[Ciné] Sucker Punch


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J’avais trouvé le rapprochement assez drôle, mais sachez que je vous parle bien de Sucker Punch, le film de Zack Snyder et non pas du studio de développement de jeux vidéo homonyme (donc Sucker Punch aussi) qui est au commande du très attendu : inFAMOUS 2 (ni d’une éventuelle adaptation cinématographique du jeu).

Le film est déjà sorti il y a belle lurette, mais nous tenions à vous faire de notre petit avis perso sur le film qui a pas mal fait parler de lui (autant en bien qu’en mal). Et oui malgré les plannings assez chargés, on a réussi à trouver le temps d’aller voir le film et ce en faisant fi des mauvais échos (et si je vous dit que les costumes sexy des héroïnes ne m’ont pas du tout influencer, vous me traiteriez de menteur ?)

Après une campagne axée sur les héroïnes sexy, le geek-otaku ne peut qu’être tenté d’aller voir le film. Note d’Elhyel : D’ailleurs vous remarquez le Big Daddy de Bioshock dans le fond !

Le film débute de façon assez inhabituelle puisqu’on est directement projeté dans le passé de l’héroïne (qui se fera d’ailleurs appeler BabyDoll plus tard). Un passé sombre, une histoire sordide d’héritage avec un beau père sans scrupules, le tout illustré par ce qu’on pourrait appeler tout simplement un clip musical (à noter que Sweet Dreams est interprété par l’actrice qui joue Baby Doll : Emily Browning).

Le film démarre réellement une fois la tragédie passée et que la jeune fille se retrouve enfermé dans un asile malgré elle. Risquant une lobotomie dans les quelques jours qui suivent, elle se crée une réalité alternative, bien plus glamour où elle et ses camarades travaillent pour un dénommé Blue dans un cabaret de danseuses.

Le début du film avec le clip / flashback en question.

BabyDoll, la lycéenne avec un katana (si c’est pas inspiré d’Onechanbara ça…)

Une fois les bases posées, la trame de l’histoire lui est dévoilée lors de son premier « saut » : BabyDoll dispose de 5 jours pour mettre la main sur plusieurs qui lui permettront de s’échapper (une carte, un briquet, un couteau, une clé et un cinquième dont on ignore ce que c’est). En effet à chaque fois que BabyDoll devra danser dans le film, cela se matérialisera par une scène d’action dans le film…

Et d’ailleurs en parlant de ça, s’il n’y qu’une seule chose que je retiendrais du film, c’est malheureusement (et ça me coûte de me plier à l’avis général) les belles images, la musique et les scènes d’actions. Tout n’est donc pas à jeter dans le film, à commencer par la bande son qui colle parfaitement à la trame et qui se révèle être le moteur du film (essentiellement des reprises). Au niveau de l’image c’est impeccable, il faut dire qu’à plus de 10€ la place, on en a pour son argent si on est amateurs de scènes d’actions rythmées, de jolies naïades sexy armées jusqu’au dent sur un fond de décors post-apocalyptique.

Sweet Pea, l’autre personnage fort de l’équipe, qui se pose en tant que leader. La plus sage et avisée de l’équipe : la première danseuse.

Là où les critiquent fusent sur le film, c’est au sujet du scénario. Celui-ci manque (selon moi) vraiment de profondeur, si cette histoire de réalité alternative de l’esprit offrait des possibilités infinies et ultra intéressantes au niveau scénaristique, on a quand même clairement l’impression que dans Sucker Punch, l’histoire ne sert que de prétexte pour nous envoyer deux douzaines de scènes d’action (magnifique il faut le dire) dans la figure.

Alors certes mon côté fanboy jeux vidéo a adoré cet amoncellement de références, les différentes époques et leurs bestiaires correspondant : Note d’Elhyel : t’allais oublier le Japon des samouraïs et son temple enneigé qui sert de « Tutoriel », la Seconde Guerre Mondiale à la sauce Resistance et Killzone (des nazis zombies pour couronner le tout), le médiéval fantastique en référence aux Seigneurs des Anneaux et à Monster Hunter (bah oui le dragon !) en terminant par le futur et ses I, Robot.

Faut-il vraiment vous faire un dessin ?

Heureusement que personne n’a dit que Snyder était un visionnaire comme à l’époque d’Avatar avec Cameron… sinon j’aurais avalé mon pad :S

En conclusion il faut avouer que Sucker Punch nous a fait passer un agréable moment. Et ceux qui peuvent s’en contenter ne se sentiront pas lésés par le manque de profondeur certain du scénario, même si l’idée de base était plus que brillante. J’aurais préféré un développement des personnages plus poussé (Sweet Pea que j’ai adoré notamment), des scènes d’action ayant un rapport et un lien direct avec les personnages et leur background (plutôt que de faire uniquement du fan service).

Néanmoins on trouve quelques analyses pertinentes sur le net, mais je les trouves bien trop tirées par les cheveux pour être véridiques (je vous laisse le soin de les trouver par vous même). Sucker Punch est un melting pot de ce qui fait vendre et ça marche. Un bon film de divertissement qui ne restera pas dans les annales, comme dans le monde du jeux-vidéo, on pardonne plus facilement à un titre qui a un bon scénar mais qui peine un peu en technique plutôt qu’à une histoire bâclée, doté de superbes graphismes (si je met côte à côte Lost Odyssey et Final Fantasy XIII par exemple).

A savourer si jamais vous êtes en manque de belles images en HD :)

Le combo capuche, épée, épaulettes et portes-jarretelles ça en jette !

L’info en plus : Pour ceux et celles qui l’auraient loupé, sachez que Sucker Punch Combo Blu-ray + DVD arrive le 17 Août prochain au prix de 24€ !

 


 




Vous en voulez encore ?


1 commentaire sur “[Ciné] Sucker Punch”

  1. David 25 mai 2011 at 10:16 #

    Znyder est un génie du visuel, et ce depuis l’armée des morts jusq’au royaume de ga’hoole en passant par 300 et wathchment (et en attendant Superman^^).
    Sucker Punch étant son premier projet original écrit par ses soins, on peut comprendre certaines errances à ce niveau (et incohérence). Cela dit, même si j’avais moi même fait état de ça sur mon blog, j’ai eu l’occasion, par la suite, de lire certaines déclarations du bonhomme et autre d’article de Mad Movies (magazine de fan de ciné avant d’être un magazine pro) qui montre que le film est bien plus profond qu’il en a l’air, sans théorie tiré par les cheveux. Imparfait, certes, mais prometteur.


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