Archive for 'J’ai testé pour vous'

[Test] Lost Odyssey

Pour fêter mon dixième article, je vous en gratifie d’un 11ème pas plus tard que maintenant.
Pour être franc j’ai eu un peu de remord de vous laisser en compagnie d’Enchanted arms seulement (et pendant la nuit j’ai reçu des mails de pro-Microsoft me menaçant de mort car pas assez de jeux Xbox360 sur le site, je blague bien sûr… ou pas…).

Je vais être direct, c’est le meilleur RPG next gen à l’heure actuelle (Valkyria n’étant pas un RPG à proprement parlé). Sous la supervision d’Hironobu Sakaguchi (papa de Final Fantasy), le chara-design de Takehiko Inoue (papa de Slam dunk, Vagabond) et la plume inspiré de Kiyoshi Shigematsu au scénario, Mistwalker nous offre ici un, je veux dire le RPG old school par excellence. Donc si le tour par tour n’est pas votre tasse de thé, que l’idée de tourner pendant trois heures dans une zone rien que pour faire de l’XP ne vous enchante pas ou que vous préférez être un mec avec un casque de moto vert tirant des lasers plutôt que de lire/vivre une belle histoire : passez votre chemin.

Petite mise en bouche, vous incarnez Kaïm Argonar, un « jeune » homme (du moins en apparence) souffrant du syndrome de « je suis blasé par la vie » (un peu comme Squall –> FFVIII). Et il y a de quoi, le bougre est immortel, cela fait plus de 1000 ans que Kaïm côtoie les hommes voyant ainsi les bons et mauvais côtés du genre humain. Cependant lorsqu’on en prend le contrôle, Kaïm est devenu amnésique, il n’a aucun souvenir et se contente d’obéir à son maitre : Gongora. Il sera accompagné par Seth, une pirate immortelle amnésique (apparemment on perd souvent la mémoire quand on est immortel ^^ enfin l’explication c’est qu’en fait… euh non je vais pas vous le dévoiler quand même). Et Jansen, simple mortel, coureur de jupon et accessoirement espion à la solde de Gongora.
Au fil de l’aventure Kaïm et sa troupe récupèrerons peu à peu leurs souvenirs, donnant place à des cut-scenes ne comprenant que des images fixes et du texte. Ces scènes sont les souvenirs de Kaïm, intitulé : un millénaire de rêves. En voici un modeste exemple, je trouve que c’est magnifiquement mis en scène, simple, efficace et surtout poétique.


Lost Odyssey – Hannah’s departure.

Les membres de la famille ont les larmes aux yeux lorsqu’ils accueillent Kaïm, de retour à l’auberge après son long voyage.

« Merci infiniment d’être venu. »

Il comprend immédiatement la situation.

L’heure du départ approche.

C’est trop tôt, bien trop tôt. Cependant, il le sait, ce jour devait finir par arriver, et dans un futur proche.

« Je risque de ne jamais te revoir », lui avait-elle dit avec un sourire triste lorsqu’il était parti en voyage, son visage souriant presque transparent tant il était blanc, si fragile, et par conséquent incroyablement beau, alors qu’elle était couchée dans son lit.

« Puis-je voir Hanna maintenant ? », demande-t-il.

L’aubergiste fait un tout petit signe de tête et répond : « Je ne pense pas qu’elle vous reconnaîtra cependant. »

Il avertit Kaïm qu’elle n’a pas ouvert les yeux depuis la nuit dernière. À en juger par les faibles mouvements de sa poitrine, on peut en conclure que sa vie ne tient plus qu’à un fil qui pourrait se rompre à tout moment.

« Quelle honte ! Je sais que vous avez mis un point d’honneur à venir ici pour elle… »

Une autre larme coule le long de la joue de la femme.

« Cela ne fait rien », dit Kaïm.

Il a assisté à d’innombrables décès, et son expérience lui a appris beaucoup de choses. Tout d’abord, la mort ôte le pouvoir de parler, puis la capacité de voir. Cependant, l’ouïe fonctionne jusqu’à la fin. Même si la personne a perdu connaissance, il arrive fréquemment que les voix de la famille lui arrachent un sourire ou des larmes.

Kaïm pose son bras autour de l’épaule de la femme et dit : « J’ai beaucoup d’histoires à lui raconter sur mes voyages. J’ai attendu ce moment avec impatience quand j’étais sur la route. »

Au lieu de sourire, la femme laisse couler une autre grosse larme et fait un signe de tête à Kaïm : « Et Hanna était si impatiente d’écouter vos histoires. »

Ses sanglots étouffèrent presque ses mots.

L’aubergiste dit : « J’aimerais vous proposer de vous reposer de vos voyages avant de la voir, mais… »

Kaïm interrompt ses excuses : « Bien sûr. Je vais la voir tout de suite. »

Il reste très peu de temps.

Hanna, la fille unique de l’aubergiste et de sa femme s’éteindra probablement avant le lever du soleil.

Kaïm pose son sac sur le sol et ouvre doucement la porte de la chambre de Hanna.

Depuis sa naissance, Hanna était frêle. N’ayant pas eu la possibilité de voyager, elle avait rarement quitté la ville ou même le quartier dans lequel elle était née et avait grandi.

Cette enfant ne vivra probablement pas jusqu’à l’âge adulte, avait dit le médecin à ses parents.

À cette petite fille aux traits extraordinairement beaux, dignes d’une poupée, les dieux avaient réservé un destin des plus tristes.

Le fait qu’elle soit née fille unique de propriétaires d’une petite auberge le long de la grande route était peut-être un petit acte de rédemption pour une telle injustice.

Hanna ne pouvait aller nulle part, mais les clients qui restaient dans l’auberge de ses parents lui racontaient des histoires sur les pays, les villes, les paysages et les gens qu’elle ne connaîtrait jamais.

Chaque fois que de nouveaux clients arrivaient à l’auberge, elle leur demandait : « D’où venez-vous ? », « Où allez-vous ? », « Pouvez-vous me raconter une histoire ? ».

Elle s’asseyait et écoutait leurs histoires, les yeux brillants, les poussant toujours à lui en raconter plus avec ses « Et alors ? Et ensuite ? ». Lorsqu’ils quittaient l’auberge, elle les suppliait : « S’il vous plaît, revenez me raconter des tas d’histoires sur des pays lointains ! »

Elle se tenait là, faisant des signes de la main, jusqu’à ce que la personne disparaisse au loin, en bas de la grande route. Elle poussait alors un soupir, et retournait dans son lit.

Hanna dort à poings fermés.

Il n’y a personne d’autre dans la chambre, signe probable qu’elle a depuis longtemps franchi le stade où les médecins ne pouvaient plus rien pour elle.

Assis sur la chaise à côté de son lit, Kaïm dit en souriant : « Bonjour Hanna, je suis revenu. »

Elle ne répond pas. Sa petite poitrine d’enfant se soulève et s’abaisse de manière à peine perceptible.

Il lui raconte : « J’ai vogué sur les mers cette fois. Sur l’océan, du côté où le soleil se lève. J’ai pris un bateau depuis un port très, très, très loin, de l’autre côté de la montagne que tu peux voir par cette fenêtre, et je me suis retrouvé en mer depuis le moment où la lune était pleine jusqu’à ce qu’elle rétrécisse de plus en plus, avant de redevenir de plus en plus grosse jusqu’à être pleine à nouveau. Il y avait l’océan à perte de vue, et rien d’autre. Rien que la mer et le ciel. Tu imagines Hanna ? Tu n’as jamais vu l’océan, mais je suis certain que les gens t’en ont parlé. C’est comme une énorme flaque incommensurable. »

Kaïm rit sous cape, et il a l’impression que la joue pâle de Hanna bouge légèrement. Elle peut l’entendre. Même si elle ne peut pas parler ou voir, son ouïe est toujours en vie.

Croyant et espérant que cette théorie est vraie, Kaïm poursuit le récit de ses voyages.

Il ne parle pas d’adieux.

Comme toujours avec Hanna, Kaïm sourit avec une douceur particulière qu’il n’avait jamais montrée à quiconque, et il continue de raconter ses histoires avec fougue, accompagnant parfois son récit de gestes exagérés.

Il lui parle de l’océan bleu.

Il évoque aussi le ciel bleu.

Il ne dit rien à propos de la violente bataille qui teinta l’océan de rouge.

Il ne lui raconte jamais ces choses-là.

Hanna était encore une petite fille lorsque Kaïm vint à l’auberge pour la première fois.

Lorsqu’avec son ton enfantin et son sourire innocent elle lui demanda d’où il venait et s’il pouvait lui raconter des histoires, Kaïm ressentit une douce chaleur l’envahir.

À cette époque, il revenait d’une bataille.

Plus précisément, il en avait terminé une et était en route pour la suivante.

Sa vie consistait à voyager d’un champ de bataille à un autre, et rien de tout ça n’a changé à ce jour.

Il a ôté la vie d’innombrables troupes ennemies, et assisté à la mort de nombreux compagnons sur le champ de bataille. De plus, la distinction entre les ennemis et ses compagnons ne tenait qu’à un minuscule coup du sort. Si le destin avait pris une tournure légèrement différente, ses ennemis auraient été ses compagnons, et ses compagnons ses ennemis. C’est le sort du mercenaire.

Épuisé spirituellement, il se sentait incroyablement seul. Étant immortel, Kaïm ne craignait pas la mort, qui était précisément la cause du visage distordu de chaque soldat effrayé, et la raison pour laquelle le visage de chaque homme qui mourait dans d’atroces souffrances était gravé à jamais dans son esprit.

D’ordinaire, il passait ses nuits sur les routes à boire. Abruti par l’alcool, ou faisant semblant de l’être, il essayait d’oublier l’inoubliable.

Cependant, lorsqu’il vit le sourire de Hanna qui le suppliait de lui raconter des histoires sur son long voyage, il se sentit bien plus apaisé qu’il ne l’aurait été grâce à l’alcool.

Il lui raconta beaucoup de choses…

À propos d’une jolie fleur qu’il avait découverte sur le champ de bataille.

À propos de la beauté ensorcelante de la brume qui envahit la forêt la veille de la bataille finale.

À propos du goût merveilleux de l’eau de source dans un ravin où ses hommes et lui s’étaient réfugiés après avoir perdu une bataille.

À propos d’un immense ciel bleu, sans fin qu’il avait vu après une bataille.

Il ne lui raconta jamais rien de triste, il se tut quant à la noirceur et la bêtise humaines dont il avait continuellement été témoin sur le champ de bataille. Il lui cacha son métier de mercenaire, ne lui donna jamais les raisons de ses voyages perpétuels, et parla uniquement de belles choses.

Il s’aperçoit maintenant qu’il n’a raconté à Hanna que des jolies choses pas tant par égard pour sa pureté, mais pour son propre salut.

Rester dans l’auberge où Hanna l’attendait devint l’un des petits plaisirs de la vie de Kaïm. En lui racontant les souvenirs qu’il rapportait de ses voyages, il ressentait un certain salut, aussi mince soit-il.

Cinq ans, dix ans, son amitié avec la fillette se poursuivit. Petit à petit, elle avançait vers l’âge adulte, ce qui signifiait que, comme l’avaient prédit les médecins, chaque jour la rapprochait un peu plus de la mort.

Et maintenant, Kaïm achève la dernière histoire de son voyage qu’il partegera avec elle.

Il ne la reverra plus et ne pourra plus lui raconter d’autres histoires.

Avant l’aube, tandis que la nuit est au plus sombre, le souffle de Hanna s’interrompt par de longues pauses.

Le fil très fragile auquel tient sa vie est sur le point de se rompre tandis que Kaïm et ses parents la veillent.

La petite lueur qui a réchauffé la poitrine de Kaïm va s’éteindre.

Ses voyages solitaires, ses longs, longs voyages sans fin, reprendront demain.

« Tu vas bientôt voyager toi aussi, Hanna », lui dit Kaïm avec douceur.

« Tu vas partir pour un monde que personne ne connaît, un monde qui n’a jamais fait partie des histoires que tu as entendues jusqu’à présent. Tu vas enfin pouvoir quitter ton lit et aller où tu veux. Tu seras libre. »

Il veut qu’elle sache que la mort n’est pas quelque chose de triste, mais quelque chose de joyeux mêlé à des larmes.

« C’est ton tour maintenant. N’aie pas peur et raconte à tout le monde les souvenirs de ton voyage. »

Ses parents feront le même voyage un jour. Et un jour, Hanna pourra rencontrer tous les clients qu’elle a connus à l’auberge, bien au-delà des cieux.

Moi, cependant, je ne pourrai jamais y aller.

Je ne pourrai jamais échapper à ce monde.

Je ne pourrai jamais te revoir.

« Ce n’est pas un au revoir, mais seulement le début de ton voyage. »

Il lui dit ces derniers mots.

« Nous nous reverrons. »

Voilà le dernier mensonge qu’il lui raconte.

Hanna part.

Son visage affiche un sourire tranquille comme si elle lui avait répondu :

« À bientôt. »

Ses yeux ne se rouvriront jamais. Une unique larme coule lentement le long de sa joue.

C’est une des choses qui m’ont le plus plu dans ce Lost Odyssey. Car finalement on se rend compte que c’est lorsqu’on est immortel que l’on est le plus victime de la mort. Voir tous ces êtres cher mourir sans rien pouvoir y faire, tout cela à rendu Kaïm « insensible » mais en retrouvant ses souvenirs, ses émotions lui reviennent et il ne sera pas rare de se voir pleurer de concert avec lui tout au long de l’aventure.

Au niveau du gameplay, rien à signaler, c’est du tour par tour tout ce qu’il y a de plus classique. La seule subtilité réside dans le fait qu’on doive maintenir la gâchette et la relâcher au bon moment pour faire un coup plus puissant. Le jeu est dur, si vous n’êtes pas préparé avec l’équipement adéquat (anti poison, paralysie etc…) au bon moment, c’est le GAME OVER assuré (et vous allez en avoir). J’allais oublié, vos immortels une fois KO pourront se relever au bout de quelques tours d’eux même ce qui n’est pas le cas des mortels. Cependant si tous vos joueurs sont KO : fin de partie.
Graphiquement le jeu s’en sort bien, ça casse pas des briques non plus, mais c’est ce qu’on attend d’un RPG next gen (des personnages bien modélisés, des paysages diversifiés etc…) surtout que finalement c’est un petit studio qui fait ce jeu (vous devriez en prendre de la graine Sq-E).

Bref je vais conclure car en parler finalement ça ne sert à rien, il faut le faire, le vivre. A acheter les yeux fermés car ce serait dommage (si vous avez la 360) de passer à côté de ce titre qui est à mon goût sous noté. Amoureux du RPG à l’ancienne, partez en quêtes de ces 4 DVDs entièrement en français et prenez votre pied avec ce merveilleux jeu !

L’info en plus : Au japon existe un recueil contenant l’ensemble des rêves de Kaïm, faudrait réveiller les éditeurs français pour qu’ils publient ce livre de poche >_< !

[Test] Enchanted arms, tu parles…

EA_jaquette.jpg Voilà à quoi j’en suis réduit pour trouver un RPG à tester pour vous sur notre malheureuse PS3. Cela va bientôt faire plus d’un an que ce titre est en train de moisir dans la ludothèque de notre chère console. Et finalement devinez quoi, il est pas si nul que ça, sisi je vous assure.
Bon comme ma mémoire n’était plus toute fraiche j’ai pris la peine de ressortir le blu-ray et de le réinsérer dans ma console histoire de me remettre dans le bain et pour vous dire la vérité j’ai été agréablement surpris.
Le jeu vous met dans la peau d’Atsuma un jeune écervelé qui cache en son bras un pouvoir mystérieux (transcendant comme scénar…) accompagné de ses amis Toya (le beau gosse, intelligent qui fait craquer toutes les filles) et Makoto le… euh la… enfin le messieurs/dame. Bref et faut dire le pauvre Atsuma n’est vraiment pas doué, car par mégarde il libère la Reine des glaces (du jamais vu non ?).

Commençons par descendre ce jeu, car même si j’ai été agréablement surpris, il est loin d’être exempt de défaut, c’est même plutôt le contraire. Et donc, graphiquement le jeux date et ça se sent (sorti courant 2006 sur 360 et aucun lifting de fait sur le portage PS3 qui n’arrivera qu’un an plus tard). C’est pas moche non plus, mais ça ressemble étrangement à du FFX un peu lissé. Certains décors sont pas trop mal fait, de même que les textures mais le character design (le style des persos, des monstres) est à chier (pour rester poli). De plus le rythme déjà lent du jeu se voit octroyé de temps de chargements que j’ai trouvé assez long (trop même). Si après ça vous êtes encore là alors Enchanted Arms a peut être de quoi vous séduire.
Car oui il y a quand même des bon points dans ce jeu, à commencer par son système de combat, un peu plus dynamique où il vous faudra en plus de gérer l’action du personnage, gérer ses déplacements sur un genre d’échiquier. De façon à ce que les unités plus faibles soient en retrait, les corps à corps plutôt en première ligne. C’est assez sympa car ça donne un côté tactique à ce RPG au tour par tour, avec pas mal de possibilité, dont des Over break (repompé sur l’overkill de FFX) et des combos. Un autre truc sympa est la gestion de la fatigue, en effet à la fin de chaque combat vous récupérez HP et PM (ça s’appelle pas comme ça dans le jeu) mais attention car vous avez des VP (vigor point?) qui eux baissent après chaque combat. Et si ces VP atteignent 0, vous vous retrouverez avec 1 HP et 1 MP -_- la joie dans un RPG quoi. Pour récupérer il suffira d’un point de sauvegarde, ou tout simplement de les écarter du combat un certain temps en les enlevant de votre équipe.
Le dernier point et non des moindres, on connait la tendance des japonais à adorer collectionner monstres, objets, cartes etc… Ici ce sont des golems, vous pourrez en fabriquer, les utiliser en combat comme dans SMT, Persona, Pokemon (ok je sors…^^) C’est le genre d’attention qui rallonge la durée de vie et dont je suis un inconditionnel.

Bref malgré une histoire qui inflige l’altération d’état sommeil au joueur ainsi que la copine ou la famille s’ils trainent dans le coin, un chara design à la ramasse et un jeu techniquement (complètement) dépassé, ce jeu dispose de quelques attraits qui vous feront passer quelques heures « divertissantes » en attendant les mastodontes du genre (je dis ça sans conviction, merci Square). Car oui faut pas l’oublier, c’est un jeu de From Software que je qualifierai de seconde zone, donc on peut lui pardonner certaines lacunes. Verdict : A essayer/emprunter voir si vous êtes trop en manque de RPG japonais, que vous avez fini Valkyria et tout ce qui vous restait de jeux PS2 achetez-le en occaz. .

L’info en plus : La version PS3 dispose de quelques mini-jeux utilisant la SIXAXIS et quelques golems en plus (chouette…)

Une découverte non fini ? Infinite Undiscovery.

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Depuis un moment déjà la Xbox 360 peut se vanter d’avoir les faveurs des développeurs japonais concernant les RPGs nippon (on ne parle pas ici de Oblivion/Fallout-like). D’ailleurs le géant américain a réussi à rallier à sa cause, de part son budget et son parc de console, la prestigieuse firme Square-Enix.
Alors que vaut cette nouvelle franchise tout droit sorti des équipes de Valkyrie Profile et Star Ocean, c’est ce que nous allons voir dans ces quelques paragraphes.

Commençons par le début, on met le DVD et oh surprise, une magnifique cinématique nous explose à la figure, c’est beau, c’est lisse, on sait pas pourquoi ça se bat mais on s’en fout. Mais bon on se dit c’est du S-E alors c’est normal une scène d’intro qui en jette.

Je suis Faith et vous êtes moi… ah non je me goure, on est simplement un jeune homme nommé Capell musicien vagabond à ses heures perdu. La particularité de celui-ci c’est qu’il ressemble trait pour trait au leader des rebelles souhaitant sauver le monde (rien que ça). Ainsi il se retrouve embarqué dans la quête principale : Détacher les chaines qui relient le monde à la lune. Je sais pas vous mais moi à ce moment là j’étais déjà un peu refroidi, mais bon fan de RPG j’ai déjà vu pire donc je poursuis.

Et là enfin un peu de joie, les combats, il ne s’agit donc pas d’un tour par tour, mais bien en temps réel. Un bouton pour slasher, un pour les technique etc… Ça ressemble un peu aux combos que l’on retrouve dans les Dynasty Warriors, on frappe plusieurs fois et on fini par le coup puissant pour sortir une technique. Contrairement au tour par tour (j’adore ce genre aussi hein) ça réveille, c’est dynamique, le pied quoi. Et si seulement ça pouvait être vrai. Le jeu vous propose une multitude de personnages qui vous accompagneront dans l’aventure et ceux-ci seront… non jouable…

Oui tout à fait ils vous suivront, lanceront des sorts et utiliseront des potions de leur propre chef. Bien entendu vous pourrez leur ordonner d’effectuer certaines actions spéciales, Aya peut tirer des flèches sur les barils pour les faire exploser ou Rico lui pourra dompter des monstres. C’est quand même un peu un système d’assisté, ils vous balancent des potions sous peine de penser à en racheter une tonne à chaque halte. A noter que par exemple il faudra 5 secondes à Aya pour se positionner devant vous avant de pouvoir viser et tirer, sachant que si elle se fait toucher on recommence le processus. Toujours concernant les combats, je n’ai pu le tester que sur ma console mais j’ai eu pas mal de baisse de framerate lorsqu’il y avait pas mal d’effet à l’écran.

Aya Infinite

Concernant la réalisation, elle est vraiment inégale. Certains décors sont magnifiques, et les personnages sont bien modélisés. Les vêtements bougent au gré du vent et dans l’ensemble c’est beau. Pourtant les animations faciales, certaines textures font PS2, on se retrouve parfois dans des lieux presque vide. Et la cerise sur le gâteau, certaines cinématiques sont parlées et d’autres non tel un film de Charlie Chaplin. Les lèvres sont en mouvement mais seul le texte s’affiche. Déjà à l’époque de la PS2 je trouvais ça limite mais là j’ai cru que mon jeu ou ma console déconnait, mais non c’est jusque que certaines scènes importantes en temps réel sont muettes.
Je reviens un peu sur le fait de comment aimer ce jeu, car malgré le fait qu’il me soit passé à côté si vous aimez le genre faux MMORPG (ces rpg multi-joueurs en ligne, où le but est de tuer du monstre à répétition pour avoir l’objet ultra rare) ce jeu est fait pour vous. Car oui il vous faudra farmer (tuer des monstres bêtement en chaine) pour pouvoir crafter (fabriquer) de bonnes armes ou simplement la délicieuse tarte de mamie qui rend beaucoup de HP. Et oui car s’il vous faut une aile de chauve-souris pour fabriquer votre nouvelle épée, il faut savoir qu’en tuant une chauve-souris on attrape que son oeil, ou ses poils, et que seulement après une vingtaine (avec de la chance) on arrive à choper une aile… magique me direz-vous.

Je pense que j’ai fait un peu le tour de la question, vous vous en seriez douté je n’ai pas du tout aimé voir accroché. Je ne l’ai pas poussé jusque la fin (honte à moi diront les protecteurs de ce jeu) mais un rpg qui me captive pas après 10/15 heures de jeu, ça passe à la trappe. De plus le jeu essaye parfois de faire un peu rire avec des situations propices aux quiproquos ou calembours de mauvais gout, prenez un carambar à la place il aura plus de chance de réussir. Au final avec de bonnes idées de départ, le système de combat, les connexions avec les persos secondaires IU aurait pu réussir si il avait été un peu plus fini et si je devais résumer en un mot ce serait : déçu.

Infinite Undiscovery Art

Donc : A jeter (si vous l’avez acheté comme moi), A ne pas acheter (si vous comptiez le faire).

L’info en plus : Ce que j’ai bien aimé c’est que Capell peut jouer de la flûte ce qui provoque divers bonus, voir dévoile des passages secrets. Mais j’aimerais que ceux qui me lisent, me disent ce qu’ils ont aimé dans IU car perso même en cherchant je trouve pas.

Test de Valkyria Chronicles

VC_jaquette

Pour commencer il fallait frapper fort et donc quoi de mieux qu’une exclue PS3? Si j’ai trouvé mieux ! Une BONNE exclue !
La PS3 manquait cruellement de titres avec la nippon-touch, mais je dois dire qu’avec Valkyria on est servi. Senjou no Valkyria pour les intimes prend place en pleine seconde guerre « mondiale » sur un continent fictif (pas tant que ça mais bon). Welkin un jeune homme passionné par la nature se retrouve par un enchainement d’évènements à la tête d’une escouade, l’équipe 7.

Ce qui choque au début une fois la galette insérée (à part l’installation facultative) c’est bien sûr le style graphique. Un cel shading de toute beauté, c’est un déluge de couleurs pastels. Bon c’est sûr qu’on vise pas le photo réalisme ici, mais mon dieu que c’est beau. Après ce style peut ne pas plaire mais dire que c’est moche est inconcevable.
Le scénario lui est assez classique votre pays natal (Gallia) est ravagé par l’Empire et vous vous engagez pour mettre un terme à la guerre. Classique mais efficace, sans oublier les références aux légendes nordiques, la correspondance avec la vraie seconde guerre mondiale (les tanks). Il est vrai que malgré le sujet soit la guerre, elle est traitée à la manière d’un anime, à la japonaise. C’est à dire que l’amitié, la confiance, l’amour sont les choses mis en avant plutôt que le côté sauvage, destructeur, gore (COD5 ^^). Le menu lui est très joli, vous avancez dans l’histoire comme dans un livre, vous sélectionnez les pages et les cases correspondant à des scènes cinématiques ou des combats.
Côté gameplay on a le droit à une petite révolution, une fusion entre un RPG/tactics et un shoot à la troisième personne. En effet le jeu se déroule en phase, et pendant votre phase vous aurez droit à un certain nombre de tours à jouer. Une fois le personnage sélectionné vous pourrez le déplacer en temps réel (dans la limite d’une jauge) et effectuer une action (tir, soin….). Néanmoins attention, car pendant le tour d’action si vous êtes à portée de tir, les ennemis n’hésiteront pas à vous descendre.
En dehors de Welkin qui sera (avec sa sœur) aux commande du tank (unité centrale de l’escouade) vous aurez accès à une quarantaine (j’ai pas le nombre exact) de personnages jouable. Eux même divisé en plusieurs classes :

  • Infanterie de reconnaissance : Armé d’un simple fusil, ils disposent de la plus grande capacité de mouvement.
  • Infanterie lourde : Ils se déplacent moins loin mais sont armé d’une mitraillette. Redoutable à moyenne et courte portée.
  • Lancier : Et oui des lances, mais non pas pour planter l’adversaire, ce sont en fait des bazooka. Indispensable si l’armée adverse dispose de nombreux tanks.
  • Sniper : Mon unité favorite, peu mobile, très fragile mais alors s’ils sont bien positionnés ils peuvent ravager l’infanterie ennemie et même détruire des tanks si vous touchez leur point faible.
  • Ingénieur : L’unité de soutien par excellence, incluant le rechargement des bazookas et fusils de sniper et surtout la réparation de votre tank (à rappeler que si celui explose c’est terminé).

Ensuite il y a quelques petites subtilité, chaque unité possede diverses affinité avec d’autres personnages ce qui donnera naissance à des attaques combinées ou un simple up de stats. L’amoureux de la nature adorera se retrouver dans l’herbe tandis que le campagnard détestera se battre sur une route en brique et le sniper lui préférera la jouer loup solitaire. C’est vraiment extrêmement bien foutu, par exemple dans l’historique de Catherine (une snipeuse) vous pourrez lire qu’elle a vu mourir un allié sans rien pouvoir faire car son chargeur était vide lors de la première guerre mondiale. Dans le jeu ça se matérialise qu’une fois son chargeur vide elle perd tout ses moyens. Une dernière chose, si un allié tombe au combat vous disposez de trois phases pour aller le chercher, passé ce délai ou si un ennemi le touche, le personnage est perdu pour toujours.

Pour conclure, Valkyria Chronicles est un excellent jeu, avec une durée de vie bien plus conséquente que la moyenne des jeux en ce moment (je dirais facilement, en incluant les missions bonus et les escarmouches, une quarantaine d’heure). Les personnages sont attachants et charismatiques, l’histoire bien qu’assez légère car centré sur les deux optimistes que sont les protagonistes sait être dur quand il le faut. A ceux qui attendaient un jeux à la sauce soja, je veux dire anime et qui n’ont pas peur de l’anglais (oui il n’a hélas pas été traduit) : A acheter les yeux fermés !!!

L’info en plus : Du DLC est déjà sorti au pays du soleil levant, incluant une campagne du côté des méchants, un mode super Hard. Un anime est également prévu. EDIT : J’avais oublié mais un détail qui a son importance, on retrouve dans le jeu Vyse et Aika, les protagonistes de Skies of Arcadia un très bon RPG sorti autrefois sur Dreamcast puis porté sur GameCube.

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