vous pourrez le déplacer en temps réel (dans la limite d’une jauge) et effectuer une action (tir, soin….). Néanmoins attention, car pendant le tour d’action si vous êtes à portée de tir, les ennemis n’hésiteront pas à vous descendre.
En dehors de Welkin qui sera (avec sa sœur) aux commande du tank (unité centrale de l’escouade) vous aurez accès à une quarantaine (j’ai pas le nombre exact) de personnages jouable. Eux même divisé en plusieurs classes :

  • Infanterie de reconnaissance : Armé d’un simple fusil, ils disposent de la plus grande capacité de mouvement.
  • Infanterie lourde : Ils se déplacent moins loin mais sont armé d’une mitraillette. Redoutable à moyenne et courte portée.
  • Lancier : Et oui des lances, mais non pas pour planter l’adversaire, ce sont en fait des bazooka. Indispensable si l’armée adverse dispose de nombreux tanks.
  • Sniper : Mon unité favorite, peu mobile, très fragile mais alors s’ils sont bien positionnés ils peuvent ravager l’infanterie ennemie et même détruire des tanks si vous touchez leur point faible.
  • Ingénieur : L’unité de soutien par excellence, incluant le rechargement des bazookas et fusils de sniper et surtout la réparation de votre tank (à rappeler que si celui explose c’est terminé).

Ensuite il y a quelques petites subtilité, chaque unité possede diverses affinité avec d’autres personnages ce qui donnera naissance à des attaques combinées ou un simple up de stats. L’amoureux de la nature adorera se retrouver dans l’herbe tandis que le campagnard détestera se battre sur une route en brique et le sniper lui préférera la jouer loup solitaire. C’est vraiment extrêmement bien foutu, par exemple dans l’historique de Catherine (une snipeuse) vous pourrez lire qu’elle a vu mourir un allié sans rien pouvoir faire car son chargeur était vide lors de la première guerre mondiale. Dans le jeu ça se matérialise qu’une fois son chargeur vide elle perd tout ses moyens. Une dernière chose, si un allié tombe au combat vous disposez de trois phases pour aller le chercher, passé ce délai ou si un ennemi le touche, le personnage est perdu pour toujours.

Pour conclure, Valkyria Chronicles est un excellent jeu, avec une durée de vie bien plus conséquente que la moyenne des jeux en ce moment (je dirais facilement, en incluant les missions bonus et les escarmouches, une quarantaine d’heure). Les personnages sont attachants et charismatiques, l’histoire bien qu’assez légère car centré sur les deux optimistes que sont les protagonistes sait être dur quand il le faut. A ceux qui attendaient un jeux à la sauce soja, je veux dire anime et qui n’ont pas peur de l’anglais (oui il n’a hélas pas été traduit) : A acheter les yeux fermés !!!

L’info en plus : Du DLC est déjà sorti au pays du soleil levant, incluant une campagne du côté des méchants, un mode super Hard. Un anime est également prévu. EDIT : J’avais oublié mais un détail qui a son importance, on retrouve dans le jeu Vyse et Aika, les protagonistes de Skies of Arcadia un très bon RPG sorti autrefois sur Dreamcast puis porté sur GameCube.

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